021301 Initiation au Moyen Âge

  • Dates des cours : 29sept-6oct-13oct-10nov-17nov-24nov-8déc-15déc-12janv-19janv-26janv-2févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Dominique COMELLI


Dominique COMELLI

Le Moyen-Âge est à la mode, chez les jeunes sous la vêture de l’heroic-fantasy, chez les plus anciens qui redécouvrent la cuisine médiévale, la culture religieuse et l’art médiéval.

Mais de quel Moyen-Age parlons-nous ? Si en France, le Moyen-Age est une question bien couverte grâce à de très grands historiens français, les recherches historiques continuent, sur la vie quotidienne, les relations sociales et économiques, les mentalités, l’art dessinant un paysage à la fois de plus en plus chatoyant et différent de notre culture. Redécouvrir (ou découvrir) le Moyen-Age tel que les travaux actuels le présentent est passionnant et parfois surprenant.

Le cours se fera en deux parties : une initiation aux mentalités, société, religion, économie, vie quotidienne, et la 2eme partie fera le point sur l’Histoire de France, de la Francie à Louis XI.

Dominique Comelli spécialiste de l’histoire romaine,  a consacré sa thèse au traitement de l’Antiquité dans la littérature jeunesse. Elle a enseigné l’Histoire au lycée expérimental de Saint-Nazaire et a écrit de nombreux articles sur l’enseignement et la littérature jeunesse. Elle est aussi l’auteur d’un essai : « Comment on enseigne l’histoire à nos enfants », publié chez Atalante en 2001. « Les esclaves de Rome », paru chez Milan Jeunesse est son premier roman.

 

021513 Du Tsar à Poutine, URSS et Russie

  • Dates des cours : 29sept-6oct-13oct-10nov-17nov-24nov-8déc-15déc-12janv-19janv-26janv-2févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Dominique COMELLI


Dominique COMELLI

L’actualité remet au premier plan la Russie de Poutine, en particulier depuis l’invasion de l’Ukraine. Mais l’histoire de la Russie depuis les premiers siècles est un champ labouré par les chercheurs, avec de constantes évolutions historiographiques.

Si une des questions les plus débattues entre chercheurs est la question de l’URSS (quelle est la nature socio-économique finalement de ce singulier État qu’était l’URSS ? Qu’est-ce que le stalinisme ? Y a-t-il rupture ou continuité entre Lénine et Staline ?), l’intérêt s’est penché ensuite sur la nature de l’État russe tsariste, avec les mêmes interrogations sur la nature réelle de cet État.

Si beaucoup de choses sont encore en débat, se dessine néanmoins une toute autre histoire de la Russie que celle admise depuis le 19eme siècle : non, la Russie n’est pas l’héritière de la Rous de Kiev, non la Russie n’est pas un espace européen attardé, mais un espace suivant une toute autre logique et histoire que l’histoire européenne…
L’histoire de la Russie et de l’URSS est donc un des champs historiographiques les plus renouvelés actuellement, et un des plus passionnants.
On ne peut bien sûr faire dans le détail l’histoire de la Russie et celle de l’Urss en 12 séances

Le cours s’attachera donc à présenter ce qu’on sait maintenant sur la spécificité de la Russie (et les questions qui se posent encore sur la nature de la Russie), en mettant en avant les spécificités qui expliquent la nature et le fonctionnement de l’Urss puis de la Russie actuelle, avant de présenter ce qu’on sait maintenant de l’expérience qu’a été l’existence de l’Urss, et ses conséquences sur le fonctionnement de la société, qu’elle suive, qu’elle se construise des poches de résistance, qu’elle se replie sur elle
Cette spécificité de la Russie, et ces débats sur l’expérience soviétique permettent de mieux comprendre la Russie actuelle, celle de Poutine, de mieux comprendre aussi cette société.

Ces clés de compréhension seront précieuses dans le monde actuel si bouleversé.

 

Dominique Comelli spécialiste de l’histoire romaine,  a consacré sa thèse au traitement de l’Antiquité dans la littérature jeunesse. Elle a enseigné l’Histoire au lycée expérimental de Saint-Nazaire et a écrit de nombreux articles sur l’enseignement et la littérature jeunesse. Elle est aussi l’auteur d’un essai : « Comment on enseigne l’histoire à nos enfants », publié chez Atalante en 2001. « Les esclaves de Rome », paru chez Milan Jeunesse est son premier roman.

 

021526 Shoah et Nazisme : ce que l’histoire nous apprend encore

  • Dates des cours : 28sept-5oct-12oct-9nov-16nov-23nov-7déc-14déc-11janv-18janv-25janv-1févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Dominique COMELLI


Dominique COMELLI

La question semble connue et labourée. Et pourtant, l’approche des historiens a profondément changé depuis 20 ans, à la suite des travaux allemands, en particulier, s’appuyant sur de nouvelles archives. Ces progrès ne sont pas encore massivement diffusés dans les médias. Ce sera l’occasion de faire le point sur ce qui fait consensus, et sur les actuels champs de recherche, en particulier les travaux de microhistoire.

Les travaux actuels se penchent aussi sur ce en quoi le nazisme a contaminé encore maintenant nos sociétés, sans que l’on s’en rende forcément compte : les technocrates à l’œuvre dans les plans d’extermination ont pu continuer tranquillement leur carrière après-guerre.

Le cours présentera aussi les positions des historiens actuels sur la comparaison entre années 30 et les années actuelles. Quelles sont les différences, quelles sont les analogies ? Si l’histoire ne se répète jamais, elle bégaye parfois.

