016701 Atelier hiéroglyphique : initiation à l’écriture de l’égyptien ancien

  • Dates des cours : 22févr-23févr-24févr
  • Jour du cours : Voir dates ci-dessus
  • Intervenant : Laurence RETOURNE
  • Horaires spécifiques : 10:30 à 12:30 et 14:30 à 16:30


Laurence RETOURNÉ

Cet atelier poursuit trois objectifs principaux.

Le premier, bien sûr, est de comprendre les mécanismes de l’écriture hiéroglyphique.
Comment un mot est-il construit ? Comment peut-on lire une image ?  Comment utiliser un dictionnaire hiéroglyphique ? …

Le deuxième est avant tout de se faire plaisir ! Il existe une méthode pour réussir à dessiner les signes, même les plus figuratifs. Il deviendra alors possible d’écrire les prénoms des uns et des autres. Mais se faire plaisir, c’est également comprendre une scène égyptienne et son contexte, que l’on se trouve devant une stèle au musée ou devant un décor de temple en Égypte. Et cela est rendu possible en apprenant par cœur quelques séquences hiéroglyphiques.

Enfin, le troisième est de fournir des moyens et des outils à ceux qui souhaiteraient poursuivre l’aventure, au-delà d’une simple initiation. L’atelier est intensif afin de s’immerger dans cet univers iconographique. Mais pour être bien préparé et mieux profiter, avant le début de l’atelier, vous recevrez un envoi internet de plusieurs ouvrages en format informatique : une aide à la calligraphie, des planches hiéroglyphiques, une grammaire, un dictionnaire, … ainsi qu’une bibliographie. Quant aux fournitures, rien de plus simple : un crayon gris HB, une gomme blanche, une règle plate, un feutre noir type stylo roller pointe fine 0,5, crayons bille, bleu rouge et vert, ainsi qu’un bloc A4 petits carreaux (les petits carreaux sont essentiels).

 

Déroulé de l’atelier :

Ainsi, le 1e jour aura pour but de se faire la main : les hiéroglyphes ne sont pas des œuvres d’art, même s’ils sont très beaux gravés sur les murs ! Ils répondent à une gestuelle de l’écriture que nous avons appris à l’école tout petit : faire des lignes, voilà le plus important. Nous commencerons ainsi à pouvoir écrire des noms propres en hiéroglyphes.

Le 2e jour sera consacré à la formation du mot hiéroglyphique : après une petite révision de la veille, nous rentrerons dans le vocabulaire proprement égyptien. Ce sera ainsi l’occasion d’apprendre à se servir des outils mis au service de la traduction : utilisation des listes de signes (les « sign lists ») ainsi que des dictionnaires.

Le 3e jour apportera la révélation ! Grâce au vocabulaire acquis, nous commencerons à entrer dans la traduction de formules conventionnelles, ce qui permettra à tout un chacun de reconnaître le contexte littéraire de textes hiéroglyphiques, vus soit in situ en Égypte, soit sur des supports présentés dans les musées (comme par exemple les nombreuses stèles funéraires)

Bienvenue dans le monde des scribes !

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

 

 

021710 Égypte ancienne – Histoire générale

  • Dates des cours : 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Le cours relatif à l’Histoire Générale de l’Égypte Ancienne se déroule sur 3 ans. Le 1e cycle est intitulé Aux origines de l’Égypte pharaonique, le 2e cycle, Vers l’Âge d’or (de l’Ancien Empire à la fin du Moyen Empire) et le 3e cycle, Le crépuscule des rois dieux (des Origines du Nouvel Empire à la naissance de l’Égypte ptolémaïque). L’année 2025-2026, nous avions proposé le cycle 1 relatif aux origines, ce qui nous a permis d’explorer la période dite archaïque, durant laquelle nous avons étudié la gestation culturelle et politique de la civilisation pharaonique. Cette année 2026-2027 sera donc consacrée au cycle 2.

