021517 Les Européens et l’Asie

  • Dates des cours : 3févr-10févr-17févr-10mars-17mars-24mars
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Catherine POMEYROLS


Catherine POMEYROLS

« Cipango » : l’imaginaire occidental des voyageurs désignait le fabuleux pays de Marco Polo aux toits d’or [le Japon] ; « barbares du sud » : l’imaginaire japonais sinisé désignait les Portugais débarquant à Kyushu.

Ce cours sera centré sur les relations, les représentations, mais aussi les phénomènes d’hybridation entre les cultures occidentales et asiatiques (principalement Japon et Chine), on s’intéressera aux représentations croisées de toute nature (relations entre pays, cartes, œuvres d’art, curiosité scientifiques…) entre les deux mondes.

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021519 Haussmann ou la révolution urbaine du XIXe siècle à Paris

  • Dates des cours : 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
  • Heure de début du cours : 16:00
  • Heure de fin du cours : 18:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Claire TOUPIN-GUYOT


Claire TOUPIN-GUYOT

Si l’effort urbaniste a toujours été présent dans la société européenne, les réflexions autour de l’amélioration des conditions de vie s’imposent surtout à l’ensemble des élites (politiques, intellectuelles et économiques) au XIXe siècle. La révolution industrielle, l’accroissement démographique ou encore la tertiarisation d’une partie de la société produisent un bouleversement qui fait éclater le tissu urbain souvent encore marqué par l’empreinte médiévale. Devant « le ventre malade », l’urbanisme esthétique se fait pratique. Un nécessaire aménagement s’impose autour de la notion de circulation des hommes, de l’air, de l’eau et des produits. Cette action réformatrice qui entend purifier la ville au nom de règles hygiénistes a ses acteurs, ses priorités et ses résultats inégaux. Dans l’histoire des villes le plus célèbre de ces moments reste sans doute l’œuvre édilitaire réalisée par Georges Haussmann. Ce préfet entre 1853 et 1869 met en place un  nouveau réseau de voies dans le vieux tissu des quartiers du centre de Paris, amorce des futurs beaux quartiers à l’ouest, annexe à la ville toute une partie de sa banlieue en 1860 tout en équipant  – eaux, égouts, éclairage – et en fournissant de nouveaux transports publics. Ces travaux aboutissent à un profond renouvellement de Paris.

Sans pouvoir brosser un tableau complet de la révolution urbaine au XIXe siècle, le cours permettra de saisir l’évolution du paysage parisien urbain en montrant le passage du pessimisme urbain à l’optimisme urbain, marqué par l’aménagement et l’intégration mais aussi par de nouvelles hiérarchies sociales. L’étude de cette période sera également l’occasion d’observer comment s’est mise en place la première politique publique urbaine et ses nécessaires révisions.

Claire Toupin-Guyot est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Rennes et chercheuse au laboratoire ARENES (UMR 6051).

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021525 Le régime de Vichy

  • Dates des cours : 30sept-7oct-14oct-4nov-18nov-25nov-2déc-9déc-16déc-6janv-13janv-20janv
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Catherine POMEYROLS


Catherine POMEYROLS

Le 11 juillet 1940, Pétain et ses partisans font un coup d’État et instaurent une dictature, mettant fin à la IIIe République, inaugurant pour la première fois l’alliance des droites et de l’extrême droite antirépublicaine.

Ce cours présentera les principaux aspects de la mise en place, de l’idéologie et des pratiques du régime de Vichy ainsi que la question de la mémoire de cette période (historiographie, débats historiques).

Deux parties :

  • la première traitera la mise en place dans la débâcle de mai-juin 1940, puis les choix (Armistice, Collaboration) et l’évolution du régime jusqu’en 1944
  • la seconde (thématique) les composantes de l’idéologie du régime, la politique de répression, la propagande du régime, l’encadrement de la société…

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021526 Shoah et nazisme : ce que l’histoire nous apprend encore

  • Dates des cours : 28sept-5oct-12oct-9nov-16nov-23nov-7déc-14déc-11janv-18janv-25janv-1févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Dominique COMELLI


Dominique COMELLI

La question semble connue et labourée. Et pourtant, l’approche des historiens a profondément changé depuis 20 ans, à la suite des travaux allemands, en particulier, s’appuyant sur de nouvelles archives. Ces progrès ne sont pas encore massivement diffusés dans les médias. Ce sera l’occasion de faire le point sur ce qui fait consensus, et sur les actuels champs de recherche, en particulier les travaux de microhistoire.

