021940 Le conspirationnisme : des origines au 11 septembre 2001

  • Dates des cours : 25nov-9déc-6janv-20janv-3févr-17févr-17mars-1avr
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Lauric GUILLAUD


Lauric GUILLAUD

Le conspirationnisme fait aujourd’hui des ravages dans le monde entier. Cette vision du monde affirme que le cours de l’histoire est en réalité provoqué par l’action secrète d’un groupe d’hommes désireux de réaliser un projet de contrôle et de domination des populations. Les tenants du « complotisme » – le terme date de la fin des années 2010 – opposent un scénario fantasmatique dont le motif narratif est toujours le même : il faut démasquer les coupables et les accuser publiquement afin de contrecarrer leurs projets liberticides. En fait, ce phénomène n’est guère nouveau. Historiquement, nombre de rumeurs populaires ciblent des groupes minoritaires, tels les Juifs, accusés depuis le XIIe siècle, ou les Templiers au XIVe. Mais on assiste à un tournant au XVIIIe siècle quand le siècle des Lumières voit une explosion de la peur complotiste avec la Révolution. Au sein d’une « communauté émotionnelle » (B. Rosenwein) se développent la peur, le soupçon et la colère des masses qui feront le lit de la Terreur.

Outre la France révolutionnaire, nous nous intéresserons à un pays, les USA, qui, depuis ses commencements, fait face à plusieurs vagues complotistes. Comme l’a montré Richard Hofstadter, l’Amérique est aux griffes d’un vaste complot, perçu comme la « force motrice de l’histoire », qui, dans l’ombre, travaille à sa destruction. La liste est longue, depuis l’affaire de Salem, le « complot » des Illuminés, celui des francs-maçons et des jésuites, celui des Rouges qui se seraient infiltrés dans les places-fortes de Washington, jusqu’à l’assassinat de John Kennedy le 22 novembre 1963. La crainte paranoïde du complot atteindra son paroxysme avec l’attaque terroriste du 11 septembre. L’Amérique serait-elle vouée à une « Culture de la conspiration » (Michael Barkun) ? C’est possible car on parle de « conspirocratie » aux XXe et XXIe siècles, quand les Américains découvrent que les complots sont bien réels : assassinats inexpliqués, Nixon et le Watergate, pseudo-armes de destruction massive sous Bush junior, etc. Peu à peu, on place la conspiration au centre du discours politique en recherchant des réponses à l’inexpliqué. Au bout du compte, il n’y a plus de systèmes clairs de catégorisation du réel. Les conspirations s’interpénètrent dans des nébuleuses hétérogènes où se mêlent culture populaire, science-fiction (ufologie), radicalisme politique, bricolage religieux, croyances substitutives, extrême-droite et racialisme.

Pour des millions d’Américains, il va de soi que le gouvernement américain cache la vérité à la population. La science-fiction est devenue un révélateur de secrets d’Etat, et le « complotomane » est décidément voué à un décodage interminable dans le « domaine du savoir stigmatisé » (Barkun), c’est-à-dire le paranormal, les thèses du New Age, la pseudo-science ou toute sorte de révisionnisme historique. La puissante imagerie apocalyptique des attentats du 11 septembre 2001 va permettre aux millénaristes de développer leurs thèses eschatologiques. Dorénavant, les conspirateurs ne sont plus seulement les jésuites ou les maçons mais les autorités mêmes, gouvernants invisibles et autres maîtres cachés. Assisterions-nous aujourd’hui à une revanche du sacré (un « nouvel invisible ») ou à une « défaite des Lumières » (Taguieff) ? Vivons-nous « l’Age d’or de la théorie conspirationniste » (Uscinski) ? Qu’en sera-t-il demain ?

Parallèlement aux développements dans l’histoire ou l’actualité, il s’agira d’évoquer le fonctionnement de la pensée conspirationniste : maîtrise imaginaire de l’histoire, contrôle illusoire de la réalité, volontés cachées, vision policière des événements, décryptage à l’infini, hypercritique du savoir « officiel », résonances dans la fiction, rôle de la propagande, délégitimation de l’autorité, surméfiance générale, désenchantement du monde, demande de surnaturel, révolte contre le monde moderne, tentation nihiliste, etc.

