011005 Littérature française et Opéra italien

  • Dates des cours : 28janv-4févr-11févr-18févr-11mars-18mars
  • Heure de début du cours : 15:30
  • Heure de fin du cours : 17:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Walter ZIDARIC


Walter ZIDARIC

Le cours portera sur quelques œuvres d’auteurs français de la période XVIII-XIX (l’abbé Prévost, Victor Hugo, Henri Murger, Alexandre Dumas fils) qui ne sont (ou qui sont plus) connues aujourd’hui que grâce à leur adaptation pour la scène opératique italienne du XIX siècle. Tout particulièrement : La dame aux camélias (La Traviata), Le roi s’amuse (Rigoletto), Angélo tyran de Padoue (La Gioconda), L’histoire de Manon Lescaut (Manon Lescaut), Scène de vie de bohème (La Bohème), La Tosca (Tosca).

 

NB: Ce cours ne nécessite pas de niveau requis.

 

011015 Le peuple, au XIXe siècle, dans le regard d’un écrivain ou d’un artiste

  • Dates des cours : 2oct-9oct-16oct-6nov-13nov-20nov-27nov-4déc-11déc-18déc-8janv-15janv
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Daniel GUYON


Daniel GUYON

Victor Hugo, George Sand, Charles Dickens, Emile Zola et bien d’autres se sont penchés sur le sort des ouvriers, la misère et l’injustice … au XIXe siècle. Gustave Courbet, Edgar Degas, Jean-François Millet … ont apporté également des éclairages sur ce qu’était le quotidien des classes populaires à cette époque. Ces œuvres ont joué un rôle dans la prise de conscience des inégalités sociales. Mais présentent-elles une image exacte de la société du XIXe siècle ou bien les auteurs ont-ils mis l’accent sur les aspects les plus dramatiques ? La confrontation avec des enquêtes, menées entre autres par des historiens, pourrait permettre de répondre à cette question.
Le cours s’appuiera sur : des extraits de romans et de films, des peintures et des gravures, des récits et des témoignages, des enquêtes et des analyses historiques et sociologiques. Il comprendra trois parties : la première explorera la condition ouvrière dans son ensemble, et le sort des femmes et des enfants en particulier. La seconde s’intéressera au cadre de vie et à la ségrégation. La troisième abordera les révoltes ouvrières et les avancées sociales.

La séance sera interactive, c’est-à-dire que chacun des participants pourra apporter ses propres connaissances sur les œuvres, les écrivains, les artistes et la période.

Le cours ne nécessitera pas de connaissances particulières, mais seulement un intérêt pour la littérature et l’art.

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011016 La société du XXe et XXIe siècle dans le regard d’un écrivain ou d’un artiste

  • Dates des cours : 5févr-12févr-5mars-12mars-19mars-26mars-2avr-9avr-30avr-7mai-21mai-28mai
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Daniel GUYON


Daniel GUYON

Maurice Genevoix, Christine Arnothy, Albert Camus, Christiane Rochefort, Georges Perrec, Anna Gavalda, Serge Joncour et bien d’autres écrivains … ont été ou sont encore les observateurs attentifs d’une société qui a connu des bouleversements majeurs : l’expérience terrible de la guerre qui a marqué plusieurs générations, puis l’entrée dans une société pacifiée avec l’accès au confort et aux loisirs, et enfin la plongée dans un nouveau monde où des progrès techniques fulgurants changent nos modes de vie. Des artistes aussi ont été ou continuent d’être les témoins de leur époque : Pablo Picasso, Edward Hopper, Norman Rockwell, Fernand Léger, Bernard Buffet, Robert Doisneau, Adrien Belgrand, Millo, entre autres …

Les œuvres des uns et des autres sont des fenêtres sur notre environnement social. Elles nous font rêver ou réfléchir, nous permettent de nous immerger dans le vécu d’individus ordinaires ou dans des situations hors norme. Mais comment démêler la réalité de la fiction ?

L’examen de ces œuvres du XXe et XXIe siècle à la lumière de travaux d’historiens, de journalistes, de sociologues nous permettra de replacer ces créations littéraires et artistiques dans leur contexte.

Le cours s’appuiera sur des extraits de romans et de films, des peintures et des gravures, des photos, des chansons, des récits et des témoignages. Il s’intéressera surtout à la production littéraire et artistique française, mais ménagera quelques incursions chez des auteurs et artistes d’autres pays.

