021511 Histoire de l’Empire ottoman, 1774-1923

  • Dates des cours : 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr-16févr-9mars-16mars-23mars-30mars-6avr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Claire TOUPIN-GUYOT


Claire TOUPIN-GUYOT

Le 10 juin 2015, le Groupe « État Islamique » franchissait en bulldozer la frontière entre l’Irak et la Syrie et postait sur la cybersphère djihadiste la photo d’un mur de sable avec en légende : « Briser la frontière Sykes-Picot » (frontière imaginée en 1916 secrètement pour démanteler définitivement l’Empire ottoman).
Présenter l’histoire des deux derniers siècles de l’Empire ottoman, c’est non seulement comprendre pourquoi cet empire a péri, mais c’est aussi comprendre que depuis sa fin, en 1923, aucune réelle solution politique et territoriale n’a été mise en place. Ce cours est l’occasion de comprendre l’évolution des équilibres internes, de cerner les violences politiques contre les minorités chrétiennes ou juives mais aussi les violences occidentales sur un empire moribond ou encore d’analyser les processus de modernisation et de sécularisation pensés et mis en œuvre par les élites ottomanes.

Un phénomène de désagrégation : en 150 ans, l’Empire perd tous ses territoires.
Deux explications traditionnelles : la Question d’Orient et le principe des nationalités.
Une rencontre à trois : le Turc, l’Arabe et l’ « inévitable » Occidental.

Claire Toupin-Guyot est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Rennes et chercheuse au laboratoire ARENES (UMR 6051).

0215xx Haussmann ou la révolution urbaine du XIXe siècle à Paris

  • Dates des cours : 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
  • Heure de début du cours : 16:00
  • Heure de fin du cours : 18:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Claire TOUPIN-GUYOT


Claire TOUPIN-GUYOT

Si l’effort urbaniste a toujours été présent dans la société européenne, les réflexions autour de l’amélioration des conditions de vie s’imposent surtout à l’ensemble des élites (politiques, intellectuelles et économiques) au XIXe siècle. La révolution industrielle, l’accroissement démographique ou encore la tertiarisation d’une partie de la société produisent un bouleversement qui fait éclater le tissu urbain souvent encore marqué par l’empreinte médiévale. Devant « le ventre malade », l’urbanisme esthétique se fait pratique. Un nécessaire aménagement s’impose autour de la notion de circulation des hommes, de l’air, de l’eau et des produits. Cette action réformatrice qui entend purifier la ville au nom de règles hygiénistes a ses acteurs, ses priorités et ses résultats inégaux. Dans l’histoire des villes le plus célèbre de ces moments reste sans doute l’œuvre édilitaire réalisée par Georges Haussmann. Ce préfet entre 1853 et 1869 met en place un  nouveau réseau de voies dans le vieux tissu des quartiers du centre de Paris, amorce des futurs beaux quartiers à l’ouest, annexe à la ville toute une partie de sa banlieue en 1860 tout en équipant  – eaux, égouts, éclairage – et en fournissant de nouveaux transports publics. Ces travaux aboutissent à un profond renouvellement de Paris.

Sans pouvoir brosser un tableau complet de la révolution urbaine au XIXe siècle, le cours permettra de saisir l’évolution du paysage parisien urbain en montrant le passage du pessimisme urbain à l’optimisme urbain, marqué par l’aménagement et l’intégration mais aussi par de nouvelles hiérarchies sociales. L’étude de cette période sera également l’occasion d’observer comment s’est mise en place la première politique publique urbaine et ses nécessaires révisions.

Claire Toupin-Guyot est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Rennes et chercheuse au laboratoire ARENES (UMR 6051).