Les travaux actuels se penchent aussi sur ce en quoi le nazisme a contaminé encore maintenant nos sociétés, sans que l’on s’en rende forcément compte : les technocrates à l’œuvre dans les plans d’extermination ont pu continuer tranquillement leur carrière après-guerre.

Le cours présentera aussi les positions des historiens actuels sur la comparaison entre années 30 et les années actuelles. Quelles sont les différences, quelles sont les analogies ? Si l’histoire ne se répète jamais, elle bégaye parfois.

Il y aura donc plusieurs parties dans ce cours :

– l’histoire allemande. Si le nazisme et la Shoah n’ont rien à voir avec une « essentialité allemande », les chemins pour y arriver ont un rapport avec l’histoire allemande. Comment une société apparemment développée, cultivée, engagée, qui semblait pour beaucoup de révolutionnaires et de démocrates à la fin du XIXème siècle un des modèles de possibilité de changement sociaux profonds a-t-elle confié son destin à de médiocres démagogues ? Cette question est bien sûr une de celles que les recherches actuelles ont le plus travaillé, et aussi une des plus importantes pour comprendre notre actualité.

– les plans d’extermination, qui concernent bien sûr d’abord les Juifs, pour des raisons idéologiques fondamentales, qu’on analysera, mais qui s’inscrivent aussi dans des plans technocratiques d’extermination plus larges de remodelage des espaces européens : toute l’Europe orientale et la Russie sont devenues des « terres de sang ». Cela sera l’occasion d’aborder les travaux les plus récents, qui s’intéressent beaucoup à la microhistoire : comment, dans tel endroit, ça s’est passé, qui a participé, qui a laissé, qui a résisté, et comment ? Cela sera l’occasion de sortir des seules responsabilités allemandes et autrichiennes : d’autres européens y ont participé, et ce sera l’occasion de faire un petit point sur ce qu’on sait maintenant sur les politiques de collaboration en France en particulier.

– les conséquences sur notre après-guerre : le « plus jamais ça » a débouché sur des droits internationaux, des définitions juridiques, des réflexions plus générales sur ce qui peut faire basculer des sociétés dans les crimes de masse : là aussi des consensus se sont établis : à partir du moment où on commence à penser entre « nous « et « eux », on ouvre le chemin à l’horreur, même si on ne le parcourt pas forcément. Tous ces acquis du droit international sont actuellement fragilisés, bien les connaitre permettra de mieux réaliser à quel point ils sont importants. Mais l’après-guerre a débouché aussi sur ce qu’on appelle les politiques de mémoire, qu’on examinera et interrogera également. Cela a débouché aussi sur toute une réflexion morale : qui devient un bourreau et pourquoi ? qui résiste, et comment ? C’est une réflexion réactivée par l’actualité de ces dernières années qui a posé de manière parfois conflictuelle la question de l’engagement.

 

Dominique Comelli spécialiste de l’histoire romaine,  a consacré sa thèse au traitement de l’Antiquité dans la littérature jeunesse. Elle a enseigné l’Histoire au lycée expérimental de Saint-Nazaire et a écrit de nombreux articles sur l’enseignement et la littérature jeunesse. Elle est aussi l’auteur d’un essai : « Comment on enseigne l’histoire à nos enfants », publié chez Atalante en 2001. « Les esclaves de Rome », paru chez Milan Jeunesse est son premier roman.

 

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021528 L’Afrique dans la traite esclavagiste atlantique, XVIIe-XIXe siècle

  • Dates des cours : 17nov-1déc-15déc-5janv-19janv-2févr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Guy SAUPIN


Guy SAUPIN

L’essor du commerce atlantique en Afrique a transformé des villages de pêcheurs en villes commerciales, portes d’importation et d’exportation. Ce commerce est antérieur à la colonisation. Il repose sur un partenariat commercial, même si une inégalité s’introduit dans l’échange de marchandises contre des êtres humains. Il correspond à la rencontre de deux demandes, extérieure et africaine, qui en conséquence structurent les offres. De Saint-Louis du Sénégal jusqu’à l’Angola portugais, les modalités de rencontre entre les extérieurs et les Africains n’ont pas été les mêmes. Il n’existe pas de modèle unique. L’émergence des villes-havres est étudiée à travers les conditions économiques, sociales, culturelles, religieuses et politiques. Le point de vue adopté est celui des acteurs africains, à travers leur conception de l’organisation des modalités commerciales.

