021826 Émergence des Nations, montée de l’Islam radical (1922-2026)

  • Dates des cours : 1oct-8oct-15oct-5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Alain MIOSSEC


Alain MIOSSEC

La disparition en 1922 de l’Empire Ottoman ouvre sur un 20° siècle plein de bruit et de fureur. Émergence des Nations, montée de l’Islam radical (1922-2026)

La fin de la guerre de 14-18 voit en Orient, la disparition de l’empire Ottoman (1922). Un Etat turc naît dans la turbulence, nationaliste et épurateur dans la continuité des politiques élaborées par le mouvement « jeune Turc. Cette naissance signe aussi les incertitudes dans le monde arabe : quel destin ? Une « unité » réclamée dans le contexte des mandats de la SDN mais avec quels découpages quand l’Islam, facteur possible d’unité est partagé, entre obédiences (Sunnites, Chiites… salafistes derrière l’Arabie Saoudite…). Les frères musulmans naissent et se développent de manière plus ou moins clandestine et leur influence est croissante. Longue histoire dans le siècle, histoire complexe et compliquée fortement marquée par l’implantation de populations juives en Palestine. Les massacres récents perpétués par la Hamas en sont le lointain écho. C’est cette histoire changeante qu’entend aborder ce cours car rien n’est réglé. L’Iran (la République islamique) qui a en partie perdu l’appui du Hezbolllah au Liban et des Houthis au Yemen occupe encore une place déterminante dans la géopolitique locale et internationale.

 

021910 L’histoire de l’alimentation

  • Dates des cours : 28sept-5oct-12oct-9nov-16nov-23nov-7déc-14déc-11janv-18janv-25janv-1févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Dominique COMELLI


Dominique COMELLI

Histoire de l’alimentation ? Au premier abord, cela parait une question simple et réduite. Et pourtant, c’est un cours dont les étudiants qui l’ont suivi disent qu’ils ne pensaient pas que cela pouvait être si riche et passionnant. Car parler de l’alimentation, c’est parler d’énormément de choses. L’alimentation, c’est le besoin premier de l’être humain, et donc aussi celui auquel sont attachés le plus d’enjeux, pas seulement économiques et techniques.

Parler d’alimentation, c’est d’abord parler de nos besoins biologiques, et du fonctionnement de notre corps, sans entrer bien sûr plus loin : ce n’est pas un cours de biologie, ni de nutrition. Et donc forcément parler de nos ancêtres, qui nous ont légué un fonctionnement biologique de chasseurs-cueilleurs.

C’est parler de nos ressources alimentaires, et de la manière dont on les obtient, et donc de progrès agricoles, de modèles économiques, entre bio et agriculture productiviste, mais aussi de géopolitiques : la guerre et la puissance ont toujours été utilisées pour se procurer des ressources alimentaires, depuis la Préhistoire.

C’est parler de la mise en œuvre de ces ressources, et donc parler cuisine, organisation des repas, présentation des mets, et donc parler des plaisirs gustatifs.

C’est aussi présenter toute la symbolique culturelle, religieuse, autour de la nourriture.

Des enjeux donc communs à l’Humanité mais auxquels chaque société a répondu différemment.

Mais aussi des enjeux qui se posent de manière nouvelle maintenant, à une échelle élargie par la mondialisation de la production alimentaire mais aussi de la consommation , mais aussi par le rapport différent à l’acte de se nourrir dans nos sociétés contemporaines.

Le cours commencera donc d’abord par une histoire de l’alimentation et de ses enjeux, (et de ses cuisines) que ce soit dans la Préhistoire, à Rome, dans le monde juif et arabe, puis au Moyen Age occidental, à la cour de Louis XIV…, avant d’aborder le monde moderne, ses découvertes et la mondialisation, les enjeux actuels et ceux du futur, pour terminer par quelques cuisines étrangères.

 

Dominique Comelli spécialiste de l’histoire romaine,  a consacré sa thèse au traitement de l’Antiquité dans la littérature jeunesse. Elle a enseigné l’Histoire au lycée expérimental de Saint-Nazaire et a écrit de nombreux articles sur l’enseignement et la littérature jeunesse. Elle est aussi l’auteur d’un essai : « Comment on enseigne l’histoire à nos enfants », publié chez Atalante en 2001. « Les esclaves de Rome », paru chez Milan Jeunesse est son premier roman.