Il y aura donc plusieurs parties dans ce cours :

– l’histoire allemande. Si le nazisme et la Shoah n’ont rien à voir avec une « essentialité allemande », les chemins pour y arriver ont un rapport avec l’histoire allemande. Comment une société apparemment développée, cultivée, engagée, qui semblait pour beaucoup de révolutionnaires et de démocrates à la fin du XIXème siècle un des modèles de possibilité de changement sociaux profonds a-t-elle confié son destin à de médiocres démagogues ? Cette question est bien sûr une de celles que les recherches actuelles ont le plus travaillé, et aussi une des plus importantes pour comprendre notre actualité.

– les plans d’extermination, qui concernent bien sûr d’abord les Juifs, pour des raisons idéologiques fondamentales, qu’on analysera, mais qui s’inscrivent aussi dans des plans technocratiques d’extermination plus larges de remodelage des espaces européens : toute l’Europe orientale et la Russie sont devenues des « terres de sang ». cela sera l’occasion d’aborder les travaux les plus récents, qui s’intéressent beaucoup à la microhistoire : comment, dans tel endroit, ça s’est passé. Qui a participé, qui a laissé, qui a résisté, et comment ? Cela sera l’occasion de sortir des seules responsabilités allemandes et autrichiennes : d’autres européens y ont participé, et ce sera l’occasion de faire un petit point sur ce qu’on sait maintenant sur les politiques de collaboration en France en particulier

– les conséquences sur notre après-guerre : le « plus jamais ça » a débouché sur des droits internationaux, des définitions juridiques, des réflexions plus générales sur ce qui peut faire basculer des sociétés dans les crimes de masse : là aussi des consensus se sont établis : à partir du moment où on commence à penser entre « nous « et « eux », on ouvre le chemin à l’horreur, même si on ne le parcoure pas forcément. Tous ces acquis du droit international sont actuellement fragilisés, bien les connaitre permettra de mieux réaliser à quel point ils sont importants. Mais l’après-guerre a débouché aussi sur ce qu’on appelle les politiques de mémoire, qu’on examinera et interrogera également. Cela a débouché aussi sur toute une réflexion morale : qui devient un bourreau et pourquoi ? qui résiste, et comment ? C’est une réflexion réactivée par l’actualité de ces dernières années qui a posé de manière parfois conflictuelle la question de l’engagement.

 

Dominique Comelli spécialiste de l’histoire romaine,  a consacré sa thèse au traitement de l’Antiquité dans la littérature jeunesse. Elle a enseigné l’Histoire au lycée expérimental de Saint-Nazaire et a écrit de nombreux articles sur l’enseignement et la littérature jeunesse. Elle est aussi l’auteur d’un essai : « Comment on enseigne l’histoire à nos enfants », publié chez Atalante en 2001. « Les esclaves de Rome », paru chez Milan Jeunesse est son premier roman.

 

021910 L’histoire de l’alimentation

  • Dates des cours : 28sept-5oct-12oct-9nov-16nov-23nov-7déc-14déc-11janv-18janv-25janv-1févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Dominique COMELLI


Dominique COMELLI

Histoire de l’alimentation ? Au premier abord, cela parait une question simple et réduite. Et pourtant, c’est un cours dont les étudiants qui l’ont suivi disent qu’ils ne pensaient pas que cela pouvait être si riche et passionnant. Car parler de l’alimentation, c’est parler d’énormément de choses. L’alimentation, c’est le besoin premier de l’être humain, et donc aussi celui auquel sont attachés le plus d’enjeux, pas seulement économiques et techniques.

Parler d’alimentation, c’est d’abord parler de nos besoins biologiques, et du fonctionnement de notre corps, sans entrer bien sûr plus loin : ce n’est pas un cours de biologie, ni de nutrition. Et donc forcément parler de nos ancêtres, qui nous ont légué un fonctionnement biologique de chasseurs-cueilleurs.

C’est parler de nos ressources alimentaires, et de la manière dont on les obtient, et donc de progrès agricoles, de modèles économiques, entre bio et agriculture productiviste, mais aussi de géopolitiques : la guerre et la puissance ont toujours été utilisées pour se procurer des ressources alimentaires, depuis la Préhistoire.

C’est parler de la mise en œuvre de ces ressources, et donc parler cuisine, organisation des repas, présentation des mets, et donc parler des plaisirs gustatifs.

C’est aussi présenter toute la symbolique culturelle, religieuse, autour de la nourriture.

Des enjeux donc communs à l’Humanité mais auxquels chaque société a répondu différemment.

Mais aussi des enjeux qui se posent de manière nouvelle maintenant, à une échelle élargie par la mondialisation de la production alimentaire mais aussi de la consommation , mais aussi par le rapport différent à l’acte de se nourrir dans nos sociétés contemporaines.

Le cours commencera donc d’abord par une histoire de l’alimentation et de ses enjeux, (et de ses cuisines) que ce soit dans la Préhistoire, à Rome, dans le monde juif et arabe, puis au Moyen Age occidental, à la cour de Louis XIV…, avant d’aborder le monde moderne, ses découvertes et la mondialisation, les enjeux actuels et ceux du futur, pour terminer par quelques cuisines étrangères.

 

Dominique Comelli spécialiste de l’histoire romaine,  a consacré sa thèse au traitement de l’Antiquité dans la littérature jeunesse. Elle a enseigné l’Histoire au lycée expérimental de Saint-Nazaire et a écrit de nombreux articles sur l’enseignement et la littérature jeunesse. Elle est aussi l’auteur d’un essai : « Comment on enseigne l’histoire à nos enfants », publié chez Atalante en 2001. « Les esclaves de Rome », paru chez Milan Jeunesse est son premier roman.