Cycle 2 – Vers l’âge d’or (2700-1700 av. J.C – Ancien et Moyen Empires)

Ce cycle de cours a pour objectif de comprendre comment l’Égypte dynastique est devenue tout à fait pharaonique, c’est-à-dire comment le roi, incarnation du divin, est devenu le dieu parfait, fils de Rê issu de ses reins et qui l’aime, qui caractérise cette période de l’Égypte ancienne, à savoir la théocratie solaire. Lors d’une première phase, les rois fondateurs de l’Ancien Empire en pensent et en instaurent tous les principes fondamentaux : légitimité de la royauté en exercice, légitimité de la succession, légitimité de la régence maternelle, ainsi que la Maât, soit l’ordre absolu de Rê, tant céleste, que terrestre et que chtonien. Pour autant, cette belle période de montée en puissance des rois égyptiens s’achève dans le drame. La fin de l’Ancien Empire est marquée par un affaiblissement politique qui va générer des crises économiques, sociales et morales. Le paroxysme s’exprime dans l’horreur d’une guerre civile dont les rois thébains sortiront vainqueurs, inaugurant une nouvelle période glorieuse, le Moyen Empire. Elle sera dominée par les longs et grands règnes des rois de la 12e dynastie. Ces rois civilisateurs profiteront des acquis structurels apportés par les fondateurs de l’Ancien Empire pour mener une politique d’expansion, en augmentant les capacités nourricières de la terre égyptienne tout en œuvrant pour l’afflux des richesses en matières premières. Ils organiseront l’administration territoriale en ouvrant les écoles de scribes au-delà du sérail courtisan, générant ainsi une classe moyenne désireuse de faire connaître sa valeur sociale, ce qui non seulement dynamisera l’artisanat, mais portera l’art de l’orfèvrerie à son plus haut niveau ; sans compter l’avènement d’un art nouveau, la littérature.

 

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

021715 Égypte ancienne – Le pouvoir au féminin en Égypte Ancienne

  • Dates des cours : 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr-12févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Cette année 2026-2027, le cours thématique d’égyptologie sera consacré aux femmes de pouvoir en Égypte ancienne. Au cours de ces 6 séances, nous étudierons quelques-uns de ces cas, ce depuis les origines jusqu’à la fin de l’histoire pharaonique – quoi qu’il serait dommage de ne pas envisager le rôle très important qu’a joué Cléopâtre 7 à la fin de la période ptolémaïque. Nous constaterons alors que, dès les origines dynastiques de la royauté, la femme était déjà impliquée dans les règles de l’exercice du pouvoir.

Dans un premier temps, nous analyserons la portée du rôle des fondatrices de dynasties ainsi que celui des Grandes Épouses Royales. De fait, dès les origines, elles sont particulièrement honorées. Qui sont-elles ? Quels sont leurs titres ? De quoi sont-elles révélatrices ? De grandes reines nous permettront d’illustrer ce propos : notamment, le cas de Neithhotep de la 1e dynastie, de Nymâathep mère de Djoser inaugurant la théocratie solaire (3e dynastie). Mais nous constaterons que les Grandes Épouses Royales du Moyen Empire sont nettement moins connues. Pourquoi ? D’autant que leur notoriété se réaffirme au Nouvel Empire, avec notamment Ahmès Nefertary, Nefertiti, ou encore Nefertary, Grande Épouse Royale de Ramsès 2, bien plus connue que celle qui lui succèdera dans cette fonction, Isisnofret, qui pourtant était la mère du roi successeur ! Était-elle réellement moins aimée ?

Dans un deuxième temps, nous nous attacherons à commenter la légitimité de l’exercice du pouvoir royal de grandes reines de l’histoire pharaonique : certaines l’ont exercé au titre de régente (et là encore depuis les origines dynastiques), d’autres au titre de roi de Haute et de Basse Égypte. Si la plus connue est sans nul doute Hatshepsout Maâtkarê, curieusement, elle n’en n’est pas la plus emblématique puisqu’elle n’exerce pas ce pouvoir au titre de roi, mais à celui de « co-roi ». Il nous faudra donc en revanche commenter le cas très controversé de Nitocris de la fin de l’Ancien Empire, celui au contraire bien documenté de Neferousobek du Moyen Empire, et celui, plus obscur, de Tausert de la fin de la 19e dynastie (dynastie de Ramsès 2). Enfin, il faudra encore aborder le rôle très particulier des Divines Adoratrices d’Amon, dont le pouvoir à Thèbes est incontestable et qui ne font leur apparition qu’à la Troisième Période Intermédiaire (vers le 8e av. J.C).

Puis, nous achèverons notre étude par la présentation de femmes de pouvoir en dehors du cadre stricte de la royauté, en évoquant notamment le cas d’une femme vizir à l’Ancien Empire, ou encore du rôle des femmes de l’élite administrative.