 

021920 Les sept merveilles du monde, mythe et réalité de l’art antique

  • Dates des cours : 7oct-4nov-25nov-9déc-6janv-20janv-3févr-17févr-17mars-31mars-14avr-12mai
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Thierry PIEL


Thierry PIEL

La liste des sept merveilles du monde la plus communément admise – grandes pyramides, temple d’Artémis d’Éphèse, phare d’Alexandrie, jardins suspendus de Babylone, colosse de Rhodes, statue de Zeus à Olympie et mausolée d’Halicarnasse – n’est en fait qu’une liste parmi de nombreuses autres élaborées depuis l’Antiquité mais elle est à n’en pas douter la plus célèbre. Ces listes ressortent à un lieu commun, celui des spectacula pour les romains ou des théamata pour les Grecs, c’est-à-dire des réalisations exceptionnelles du genre humain qui suscitèrent l’étonnement chez les Anciens. Après avoir abordé les conditions historiques qui ont abouti à l’établissement de la liste des sept merveilles, nous envisagerons la genèse et l’histoire de ces réalisations hors normes ainsi que les avatars auxquels ces monuments et statues donnèrent lieu depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

 

021930 Au cœur des Balkans Histoire et Histoire des arts de la Macédoine d’Alexandre Le Grand aux guerres balkaniques IVe s. av. J.-C. – XXe s. ap. J.-C.

  • Dates des cours : 30sept-14oct-18nov-2déc-16déc-13janv-27janv-10févr-10mars-24mars-7avr-5mai
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Thierry PIEL


Thierry PIEL

Situé aux confins du monde grec antique, le royaume de Macédoine gouverné par la dynastie des Argéades se tint longtemps à l’écart des grandes évolutions diplomatiques et militaires de l’aire méditerranéenne pâtissant en outre de l’inamicale pression de ses voisins septentrionaux thraces et illyriens. L’accession au trône de Philippe II en 359 av. J.-C. constitue un tournant historique capital pour le royaume amplifié par l’épopée conquérante de son fils Alexandre le Grand. L’exhumation en 1977 par l’archéologue Manolis Andrinokos de la riche tombe dite de Philippe II à Vergina vint confirmer le bond en avant que connaît alors la culture matérielle de la Macédoine.

Aux temps hellénistiques la Macédoine sur laquelle veille la dynastie des Antigonides se taille une place importante dans les affaires du bassin égéen et ce jusqu’à ce que Rome s’impose à l’issue de la Troisième guerre de Macédoine en 168 av. J.-C. Devenue une province romaine, les villes de Macédoine se couvrent de monuments publics prestigieux ce dont témoignent encore les imposants vestiges de Philippes.

Avec la conversion chrétienne de l’Empire romain, églises et monastères apparaissent en nombre sur le sol macédonien tout au long de son histoire byzantine. Le grand port de Thessalonique, seconde ville de l’Empire constitue un foyer artistique byzantin exceptionnel jusqu’à ce que les Turcs s’en emparent en 1430. Plus au nord les migrations slaves s’étaient conclues par la fondation d’un État bulgare dont les souverains passés au christianisme encouragèrent la fondation de monastères qui conservent de très belles fresques. Le site enchanteur d’Orhid promu capitale politique et religieuse par le tsar bulgare Samuel en 969 conserve ainsi un exceptionnel patrimoine religieux qui lui a valu un classement au patrimoine mondial par l’UNESCO.

À l’issue des Guerres balkaniques de 1912-1913, après une occupation turque pluriséculaire, l’antique Macédoine sera partagée lors du traité de Bucarest entre Grecs, Serbes et Bulgares.

021940 Le conspirationnisme : des origines au 11 septembre 2001

  • Dates des cours : 25nov-9déc-6janv-20janv-3févr-17févr-17mars-1avr
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Lauric GUILLAUD