Les séances seront interactives, c’est-à-dire que chacun des participants pourra apporter ses propres connaissances sur les œuvres, les écrivains, les artistes et la période. Le cours ne nécessitera pas de connaissances particulières, mais seulement un intérêt pour la littérature, l’art et l’histoire sociale.

 

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011108 La Grande Bretagne aujourd’hui à travers le roman contemporain

  • Dates des cours : 8janv-22janv-5févr-5mars-19mars-2avr-30avr-7mai
  • Heure de début du cours : 13:30
  • Heure de fin du cours : 15:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Georges LETISSIER


Georges LETISSIER

Le roman contemporain britannique s’illustre par la persistance de la tradition réaliste, qui remonte aux XVIIIe et XIXe siècles, notamment avec Henry Fielding, Charles Dickens ou encore George Eliot. La fiction offre une voie d’accès privilégiée, comique, satirique, mais aussi grave parfois, aux questions politiques, sociales et aux enjeux idéologiques d’une nation composite, partagée entre atlantisme, européisme et pragmatisme insulaire. La dimension postcoloniale, ou décoloniale, est également majeure au sein d’une société en quête de repères, après avoir des siècles durant assuré un ascendant incontesté sur le reste du monde.
C’est donc à la radiographie d’une société traversée par des mouvements contradictoires que ce cours voudrait se livrer, partant de l’idée que l’esthétique romanesque permet d’appréhender par l’intermédiaire de l’humour, de l’ironie, de la satire (Jonathan Swift), des passions, des mémoires subjectives, mais aussi de l’implicite et des non-dits, ce que la presse ou l’historiographie ne saisissent que de manière analytique.
Pour ce cours, trois romans ont été retenus parce qu’ils illustrent des facettes différentes, mais complémentaires de la Grande Bretagne contemporaine. Publiés entre 2012 et 2022, les trois romans retenus permettent de se faire une idée de la scène littéraire britannique contemporaine :

« Chers voisins » (en anglais « Capital ») de John Lanchester, se penche, dans une veine dickensienne, sur les effets de la crise financière de 2008 sur les habitants d’une rue imaginaire du faubourg de Clapham au sud de Londres.

« Au rythme de notre colère » (en anglais « In Our Mad and Furious City ») de l’écrivain Guy Gunaratne (d’origine sri lankaise) s’inspire librement d’un fait divers tragique pour proposer une immersion dans un quartier du nord de Londres, ravagé par des tensions communautaires.

« Le royaume désuni » (en anglais « Bournville ») permet de suivre les heurs et malheurs d’une famille des Midlands de l’après-guerre jusqu’au Brexit et à la pandémie du coronavirus.
Ces œuvres, qu’il n’est pas indispensable d’avoir lues toutes dans leur intégralité pour suivre le cours, permettront de mieux connaître de l’intérieur un pays voisin, mais aussi d’étudier comment l’écriture permet d’amplifier le réel, d’en approcher les angles morts ou encore de mieux saisir l’articulation entre des subjectivités individuelles et la vie publique ; la petite histoire de tout un chacun corrélée à la Grande Histoire d’individus rassemblés pour faire nation.
Sur le plan esthétique, sera abordée la question des réalismes, toujours en lien avec l’état de la culture à un moment donné, et d’explorer la manière dont la fiction s’approprie le politique (là encore en contextualisant, notamment par des allusions à Middlemarch de George Eliot). Si aucune auteure ne figure dans ce choix, il sera fait régulièrement allusion aux femmes qui publient actuellement (Jeanette Winterson, Nadifa Mohamed, Ali Smith, Sarah Hall ou Melissa Harisson pour ne citer qu’elles).
Enfin, si le cours est en français, les citations seront proposées dans les deux langues et des notions ou concepts en langue anglaise seront introduits et commentés selon les besoins.

Textes étudiés :
Jonathan Coe, Le royaume désuni, folio Gallimard, 2024/Bournville, Penguin Random House, 2022.
Guy Gunaratne, Au rythme de notre colère, Grasset, 2020/In Our Mad and Furious City, Tinder Press, 2018.
John Lanchester, Chers voisins, Points, 2015/ Capital, Faber and Faber, 2012.

Aucun niveau de connaissance particulier exigé.

Georges Letissier, professeur émérite des Universités, Member of the Editorial Board of Neo-Victorian Studies, enseigne à Nantes Université.