Plan du cours :

  • 1 – Les origines (Le XVIIIe siècle, la Révolution française).
  • 2 – La paranoïa américaine (XVIIe-XVIIIe siècle, Salem, l’antimaçonnisme, les Illuminés).
  • 3 – Les XIXe siècle (L’affaire Morgan, l’anticatholicisme).
  • 4 – Les XXe et XXIe siècles (le maccarthisme, Kennedy, Nixon et le Watergate, le 11 septembre, l’ufologie).
  • 5 – Conclusion.

Niveau de connaissance requis : culture générale

Bibliographie (non exhaustive)

  • Michael Barkun, A Culture of Conspiracy, Berkeley, University of California Press, 2013.
  • Laurent Bazin et Pierre-Henri TavoillotTous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots, La Tour-d’Aigues, Éd. de l’Aube, coll. « Monde en cours », 2012.
  • Luc BoltanskiÉnigmes et complots : Une enquête à propos d’enquêtes, Paris, Gallimard, 2012.
  • Gérald BronnerLa démocratie des crédules, Paris, Presses universitaires de France, 2013.
  • Véronique Campion-Vincent, La Société parano. Théories du complot, menaces et incertitudes, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 2007.
  • Christian Chelebourg, Antoine Faivre (dir.), SECRETS, COMPLOTS, CONSPIRATIONS, Actes du Colloque de Cerisy 2016, Le Visage vert, 2021.
  • Lauric Guillaud, La Terreur et le sacré, Paris, Michel Houdiard, 2021.
  • Lauric Guillaud et Philippe Marlin, Le Polar ésotérique, Paris, L’œil du Sphinx, 2016.
  • R. Hofstadter, The Paranoid style in American politics and Other Essays, New York, Knopf, 1965 ; Le style paranoïaque: Théories du complot et droite radicale en Amérique, Réédition, Les Pérégrines, 2012.
  • Raphaël Josset, Complosphère, l’esprit conspirationniste à l’ère des réseaux, Paris, Lemieux éditeur, 2015.
  • Emmanuel Kreis (éd.), Les puissances de l’ombre : la théorie du complot dans les textes, Paris, CNRS Éditions, coll. « Biblis », 2012.
  • Lance deHaven-Smith, Conspiracy Theory in America, Austin, University of Texas, 2013.
  • Tim Melley, Empire of conspiracy, Ithaca & London, Cornell University Press, 2000.
  • Pierre-André Taguieff,  La foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et Une Nuits, 2005, L’imaginaire du complot mondial, Paris, Payot, 2006.
  • E. Uscinski & J. M. Parent, American Conspiracy Theories, OUP USA, 2014.

 

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021950 Histoire et chansons françaises

  • Dates des cours : 30nov-14déc-11janv-8févr-8mars-5avr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Jean GUIFFAN


Jean GUIFFAN

La chanson française de 1972 à 1977

          Bien que de plus en plus concurrencée par les importations anglo-américaines, la chanson française résiste d’autant mieux qu’aux grandes vedettes du tout début des années 1970 s’ajoutent Maxime Le Forestier, Michel Delpech, Michel Polnareff, Alain Souchon  et un tout nouveau venu en 1977, Renaud.

Après une courte présentation des principaux événements chaque année étudiée, les participants sont appelés à interpréter les chansons dont le texte leur sera envoyé peu avant, l’historien les accompagnant alors au piano.

 

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021961 Ouvriers, paysans et pêcheurs : les chemins de l’unité

  • Dates des cours : 28sept-5oct-12oct
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

Faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. A noter : les cycles sont indépendants les uns des autres et aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