Plan du cours (6 séances de 2 heures) :

  • 1 – L’Afrique dans un commerce tricontinental
  • 2 – Hiérarchie des sites et géopolitique africaine
  • 3 – Conditions géographiques de l’interface terre-mer
  • 4 – Dynamiques sociales, culturelles et politiques d’une grande diversité d’acteurs africains
  • 5 – Les voix des victimes : perceptions des captifs
  • 6 – Du havre à la ville : variations de la forme urbaine

 

Guy Saupin est professeur émérite d’histoire, Nantes Université, chercheur au Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA), UR 1163 Nantes Université

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021529 Résistances africaines à la conquête coloniale : stratégies, acteurs et territoires (XIXᵉ–XXᵉ siècle)

  • Dates des cours : 2avr-9avr-16avr
  • Heure de début du cours : 10:15
  • Heure de fin du cours : 12:15
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Charlemagne SEGBEDJI


Charlemagne SEGBEDJI

Le cours montre, sans niveau spécifique requis, comment de nombreux peuples et dirigeants africains ont opposé des résistances variées — militaires, politiques, religieuses et quotidiennes — face à l’avancée coloniale européenne sur l’ensemble du continent.

 

Charlemagne SEGBEDJI est Docteur en Histoire de l’art et auteur d’un livre en Histoire.

 

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021530 Les dominations coloniales de 1830 à 1939

  • Dates des cours : 1oct-8oct-15oct-5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Pierre POISSON


Jean-Pierre POISSON

Affiche pour le jardin d’acclimatation  de Paris, 1890

La question de la colonisation revient régulièrement dans l’actualité. On l’a vu avec le débat sur les figures de l’histoire coloniale que certains voulaient faire disparaître du paysage. Les statues qu’il fallait déboulonner, les rues qu’il fallait débaptiser. On le voit encore avec les anciennes colonies qui réclament à leurs anciens colonisateurs les biens qui leur ont été subtilisés. Les questions mémorielles sur la colonisation restent brûlantes.

Vue de Saïgon en 1931

Ce cours entendra répondre à de multiples questions sur les dominations coloniales entre 1830 et 1939. Comment et pourquoi des pays d’Europe, mais aussi les États-Unis et le Japon, se sont approprié des territoires africains, américains et asiatiques ? Comment ces pays ont-ils exercé leur domination ? Et comment cette dernière a-t-elle durablement marqué les populations aussi bien dans les colonies que dans les métropoles ? Quelles furent les réactions des colonisés et des métropolitains à ces dominations coloniales ? Le cours insistera davantage sur l’empire colonial français mais évoquera aussi ce qui se passe dans les autres empires, dans une approche comparative. Ce cours qui intègre les recherches historiques récentes s’appuiera sur des cartes, des textes et des images d’époque. Des images de colonisés et de colonies ont été produites et diffusées en quantités considérables, elles seront analysées pendant le cours.

La mission civilisatrice sous le soleil équatorial du Congo, 1924.
Combat dans le Sud-Ouest africain allemand en 1904.
Séance de vaccination en Afrique Occidentale Française au début des années 1930.

Sources des images :  gallica.bnf.fr / Bibliothèque Nationale de France

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021620 Généalogie

  • Dates des cours : 6nov-13nov-20nov-27nov-4déc-11déc-18déc-8janv-29janv-5févr-12févr-19févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Marie-Hélène LERAY


Marie-Hélène LERAY
Apprendre à rechercher ses ancêtres et découvrir l’histoire de sa famille.

  • Définition de la généalogie, techniques et méthodes, matériel
  • Sources : État civil, registres paroissiaux, archives notariales, archives judiciaires, recrutement militaire, enregistrements, lieux de recherches
  • Sites de Généalogie et recherches en ligne
  • Visite d’un dépôt d’archives.

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021710 Égypte ancienne – Histoire générale

  • Dates des cours : 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Le cours relatif à l’Histoire Générale de l’Égypte Ancienne se déroule sur 3 ans. Le 1e cycle est intitulé Aux origines de l’Égypte pharaonique, le 2e cycle, Vers l’Âge d’or (de l’Ancien Empire à la fin du Moyen Empire) et le 3e cycle, Le crépuscule des rois dieux (des Origines du Nouvel Empire à la naissance de l’Égypte ptolémaïque). L’année 2025-2026, nous avions proposé le cycle 1 relatif aux origines, ce qui nous a permis d’explorer la période dite archaïque, durant laquelle nous avons étudié la gestation culturelle et politique de la civilisation pharaonique. Cette année 2026-2027 sera donc consacrée au cycle 2.