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011170 Indochine, rêve d’Asie… une croisière au long cours

  • Dates des cours : 1oct-15oct-12nov-26nov-10déc-7janv-21janv-4févr-18févr-18mars-1avr-15avr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Henri COPIN


Henri COPIN

Au fil d’une croisière de 12 séances, découvrir le siècle de l’histoire commune de la France et des pays de l’ex-Indochine, dans le sillage des livres, films, sciences, arts, religions, cuisine … Ouvertures sur le Cambodge, le Laos, le Vietnam contemporains, et les évolutions de l’historiographie.
Richement illustré, ce cours se veut convivial, et fait une place aux échanges et aux interventions des participants.

La croisière combine deux approches : chronologique et thématique.
Histoire : La France et les nations d’Indochine, marquées par les guerres de l’opium, la conquête et la lutte pour l’indépendance à travers la guerre ; les sociétés en contexte colonial, avec leurs échanges, leurs interactions et leurs conflits.
Littérature, cinéma : voyageurs, romanciers, journalistes, réalisateurs, à la découverte de l’Autre.
Religions et pratiques religieuses d’Asie, une fascination d’altérité.
L’École Française d’Extrême-Orient, Angkor, naissance d’une science coloniale.
L’École des Beaux-Arts de Hanoï, échanges culturels, peinture et arts contemporains.
Indochine et francophonie : un rêve disparu ?
Littérature et auteurs contemporains du Vietnam et du Cambodge.
Que reste-t-il de l’Indochine dans la péninsule indochinoise d’aujourd’hui ?

Lecture possible : Ma sœur aux yeux d’Asie, de Michel Ragon – Métisse blanche, de Kim Lefèvre – Terre des oublis, de Dong Thu Huong – Em, de Kim Thuy, 80 mots du Viêtnam, d’Anna Moï 

Henri Copin, agrégé de Lettres Modernes, docteur ès-lettres (Littérature générale et comparée) est auteur de nombreux ouvrages. Il est membre de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.

012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : « les machines »

  • Dates des cours : 14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 18:00
  • Heure de fin du cours : 19:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Michel VIENNE


Vous trouverez le lieu de chacune des sessions de ce cours : 012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : "les machines" avec Mr Vienne
sur le site, à l'emplacement :

https://up.univ-nantes.fr/accueil/des-cours-pour-tous
sous la rubrique : "Les cours qui ont lieu en amphi".

  • 012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : « les machines » – Jean-Michel VIENNE
    • Jeudi – 18h00/19h30 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr
      • 8janv : Amphi C – Bias2, rue Bias, Nantes
      • 15janv : Amphi A – Bias2, rue Bias, Nantes
      • 22janv : Amphi 007 – Bias2, rue Bias, Nantes
      • 29janv : Amphi C – Bias2, rue Bias, Nantes
      • 5févr : à renseigner ultérieurement
N'hésitez pas à vérifier s'il n'y a pas eu de modification, avant vos déplacements. Les informations pour les cours de février seront renseignés en janvier.
 