Lauric GUILLAUD

Le conspirationnisme fait aujourd’hui des ravages dans le monde entier. Cette vision du monde affirme que le cours de l’histoire est en réalité provoqué par l’action secrète d’un groupe d’hommes désireux de réaliser un projet de contrôle et de domination des populations. Les tenants du « complotisme » – le terme date de la fin des années 2010 – opposent un scénario fantasmatique dont le motif narratif est toujours le même : il faut démasquer les coupables et les accuser publiquement afin de contrecarrer leurs projets liberticides. En fait, ce phénomène n’est guère nouveau. Historiquement, nombre de rumeurs populaires ciblent des groupes minoritaires, tels les Juifs, accusés depuis le XIIe siècle, ou les Templiers au XIVe. Mais on assiste à un tournant au XVIIIe siècle quand le siècle des Lumières voit une explosion de la peur complotiste avec la Révolution. Au sein d’une « communauté émotionnelle » (B. Rosenwein) se développent la peur, le soupçon et la colère des masses qui feront le lit de la Terreur. Outre la France révolutionnaire, nous nous intéresserons à un pays, les USA, qui, depuis ses commencements, fait face à plusieurs vagues complotistes. Comme l’a montré Richard Hofstadter, l’Amérique est aux griffes d’un vaste complot, perçu comme la « force motrice de l’histoire », qui, dans l’ombre, travaille à sa destruction. La liste est longue, depuis l’affaire de Salem, le « complot » des Illuminés, celui des francs-maçons et des jésuites, celui des Rouges qui se seraient infiltrés dans les places-fortes de Washington, jusqu’à l’assassinat de John Kennedy le 22 novembre 1963. La crainte paranoïde du complot atteindra son paroxysme avec l’attaque terroriste du 11 septembre. L’Amérique serait-elle vouée à une « Culture de la conspiration » (Michael Barkun) ? C’est possible car on parle de « conspirocratie » aux XXe et XXIe siècles, quand les Américains découvrent que les complots sont bien réels : assassinats inexpliqués, Nixon et le Watergate, pseudo-armes de destruction massive sous Bush junior, etc. Peu à peu, on place la conspiration au centre du discours politique en recherchant des réponses à l’inexpliqué. Au bout du compte, il n’y a plus de systèmes clairs de catégorisation du réel. Les conspirations s’interpénètrent dans des nébuleuses hétérogènes où se mêlent culture populaire, science-fiction (ufologie), radicalisme politique, bricolage religieux, croyances substitutives, extrême-droite et racialisme. Pour des millions d’Américains, il va de soi que le gouvernement américain cache la vérité à la population. La science-fiction est devenue un révélateur de secrets d’Etat, et le « complotomane » est décidément voué à un décodage interminable dans le « domaine du savoir stigmatisé » (Barkun), c’est-à-dire le paranormal, les thèses du New Age, la pseudo-science ou toute sorte de révisionnisme historique. La puissante imagerie apocalyptique des attentats du 11 septembre 2001 va permettre aux millénaristes de développer leurs thèses eschatologiques. Dorénavant, les conspirateurs ne sont plus seulement les jésuites ou les maçons mais les autorités mêmes, gouvernants invisibles et autres maîtres cachés. Assisterions-nous aujourd’hui à une revanche du sacré (un « nouvel invisible ») ou à une « défaite des Lumières » (Taguieff) ? Vivons-nous « l’Age d’or de la théorie conspirationniste » (Uscinski) ? Qu’en sera-t-il demain ?

Parallèlement aux développements dans l’histoire ou l’actualité, il s’agira d’évoquer le fonctionnement de la pensée conspirationniste : maîtrise imaginaire de l’histoire, contrôle illusoire de la réalité, volontés cachées, vision policière des événements, décryptage à l’infini, hypercritique du savoir « officiel », résonances dans la fiction, rôle de la propagande, délégitimation de l’autorité, surméfiance générale, désenchantement du monde, demande de surnaturel, révolte contre le monde moderne, tentation nihiliste, etc.

Plan du cours :

1 – Les origines (Le XVIIIe siècle, la Révolution française).
2 – La paranoïa américaine (XVIIe-XVIIIe siècle, Salem, l’antimaçonnisme, les Illuminés).
3 – Les XIXe siècle (L’affaire Morgan, l’anticatholicisme).
4 – Les XXe et XXIe siècles (le maccarthisme, Kennedy, Nixon et le Watergate, le 11 septembre, l’ufologie).
5 – Conclusion.

Niveau de connaissance requis : culture générale

Bibliographie (non exhaustive)

Michael Barkun, A Culture of Conspiracy, Berkeley, University of California Press, 2013.

Laurent Bazin et Pierre-Henri Tavoillot, Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots, La Tour-d’Aigues, Éd. de l’Aube, coll. « Monde en cours », 2012.

Luc Boltanski, Énigmes et complots : Une enquête à propos d’enquêtes, Paris, Gallimard, 2012.

Gérald Bronner, La démocratie des crédules, Paris, Presses universitaires de France, 2013.

Véronique Campion-Vincent, La Société parano. Théories du complot, menaces et incertitudes, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 2007.

Christian Chelebourg, Antoine Faivre (dir.), SECRETS, COMPLOTS, CONSPIRATIONS, Actes du Colloque de Cerisy 2016, Le Visage vert, 2021.

Lauric Guillaud, La Terreur et le sacré, Paris, Michel Houdiard, 2021.

Lauric Guillaud et Philippe Marlin, Le Polar ésotérique, Paris, L’œil du Sphinx, 2016.