Cycle 2 – Vers l’âge d’or (2700-1700 av. J.C – Ancien et Moyen Empires)

Ce cycle de cours a pour objectif de comprendre comment l’Égypte dynastique est devenue tout à fait pharaonique, c’est-à-dire comment le roi, incarnation du divin, est devenu le dieu parfait, fils de Rê issu de ses reins et qui l’aime, qui caractérise cette période de l’Égypte ancienne, à savoir la théocratie solaire. Lors d’une première phase, les rois fondateurs de l’Ancien Empire en pensent et en instaurent tous les principes fondamentaux : légitimité de la royauté en exercice, légitimité de la succession, légitimité de la régence maternelle, ainsi que la Maât, soit l’ordre absolu de Rê, tant céleste, que terrestre et que chtonien. Pour autant, cette belle période de montée en puissance des rois égyptiens s’achève dans le drame. La fin de l’Ancien Empire est marquée par un affaiblissement politique qui va générer des crises économiques, sociales et morales. Le paroxysme s’exprime dans l’horreur d’une guerre civile dont les rois thébains sortiront vainqueurs, inaugurant une nouvelle période glorieuse, le Moyen Empire. Elle sera dominée par les longs et grands règnes des rois de la 12e dynastie. Ces rois civilisateurs profiteront des acquis structurels apportés par les fondateurs de l’Ancien Empire pour mener une politique d’expansion, en augmentant les capacités nourricières de la terre égyptienne tout en œuvrant pour l’afflux des richesses en matières premières. Ils organiseront l’administration territoriale en ouvrant les écoles de scribes au-delà du sérail courtisan, générant ainsi une classe moyenne désireuse de faire connaître sa valeur sociale, ce qui non seulement dynamisera l’artisanat, mais portera l’art de l’orfèvrerie à son plus haut niveau ; sans compter l’avènement d’un art nouveau, la littérature.

 

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

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021715 Égypte ancienne – Le pouvoir au féminin en Égypte Ancienne

  • Dates des cours : 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr-12févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Cette année 2026-2027, le cours thématique d’égyptologie sera consacré aux femmes de pouvoir en Égypte ancienne. Au cours de ces 6 séances, nous étudierons quelques-uns de ces cas, ce depuis les origines jusqu’à la fin de l’histoire pharaonique – quoi qu’il serait dommage de ne pas envisager le rôle très important qu’a joué Cléopâtre 7 à la fin de la période ptolémaïque. Nous constaterons alors que, dès les origines dynastiques de la royauté, la femme était déjà impliquée dans les règles de l’exercice du pouvoir.

Dans un premier temps, nous analyserons la portée du rôle des fondatrices de dynasties ainsi que celui des Grandes Épouses Royales. De fait, dès les origines, elles sont particulièrement honorées. Qui sont-elles ? Quels sont leurs titres ? De quoi sont-elles révélatrices ? De grandes reines nous permettront d’illustrer ce propos : notamment, le cas de Neithhotep de la 1e dynastie, de Nymâathep mère de Djoser inaugurant la théocratie solaire (3e dynastie). Mais nous constaterons que les Grandes Épouses Royales du Moyen Empire sont nettement moins connues. Pourquoi ? D’autant que leur notoriété se réaffirme au Nouvel Empire, avec notamment Ahmès Nefertary, Nefertiti, ou encore Nefertary, Grande Épouse Royale de Ramsès 2, bien plus connue que celle qui lui succèdera dans cette fonction, Isisnofret, qui pourtant était la mère du roi successeur ! Était-elle réellement moins aimée ?

Dans un deuxième temps, nous nous attacherons à commenter la légitimité de l’exercice du pouvoir royal de grandes reines de l’histoire pharaonique : certaines l’ont exercé au titre de régente (et là encore depuis les origines dynastiques), d’autres au titre de roi de Haute et de Basse Égypte. Si la plus connue est sans nul doute Hatshepsout Maâtkarê, curieusement, elle n’en n’est pas la plus emblématique puisqu’elle n’exerce pas ce pouvoir au titre de roi, mais à celui de « co-roi ». Il nous faudra donc en revanche commenter le cas très controversé de Nitocris de la fin de l’Ancien Empire, celui au contraire bien documenté de Neferousobek du Moyen Empire, et celui, plus obscur, de Tausert de la fin de la 19e dynastie (dynastie de Ramsès 2). Enfin, il faudra encore aborder le rôle très particulier des Divines Adoratrices d’Amon, dont le pouvoir à Thèbes est incontestable et qui ne font leur apparition qu’à la Troisième Période Intermédiaire (vers le 8e av. J.C).

Puis, nous achèverons notre étude par la présentation de femmes de pouvoir en dehors du cadre stricte de la royauté, en évoquant notamment le cas d’une femme vizir à l’Ancien Empire, ou encore du rôle des femmes de l’élite administrative.

Enfin, nous conclurons par une recherche sur le statut de la femme au sein de la société égyptienne, question qui est en fait au cœur de notre réflexion.

 

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

 

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