Le cours « Introduction aux Rencontres de Sophie » aborde le thème des Rencontres 2026 : « les machines », qui se tiendront du vendredi 13 au dimanche 15 mars à l’École d’Architecture. Le cours se compose de cinq séances durant lesquelles les participants auront l’occasion de réagir à l’approche d’un philosophe, d’un historien, d’un spécialiste de l’IA, d’un économiste et d’un musicologue. L’objectif est de former un groupe de discussion offrant un suivi plus approfondi que ce qui peut être réalisé durant les Rencontres elles-mêmes. Jeudi 8 janvier 18.00 – 19.30 : Caroline Baudouin (Professeur agrégée au lycée de Cholet, chargée de cours au département de philosophie de Nantes Université) : Faut-il craindre les machines ? L’omniprésence des machines suscite dans bien des circonstances de la méfiance, voire de l’appréhension : elles menacent de détruire nos emplois, génèrent des catastrophes aux effets démesurés quand leur contrôle nous échappe et nous laissent complètement démunis lorsqu’elles tombent en panne. Pourtant, ces mêmes machines nous sont utiles au quotidien et semblent tout autant nous faciliter l’existence. Alors, faut-il craindre les machines ? Jeudi 15 janvier 18.00 – 19.30 : Jean-Louis Kerouanton (Nantes-Université, Centre François Viète : Épistémologie, Histoire des sciences et des techniques) :  De la machine ou du machinisme : engin, outil, système, matière, production du XVIIIe au XXIe siècle Utilisé dès le Moyen Age et sous l’Ancien Régime, « l’engin » est une des étymologies de l’ingénieur. Il gagnerait chez nous parfois de nos jours une connotation péjorative, ce qui n’est pas le cas du « engine » anglais.  La « machine » engage la pensée d’un objet technique, mécanique même, d’un assemblage plus ou moins complexe de pièces et de fonction. Dans les textes du XVIIIe siècle, un chevalement de mine est aussi souvent désigné comme un engin que comme une machine. Il s’agira de poser à travers plusieurs exemples concrets, les enjeux de compréhension de la complexité technique, dans sa constitution matérielle et dans son contexte de production. En interrogeant le complexe-machine, on interrogera naturellement ce qui serait le machinisme depuis ce qu’il est convenu d’appeler la Révolution industrielle. En commentant les critiques majeures et parfois radicales les plus contemporaines qui questionnent les conséquences des pratiques matérielles de ces bientôt trois derniers siècles, on posera aussi les enjeux de la mémoire technique de ces machines et de leur patrimonialisation éventuelle. Jeudi 22 janvier 18.00 – 19.30 : Xavier Aimé (CEO Cogsonomy, Chercheur associé IA – CNRS) : IA, ce nouvel « Autre » L’IA n’existe pas selon certains. Ce n’est qu’un outil pour d’autres. Et en même temps, on aime l’accuser de tous nos maux : ce n’est pas moi, c’est l’IA. A tel point qu’il devient le bouc émissaire idéal de nos travers, nous dédouanant de tout esprit critique vis-à-vis de nous-même en premier lieu. En même temps, dans d’autres contrées, l’IA est considérée comme le premier être vivant non biologique. Paradoxes en vue. Jeudi 29 janvier : Frantz Rowe (Nantes Université – IAE) : Le numérique : Sortir de l’enfermement, de notre fausse conscience Les géants du capitalisme numérique exploitent des pratiques de Big data reposant sur la datafication de nos comportements, l’accès permanent à ces données et sur leur traitement par apprentissage automatique. Nous nous enfermons avec des conséquences délétères (usages problématiques et addictifs des smartphones ; isolement social ; exploitation abusive de nos productions etc..) dans ces pratiques et les plateformes associées sans en être pleinement conscients. Nous proposons une théorie de la dynamique causale de cet enfermement représentée à la fois par des boucles de renforcement et synthétisée par trois propositions. L’idéologie de la technique conduit le développement d’une fausse conscience qui conditionne l’enfermement numérique et conduit à des marchandages faustiens. Tant la fausse conscience, que cet enfermement et les marchandages faustiens sont l’objet de boucles causales de renforcement délétères et inter-reliées constituant une explication plausible de la diminution des libertés des utilisateurs du numérique. L’enjeu du siècle est de réinventer une rationalité sociale de la technique Jeudi 5 février 18.00– 19.30 : Vincent Granata (Nantes Université, Centre Atlantique de Philosophie, Maître de conférences en Musique et musicologie) : Ce que les technologies contemporaines font à la musique Depuis l’après-guerre, les technologies d’enregistrement et de reproduction du son ont profondément modifié la nature même de la musique. L’œuvre ne réside plus seulement dans une partition à exécuter, mais dans un objet sonore (parfois intégralement) façonné par la technique. Dans ce contexte, que devient alors le statut ontologique des œuvres musicales ? Quelles sont leurs nouvelles modalités ? Ont-elles plus ou moins de valeur que des œuvres plus « traditionnelles » ? Et plus radicalement, peut-on vraiment encore les considérer comme étant de la musique ?
Jean-Michel VIENNE, coordinateur du cours

012123 Ce que nous sommes. La question de la nature de la personne

  • Dates des cours : 8janv-22janv-5févr-5mars-19mars-2avr
  • Heure de début du cours : 11:00
  • Heure de fin du cours : 13:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Bruno LANGLET


Bruno LANGLET

Savoir ce que nous sommes n’est pas chose aisée. Nous nous considérons à la fois comme des êtres ayant une certaine nature mentale, laquelle ferait de nous ce que nous sommes essentiellement, mais aussi comme des organismes biologiques (des animaux humains en ce sens), et surtout comme des personnes.

Or faut-il identifier la personne avec l’esprit ? Si oui, est-elle alors identique à une substance pensante, jointe à un corps duquel elle reste aussi fondamentalement distincte ?N’avons-nous pas en réalité affaire à des faisceaux de perceptions, des successions d’états mentaux se présentant en grappes, comme le soutenait Hume? Ou bien consiste-t-elle uniquement dans une conscience caractérisée par des traits rationnels, par la capacité de former des perspectives sur elle-même, ou encore par la capacité de se penser comme identique dans le temps ?