  1. R. Hofstadter, The Paranoid style in American politics and Other Essays, New York, Knopf, 1965 ; Le style paranoïaque: Théories du complot et droite radicale en Amérique, Réédition, Les Pérégrines, 2012.

Raphaël Josset, Complosphère, l’esprit conspirationniste à l’ère des réseaux, Paris, Lemieux éditeur, 2015.

Emmanuel Kreis (éd.), Les puissances de l’ombre : la théorie du complot dans les textes, Paris, CNRS Éditions, coll. « Biblis », 2012.

Lance deHaven-Smith, Conspiracy Theory in America, Austin, University of Texas, 2013.

Tim Melley, Empire of conspiracy, Ithaca & London, Cornell University Press, 2000.

Pierre-André Taguieff,  La foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et Une Nuits, 2005.

_________________, L’imaginaire du complot mondial, Paris, Payot, 2006..

  1. E. Uscinski & J. M. Parent, American Conspiracy Theories, OUP USA, 2014.

 

021950 Histoire et chansons françaises

  • Dates des cours : 30nov-14déc-11janv-8févr-8mars-5avr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Jean GUIFFAN


Jean GUIFFAN

La chanson française de 1967 à 1972

Bien que de plus en plus concurrencée par les importations anglo-américaines et quelque peu « chamboulée » par les événements de 1968, la chanson française reste toujours bien présente avec ses valeurs sûres comme Brassens, Aznavour, Bécaud, Gainsbourg, Ferrat… auxquels s’ajoutent de nouveaux venus comme Michel Fugain, Julien Clerc, Serge Lama et Michel Sardou.

Après une courte présentation des principaux événements chaque année étudiée, les participants sont appelés à interpréter les chansons dont le texte leur sera envoyé peu avant, l’historien les accompagnant alors au piano.

 

021960 Femmes au travail : s’affirmer par la lutte

  • Dates des cours : 29sept-6oct-13oct
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

L’objectif de ces cours est de faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. Aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

Le mouvement ouvrier face au travail féminin. En septembre 1894, lors du 6e congrès national des syndicats de France, Charles Rossignol conclut par ses mots son rapport sur le travail salarié et les femmes  : « Nous concluons en demandant que dans notre société actuelle, à travail égal, la femme touche salaire égal, en attendant que la prochaine Révolution sociale la rende au foyer domestique d’où elle n’aurait jamais dû sortir. » Tout est dit en une phrase…De la fin du 19e siècle à nos jours, ce cours retrace plus d’un siècle de combats pour imposer la légitimité du travail féminin, contre vents et marées, y compris syndicaux.
Chantelle 1981 : la colère des petites mains. Chantelle est une société textile créée en 1876 par un ingénieur parisien, Auguste Gamichon. Il produit tout d’abord des bas à varices, ceintures et tricots, avant de diversifier sa production grâce à son neveu, Paul-Maurice Kretz, qui rejoint l’entreprise à la fin du 19e siècle. En 1949, la famille Kretz lance la marque « Chantelle » et se fait remarquer par une communication publicitaire audacieuse qui lui apporte de la notoriété. Le développement de la marque pousse la direction à créer deux nouvelles usines dont une, en 1966, à Saint-Herblain, dont le personnel se révèlera assez vite, fort indocile.
Les OS du clavier se rebiffent : la grève des dactylocodeuses de l’INSEE (1980-1981). L’INSEE les avait recrutées au début des années 1970 car elles offraient toutes les garanties : elles étaient femmes, jeunes, dociles et destinées à le rester grâce à un management autoritaire et paternaliste. En 1980, les « petites mains » se révoltent et font entendre pour la première fois leurs voix de travailleuses et de femmes.

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021961 Ouvriers, paysans et pêcheurs : les chemins de l’unité

  • Dates des cours : 24nov-1déc-8déc
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

Faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. A noter : les cycles sont indépendants les uns des autres et aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