Les vignerons et les « rouges » (1891-1914). Dans un courrier de décembre 1891, le socialiste Charles Brunellière écrit à son ami Augustin Hamon, intellectuel anarchiste parisien, les mots suivants : « Les syndicats de vignerons ont été organisés par des délégués de l’Union syndicale de Nantes et par moi. (…) Le Progrès, journal opportuniste, prétend que c’est l’organisation d’une nouvelle jacquerie. C’est ce qui arrivera si les propriétaires veulent voler leurs colons et leurs fermiers. » Deux ans plus tard, le 8 octobre 1893, dans les colonnes du journal Le Temps, on peut lire ceci : « C’est la semence socialiste qu’il faut se hâter de détruire à l’heure même où elle est répandue sur le sol. Quand elle aura levé et que la moisson sera prête, il sera trop tard. »
Passay, 1907 : les pêcheurs se rebellent. La grève de 1907 est un moment fort de l’histoire de Passay, le village de pêcheurs du Lac de Grandlieu. D’abord parce que ce combat souligne la volonté du syndicalisme et du socialisme de sortir des centres ouvriers urbains pour combattre les restes de féodalisme présents dans un univers aussi réactionnaire que la Loire-Inférieure rurale. Ensuite parce qu’elle permet la création de deux coopératives, la première de pêche et la seconde de consommation, qui survivront des décennies. Elle est menée par un homme devenu depuis figure locale, Arsène Corbeau. Un Arsène Corbeau dont on sait au demeurant peu de choses…
Nantes, 19 février 1964 : ouvriers et paysans au coude à coude. Le 19 février 1964, 70000 travailleurs se rassemblent autour d’un slogan : « Pour que vive la Loire-Atlantique ». Emploi, développement industriel et critique de la politique sociale gaulliste sont au cœur de leurs interrogations. Or rien ne les prédestinait à marteler ensemble le pavé nantais. Retour sur vingt ans de relations entre syndicalisme ouvrier et paysan…

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021962 Obéir ou résister ? Quatre histoires de révolte au travail

  • Dates des cours : 23nov-30nov-7déc
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

La « Liberté libre » et les « trublions téléguidés » : ERAM face à la CFTC-CFDT (1962-1972). Chez ERAM, on ne supporte les syndicats que s’ils sont dociles, et gare aux travailleurs qui tenteraient de s’émanciper de la férule patronale ! Les syndicalistes chrétiens de la CFTC-CFDT l’apprennent à leurs dépens lors de deux conflits sociaux, en 1962 et 1972.

Les OS du clavier se rebiffent : la grève des dactylocodeuses de l’INSEE (1980-1981). L’INSEE les avait recrutées au début des années 1970 car elles offraient toutes les garanties : elles étaient femmes, jeunes, dociles et destinées à le rester grâce à un management autoritaire et masculin. A la fin des années 1970, les « petites mains » se révoltent et font entendre pour la première fois leurs voix de travailleuses et de femmes.

Echapper au progrès : des bris de machines aux grèves sauvages. Au début du 19e siècle, en Angleterre, des commandos détruisent des machines à tisser. En 1972, des ouvriers de la General Motors entrent en grève. Deux luttes et un ennemi commun  : le « Progrès » et ses conséquences sociales.

 

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021963 Moments forts de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique

  • Dates des cours : 25janv-1févr-8févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

L’objectif de ces cours est de faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. Aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

1833, les typographes nantais et la défense du métier. En mai 1833, soixante-quinze ouvriers typographes apposent leurs signatures au bas du contrat constitutif de l’Association philanthropique qu’ils viennent de créer et pour laquelle ils sollicitent la bienveillance des employeurs. Mais, faisant fi de la loi qui interdit les syndicats, cette association entend soutenir les ouvriers aux prises avec les imprimeurs nantais indélicats.
« Ils ont tué Rigollet ! » : 1955, une révolte ouvrière en basse-Loire. Le conflit de 1955 occupe une place à part dans l’histoire sociale de la Loire-Atlantique par sa durée et sa dureté. Durée : il s’écoule sur huit mois. Dureté : à Saint-Nazaire, on se bat autour des chantiers le 23 juin et on dresse des barricades le 1er août ; à Nantes, cette dureté s’illustre notamment par les moyens techniques utilisés par les manifestants (pavés, boulons, engins explosifs, sabotages). Même le vieux leader CGT Gaston Monmousseau fait revivre le temps d’un discours une ancienne pratique syndicaliste-révolutionnaire : le boycott.
Mai 1968, Nantes s’embrase. « La Commune de Nantes », tel est le titre du livre que Yannick Guin consacre au mouvement de mai-juin 1968 à Nantes. La référence au mouvement parisien de 1871 est hautement symbolique même si le « Mai nantais » fut exceptionnel, autrement dit singulier, fruit d’une histoire sociale dont les caractéristiques essentielles ne se retrouvèrent nulle part ailleurs.