Enfin, nous conclurons par une recherche sur le statut de la femme au sein de la société égyptienne, question qui est en fait au cœur de notre réflexion.

 

 

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

 

021720 Égypte ancienne – Iconographie thébaine, ce que disent les temples, ce que racontent les tombes

  • Dates des cours : 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr-12févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Le cycle de cours relatif à l’Iconographie thébaine nous permet d’aborder de nombreux aspects des croyances et concepts des Anciens Égyptiens connus au Nouvel Empire. De fait, cette période faste s’exprime intensément, et plus particulièrement à Thèbes (aujourd’hui Louxor), devenue une capitale théocratique : c’est là que l’on rend un culte aux rois « dieux parfaits » ainsi qu’à Amon-Rê « père des rois ».

Ce cours comporte bien sûr des aspects théoriques, mais il se veut surtout interactif : il s’agit pour les participants de s’approprier les scènes iconographiques en apprenant à en décrypter les codes et les symboles. Aussi, mais uniquement pour ceux qui le souhaitent, nous proposons quelques exercices. Ils seront corrigés en cours et destinés à éveiller le regard. Il s’agit d’engranger des connaissances visuelles, expression d’aspects fondamentaux de la civilisation égyptienne.

L’année dernière, ce cours a été consacré à l’étude des scènes funéraires royales, exprimant la vision égyptienne des mondes inférieurs et des obstacles à dépasser pour une renaissance solaire éternelle. Le sujet, fort intéressant mais également très complexe, est certes inépuisable. Pour autant, il est extrêmement pointu.

Cette année, je vous propose au contraire d’élargir notre étude à des scènes relevant de contextes différents. Nous observerons ensemble des représentations théocratiques, mettant en scène rois et divinités, gravées sur les murs des temples thébains, qu’il s’agisse de temples divins de la rive Est (les temples de Karnak d’Amon, de Mout, de Khonsou, …, et du temple de Louxor), ou des temples mémoriels royaux de la rive Ouest (temples de Medinet Habou, le Ramesseum, de Deir el-Bahari …). Mais nous aurons également l’occasion d’analyser des scènes funéraires, élaborées dans des tombes royales de la vallée des rois ou de la vallée des reines, autant que dans des tombes privées, celles destinées aux élites creusées dans la vallée des Nobles, ou celles des artisans de Deir el-Medineh. Il s’agira en effet d’apprendre à reconnaître les figures impliquées dans ces scènes par leurs attributs, et d’en comprendre la gestuelle souvent accompagnée d’éléments iconographiques connexes. Nous constaterons alors que cette iconographie thébaine présente une grande cohérence, permettant alors d’aborder la décoration d’autres sites tels que celles d’Abou Simbel au sud, ou encore des scènes funéraires memphites au nord.

L’objectif du cours de cette année est donc de proposer à tout un chacun une méthode d’observation de l’iconographie égyptienne, afin d’en comprendre la portée culturelle (qui fait quoi et pourquoi), mais également d’en apprécier toute la finesse et la profondeur par la connaissance des origines et de la portée des éléments iconographiques.

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

 

021730 L’Égypte du nord au sud, toute une histoire !

  • Dates des cours : 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

L’Égypte ancienne est d’autant plus fascinante que ses vestiges nous impressionnent encore. Qu’il s’agisse des monuments toujours en élévation, pyramides et temples, ou conservés dans les profondeurs de la terre, tombes royales ou privées, ou qu’il s’agisse des objets mis au jour par des siècles d’archéologie et présentés dans les musées, l’Égypte pharaonique nous parle encore. Grâce à ses nombreux textes de toutes les époques, soutenus par une iconographie signifiante, elle nous livre ses secrets. L’objectif de ce cycle de cours est de se familiariser avec l’histoire et la culture pharaonique afin de s’approprier le discours des guides de voyage et de profiter aux mieux des visites, sur place ou en musée.
Nous aurons donc l’occasion de visiter les pyramides et mastabas du secteur memphite, secteur initié aux origines des rois égyptiens « fils de Rê », les tombes à Saff de la Moyenne Égypte révélant la provincialisation de la société du Moyen Empire, de déambuler dans le joyau archéologique thébain, capitale politique des rois du Nouvel Empire, et de pousser l’exploration jusqu’aux portes de la Nubie, d’Assouan à Abou Simbel. Sans compter les temples ptolémaïques, vestiges de la pensée égyptienne à l’époque gréco-romaine. Un beau voyage …

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.