Les vignerons et les « rouges » (1891-1914). Dans un courrier de décembre 1891, le socialiste Charles Brunellière écrit à son ami Augustin Hamon, intellectuel anarchiste parisien, les mots suivants : « Les syndicats de vignerons ont été organisés par des délégués de l’Union syndicale de Nantes et par moi. (…) Le Progrès, journal opportuniste, prétend que c’est l’organisation d’une nouvelle jacquerie. C’est ce qui arrivera si les propriétaires veulent voler leurs colons et leurs fermiers. » Deux ans plus tard, le 8 octobre 1893, dans les colonnes du journal Le Temps, on peut lire ceci : « C’est la semence socialiste qu’il faut se hâter de détruire à l’heure même où elle est répandue sur le sol. Quand elle aura levé et que la moisson sera prête, il sera trop tard. »
Passay, 1907 : les pêcheurs se rebellent. La grève de 1907 est un moment fort de l’histoire de Passay, le village de pêcheurs du Lac de Grandlieu. D’abord parce que ce combat souligne la volonté du syndicalisme et du socialisme de sortir des centres ouvriers urbains pour combattre les restes de féodalisme présents dans un univers aussi réactionnaire que la Loire-Inférieure rurale. Ensuite parce qu’elle permet la création de deux coopératives, la première de pêche et la seconde de consommation, qui survivront des décennies. Elle est menée par un homme devenu depuis figure locale, Arsène Corbeau. Un Arsène Corbeau dont on sait au demeurant peu de choses…
Nantes, 19 février 1964 : ouvriers et paysans au coude à coude. Le 19 février 1964, 70000 travailleurs se rassemblent autour d’un slogan : « Pour que vive la Loire-Atlantique ». Emploi, développement industriel et critique de la politique sociale gaulliste sont au cœur de leurs interrogations. Or rien ne les prédestinait à marteler ensemble le pavé nantais. Retour sur vingt ans de relations entre syndicalisme ouvrier et paysan…

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021964 Luttes sociales, luttes des femmes, chansons 1914 – 1939

  • Dates des cours : 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Dominique LOISEAU


Dominique LOISEAU

La guerre remet en cause le syndicalisme révolutionnaire indépendant des partis. La révolution russe suscite espoirs et scissions politiques et syndicales, tandis que l’Église catholique tente de reconquérir le monde ouvrier.

Les années 1930, marquées par la crise économique et la montée des fascismes, se caractérisent par la faiblesse des grèves, les mouvements de chômeurs, puis les prémices du Front Populaire.

Du côté des féministes, le combat suffragiste peine, la question de la maternité accentue les clivages entre réformistes et radicales. Les plus actives militent aussi pour la paix, le communisme, le syndicalisme, même si les femmes accèdent rarement à des postes de direction.

En 36, on peut même parler d’un nouveau rendez-vous manqué entre grévistes femmes, syndicalisme et féminisme.

La chanson, quant à elle, par la radio, le disque, le cinéma, entre dans une nouvelle ère, portant autrement sur la place publique les émotions collectives et les aspirations populaires.

 

Ce cours fait suite à celui de l’an dernier, mais peut être suivi sans problème par de nouvelles personnes.

 

021970 Histoire des techniques et patrimoine industriel en Loire-Atlantique

  • Dates des cours : 9janv-16janv-23janv-30janv-6févr-13févr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Laure OREFICI


Laure OREFICI

A la croisée de plusieurs domaines de connaissances (histoire des techniques, patrimoine industriel et patrimoine culturel immatériel), ce cours traitera de l’évolution des techniques, des savoir-faire et leur transmission, et du développement artisanal et industriel au travers d’exemples locaux.

Le cours se répartit en six séances de deux heures.

  • Cours n°1 : Introduction à l’histoire des techniques et au patrimoine industriel
  • Cours n°2 : La fabrication du verre et les verreries forestières de Loire-Atlantique ; vers l’industrialisation (Couëron, Vertou)
  • Cours n°3 : La fabrication artisanale des matériaux de construction en terre cuite (Arthon) ; le développement des briqueteries industrielles de Loire-Atlantique (Couëron, Ancenis…)
  • Cours n°4 : La métallurgie du fer : les forges du Pays de Châteaubriant ; les forges de Basse-Indre et de Trignac
  • Cours n°5 : La métallurgie des métaux non-ferreux (Nantes, la fonderie de plomb de Couëron)
  • Cours n°6 : La production de sucre aux Antilles et le raffinage

Laure Orefici est une archiviste et historienne spécialisée dans le patrimoine culturel, industriel et immatériel. Elle mène des recherches sur l’histoire des techniques et le patrimoine industriel régional, notamment la fabrication du verre, la métallurgie, la production des terres cuites architecturales et l’aménagement de la Loire, en mettant l’accent sur l’évolution des savoir-faire et leur transmission. Elle occupe un poste de responsable du patrimoine culturel, où elle pilote des projets de restauration du patrimoine, conçoit des expositions et mène des actions de médiation culturelle. Elle partage aussi son expérience en matière de médiation participative et de valorisation de la mémoire ouvrière et du patrimoine industriel. Son travail se situe à l’intersection de la recherche historique, de la conservation du patrimoine et de l’engagement citoyen, contribuant ainsi à la transmission et à la valorisation du patrimoine.

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