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021964 Luttes sociales, luttes des femmes, chansons 1914 – 1939

  • Dates des cours : 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Dominique LOISEAU


Dominique LOISEAU

La guerre remet en cause le syndicalisme révolutionnaire indépendant des partis. La révolution russe suscite espoirs et scissions politiques et syndicales, tandis que l’Église catholique tente de reconquérir le monde ouvrier.

Les années 1930, marquées par la crise économique et la montée des fascismes, se caractérisent par la faiblesse des grèves, les mouvements de chômeurs, puis les prémices du Front Populaire.

Du côté des féministes, le combat suffragiste peine, la question de la maternité accentue les clivages entre réformistes et radicales. Les plus actives militent aussi pour la paix, le communisme, le syndicalisme, même si les femmes accèdent rarement à des postes de direction.

En 36, on peut même parler d’un nouveau rendez-vous manqué entre grévistes femmes, syndicalisme et féminisme.

La chanson, quant à elle, par la radio, le disque, le cinéma, entre dans une nouvelle ère, portant autrement sur la place publique les émotions collectives et les aspirations populaires.

 

Ce cours fait suite à celui de l’an dernier, mais peut être suivi sans problème par de nouvelles personnes.

 

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021970 Histoire des techniques et patrimoine industriel en Loire-Atlantique

  • Dates des cours : 13janv-20janv-27janv-3févr-10févr-17févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Laure OREFICI


Laure OREFICI

A la croisée de plusieurs domaines de connaissances (histoire des techniques, patrimoine industriel et patrimoine culturel immatériel), ce cours traitera de l’évolution des techniques, des savoir-faire et leur transmission, et du développement artisanal et industriel au travers d’exemples locaux.

Le cours se répartit en six séances de deux heures.

  • Cours n°1 : Introduction à l’histoire des techniques et au patrimoine industriel
  • Cours n°2 : La fabrication du verre et les verreries forestières de Loire-Atlantique ; vers l’industrialisation (Couëron, Vertou)
  • Cours n°3 : La fabrication artisanale des matériaux de construction en terre cuite (Arthon) ; le développement des briqueteries industrielles de Loire-Atlantique (Couëron, Ancenis…)
  • Cours n°4 : La métallurgie du fer : les forges du Pays de Châteaubriant ; les forges de Basse-Indre et de Trignac
  • Cours n°5 : La métallurgie des métaux non-ferreux (Nantes, la fonderie de plomb de Couëron)
  • Cours n°6 : La production de sucre aux Antilles et le raffinage

 

Laure Orefici est une archiviste et historienne spécialisée dans le patrimoine culturel, industriel et immatériel. Elle mène des recherches sur l’histoire des techniques et le patrimoine industriel régional, notamment la fabrication du verre, la métallurgie, la production des terres cuites architecturales et l’aménagement de la Loire, en mettant l’accent sur l’évolution des savoir-faire et leur transmission. Elle occupe un poste de responsable du patrimoine culturel, où elle pilote des projets de restauration du patrimoine, conçoit des expositions et mène des actions de médiation culturelle. Elle partage aussi son expérience en matière de médiation participative et de valorisation de la mémoire ouvrière et du patrimoine industriel. Son travail se situe à l’intersection de la recherche historique, de la conservation du patrimoine et de l’engagement citoyen, contribuant ainsi à la transmission et à la valorisation du patrimoine.

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021971 L’aménagement de l’estuaire de la Loire du XVIIIe au XXe siècle

  • Dates des cours : 2déc-9déc-16déc
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Laure OREFICI


Laure OREFICI

Ce cours présentera les aménagements de l’estuaire de la Loire (de Nantes à Saint-Nazaire) du XVIIIe au XXe siècle pour faire face aux difficultés de la navigation maritime jusqu’à Nantes. Cette histoire technique mettra aussi en évidence les répercussions sur les communautés d’habitants et les activités.

Le cours se répartit en trois séances de deux heures.