Ce sont quelques-unes des perspectives classiques qui, aujourd’hui, sont remises sur le travail.

Elles doivent répondre à des conceptions réductionnistes, comme celle de Derek Parfit, qui repense la notion de personne et de son identité à nouveaux frais, ou comme celles qui vont jusqu’à identifier ce que nous sommes avec notre cerveau (ou quelque partie de notre cerveau).

En outre, la cohabitation de la personne avec notre être biologique, lorsqu’il s’agit de déterminer ce que nous sommes essentiellement, n’est pas chose évidente. Pour E. Olson, nous serions essentiellement des animaux humains (des organismes dotés d’une continuité biologique) qui ont la propriété (non essentielle) d’être des personnes. Lynne Rudder Baker soutenait au contraire que nous sommes essentiellement des personnes caractérisées par des perspectives mentales spécifiques et qui sont constituées par des animaux humains – des animaux que nous ne sommes pas de façon essentielle, mais desquels émerge la personne.

Autant de positions que nous présenterons et discuterons, ainsi que celle mettant en avant la théorie de la personne conçue à partir de ses parties temporelles (ce qui appelle ici une forme de quadridimensionnalisme), celle affirmant qu’il n’y a que des personnes vides (c’est le nihilisme de la personne), ou encore celle faisant de la personne une entité d’abord caractérisée comme un type d’agent spécifique (être une personne, ce serait disposer de certains pouvoir causaux).

Des textes clés seront distribués, lus et discutés en cours.

 

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012235 Hannah Arendt : amitié et politique

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc
  • Heure de début du cours : 14:30
  • Heure de fin du cours : 16:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Vincent GRÉGOIRE


Vincent GRÉGOIRE

Revenant sur les mois qui suivirent la prise du pouvoir d’Hitler et qui précédèrent son exil, Hannah Arendt déclarait en 1964 : « Le problème n’était pas tant ce que faisaient nos ennemis que ce que faisaient nos amis ». En 1951, dans Les origines du totalitarisme, elle écrivait : « Les hommes solitaires ont toujours été en danger de tomber dans la désolation quand ils ne trouvent plus la grâce rédemptrice de l’amitié ». Ces deux assertions font bien ressortir que pour Arendt l’amitié est un lien qui ne relève pas de la seule sphère privée. Elle possède aussi une dimension politique dans la mesure où elle sauve la possibilité d’un monde commun alors même que la sphère publique est menacée ou détruite par les logiques tyranniques ou totalitaires ou encore par la médiocrité de l’époque. Ce cours propose dans un premier temps de resituer la notion arendtienne d’amitié dans la tradition de la philosophie politique (d’Aristote à Carl Schmitt), en relation avec les notions d’amour, de compassion, de fidélité, de fraternité, d’alliance. Il s’agira ensuite de bien faire ressortir que pour elle il ne s’agit pas seulement d’une notion mais bel et bien d’une expérience, réellement salutaire, qui accompagna sa propre vie politique et qu’elle vécut intensément aussi bien avec des vivants qu’avec des morts (Rahel Varnhagen, Rosa Luxemburg, Walter Benjamin, Gershom Scholem, Karl Jaspers…). Nous nous arrêterons sur quelques-unes de ces amitiés.

Vincent Grégoire est agrégé et docteur en philosophie, il est aussi directeur de publication de la revue « Sens-Dessous »

012310 Regards philosophiques sur l’intelligence artificielle

  • Dates des cours : 13nov-27nov-11déc
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Pierre AUBRET


Jean-Pierre AUBRET

Programme proposé pour trois rencontres consacrées à :
  • un désir d’intelligence artificielle à l’origine des cultures humaines.
  • IA : les crédulités contemporaines, entre réel et virtuel ; quels repères pour la vérité ?
  • le post humanisme comme philosophie de l’IA, de quoi s’agit-il ?

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014020 Initiation à l’anthropologie

  • Dates des cours : 8oct-5nov-19nov-3déc-17déc-14janv-28janv-11févr-11mars-25mars-8avr-13mai
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Philippe ALONZO


Philippe ALONZO

Appréhension de la diversité et du relativisme culturels.

En mettant nos pas dans ceux des anthropologues d’hier et d’aujourd’hui, par une présentation théorique et des exemples ethnographiques classiques et contemporains, ce cours d’initiation offre un aperçu des concepts, approches et pratiques en anthropologie sociale et culturelle.

Philippe Alonzo est docteur en sociologie, maître de conférences à Nantes Université et chercheur au Centre Nantais de Sociologie (le CENS).