  • Cours n°1 : Naviguer (fonctionnement de l’aire portuaire de Nantes, difficultés de navigation en Loire)
  • Cours n°2 et 3 : Aménager (digues, chenal et théories d’aménagement),  contourner (canaux latéraux) ou combler

 

Laure Orefici est une archiviste et historienne spécialisée dans le patrimoine culturel, industriel et immatériel. Elle mène des recherches sur l’histoire des techniques et le patrimoine industriel régional, notamment la fabrication du verre, la métallurgie, la production des terres cuites architecturales et l’aménagement de la Loire, en mettant l’accent sur l’évolution des savoir-faire et leur transmission. Elle occupe un poste de responsable du patrimoine culturel, où elle pilote des projets de restauration du patrimoine, conçoit des expositions et mène des actions de médiation culturelle. Elle partage aussi son expérience en matière de médiation participative et de valorisation de la mémoire ouvrière et du patrimoine industriel. Son travail se situe à l’intersection de la recherche historique, de la conservation du patrimoine et de l’engagement citoyen, contribuant ainsi à la transmission et à la valorisation du patrimoine.

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021975 Une histoire populaire de Nantes jusqu’au XXe siècle

  • Dates des cours : 10mars-17mars-24mars
  • Heure de début du cours : 13:30
  • Heure de fin du cours : 15:30
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Gwenaël GUILLAUME


Gwenaël GUILLAUME

Présenter une histoire populaire de Nantes jusqu’au XXe siècle, ce n’est pas faire l’histoire de Nantes à travers les siècles (sa naissance, son expansion, ses institutions, ses phases de développement et de crises…), mais plutôt s’intéresser, dans cette histoire, à ce que nous appellerons le peuple ou plutôt les peuples. En effet, le peuple ne forme pas un ensemble cohérent, unanime dans ses aspirations ou ses engagements. Le peuple n’est pas un groupe homogène et il n’existe pas une « ligne » nette séparant le peuple des autres membres de la société. Ses contours sont flous et fluctuants selon les époques et les critères retenus ; mais à toutes les époques, il existe un peuple ou des peuples que l’on peut identifier : de Jean Le Barbier, maçon sur les fortifications de Nantes au XVe siècle, à Germaine Roncé, institutrice au moment du Front populaire, en passant par Jean Desmars, cheminot à la fin du XIXe siècle.
Présenter une histoire populaire de Nantes jusqu’au XXe siècle, c’est finalement, lorsque les sources le permettent, présenter sous un autre angle l’histoire de la ville et de ses habitants en cherchant à trouver, dans les traces du passé, les manifestations, parfois ténues, parfois manifestes, des actions ou des aspirations populaires.

Gwenaël Guillaume est un historien français connu pour ses travaux sur l’histoire de la Bretagne et de Nantes. Il a co-écrit plusieurs ouvrages, dont « Histoire populaire de la Bretagne » et « Histoire populaire de Nantes » avec Alain Croix, Thierry Guidet et Didier Guyvarc’h. Ses recherches et publications se concentrent sur des aspects sociaux et culturels de l’histoire bretonne et nantaise, mettant en lumière des perspectives souvent négligées dans l’historiographie traditionnelle.

 

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021981 Nantes fortifiée : histoire et archéologie de la ville, de l’Antiquité à nos jours

  • Dates des cours : 12mars-19mars-26mars
  • Heure de début du cours : 10:15
  • Heure de fin du cours : 12:15
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Camille DREILLARD


Camille DREILLARD

En s’appuyant sur les sources archéologiques, écrites et iconographiques, le cours permettra aux auditeurs de (re)découvrir l’histoire de la ville de Nantes et de ses différentes fortifications, depuis la construction de la première enceinte urbaine pendant l’Antiquité jusqu’à la mise au jour des vestiges lors de fouilles préventives récentes, en passant par les grands travaux défensifs de la fin du Moyen Âge.

 

Après un master d’Histoire et d’Archéologie obtenu en 2015, Camille Dreillard a travaillé plusieurs années au sein du service archéologie de Nantes Métropole. Depuis fin 2024, il est doctorant contractuel à Nantes Université et réalise une thèse sur les fortifications médiévales de la ville de Nantes.

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