012235 Hannah Arendt : amitié et politique (thèmes et contenus actualisés)

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc
  • Heure de début du cours : 14:30
  • Heure de fin du cours : 16:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Vincent GRÉGOIRE


Vincent GRÉGOIRE

Ce cours aborde des thèmes variés et actuels liés à Hannah Arendt, avec un contenu entièrement repensé pour cette année. Les séances proposeront de nouvelles perspectives et approches, garantissant une expérience d’apprentissage enrichissante tant pour les nouveaux étudiants que pour ceux ayant déjà suivi le cours l’année précédente. Aucune connaissance préalable de l’année dernière n’est requise.

Revenant sur les mois qui suivirent la prise du pouvoir d’Hitler et qui précédèrent son exil, Hannah Arendt déclarait en 1964 : « Le problème n’était pas tant ce que faisaient nos ennemis que ce que faisaient nos amis ». En 1951, dans Les origines du totalitarisme, elle écrivait : « Les hommes solitaires ont toujours été en danger de tomber dans la désolation quand ils ne trouvent plus la grâce rédemptrice de l’amitié ». Ces deux assertions font bien ressortir que pour Arendt l’amitié est un lien qui ne relève pas de la seule sphère privée. Elle possède aussi une dimension politique dans la mesure où elle sauve la possibilité d’un monde commun alors même que la sphère publique est menacée ou détruite par les logiques tyranniques ou totalitaires ou encore par la médiocrité de l’époque. Ce cours propose dans un premier temps de resituer la notion arendtienne d’amitié dans la tradition de la philosophie politique (d’Aristote à Carl Schmitt), en relation avec les notions d’amour, de compassion, de fidélité, de fraternité, d’alliance. Il s’agira ensuite de bien faire ressortir que pour elle il ne s’agit pas seulement d’une notion mais bel et bien d’une expérience, réellement salutaire, qui accompagna sa propre vie politique et qu’elle vécut intensément aussi bien avec des vivants qu’avec des morts (Rahel Varnhagen, Rosa Luxemburg, Walter Benjamin, Gershom Scholem, Karl Jaspers…). Nous nous arrêterons sur quelques-unes de ces amitiés.

Vincent Grégoire est agrégé et docteur en philosophie, il est aussi directeur de publication de la revue « Sens-Dessous »

012240 Walter Benjamin penseur de la catastrophe: résister au présent

  • Dates des cours : 11mars-18mars-25mars-1avr-8avr-15avr
  • Heure de début du cours : 14:30
  • Heure de fin du cours : 16:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Vincent GRÉGOIRE


Vincent GRÉGOIRE

Dans une lettre d’avril 1931 à son ami Gershom Scholem, Walter Benjamin (1892-1940) se décrivait comme « un naufragé qui dérive sur une épave, en grimpant à l’extrémité du mât qui est déjà fendu. Mais il a une chance de donner de là-haut un signal de détresse. » D’une certaine manière toute son œuvre peut être lue comme un grand signal de détresse lancé pendant que l’Europe sombre entre les deux guerres mondiales. Le naufragé lui même, Juif Allemand exilé en France, met fin à ses jours le 26 septembre 1940 stoppé dans sa fuite à la frontière espagnole. Il nous reste à recueillir le signal résonnant dans son œuvre inachevée. Ce cours propose d’esquisser ce travail en explorant les axes importants de sa pensée (la théologie, l’esthétique, la politique) à travers les étapes de sa vie, marquée par une forme de précarité perpétuelle mais aussi par ses amitiés intenses et conflictuelles avec des figures aussi fortes et diverses que Gershom Scholem (grand spécialiste de la pensée juive, installé en Palestine et souhaitant y faire venir son ami), Bertolt Brecht (le célèbre dramaturge rallié au communisme) ou encore Theodore Adorno (pilier de l’Ecole de Francfort).
Résister au présent signifie répondre dès à présent à l’urgence de l’époque (et chaque époque recèle une urgence), mais signifie aussi ne pas se laisser séduire par l’illusion d’un présent compris comme étape d’un progrès. Nous verrons comment la philosophie de l’histoire de Benjamin est radicalement opposée l’idée de progrès (qu’elle soit portée par le communisme, le sionisme, ou la démocratie libérale) et que c’est justement pour cela qu’elle permet de repenser l’utopie.

Vincent Grégoire est agrégé et docteur en philosophie, il est aussi directeur de publication de la revue « Sens-Dessous »

012xxx Éros philosophe

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv-21janv-28janv-4févr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Gerhardt STENGER


Gerhardt STENGER

Il est notoire qu’à côté de la littérature classique du Grand Siècle, des tendances épicuriennes se sont manifestées en France au cours du XVIIe siècle, à tel point que ce n’est pas sans cause que le mot « libertinage » a désigné alors et les mœurs relâchées et la hardiesse philosophique. Héritière de cette tradition libertine, la littérature du XVIIIe siècle explore volontiers les enjeux posés par les rapports amoureux et la sexualité : une forte mesure d’érotisme, se manifestant dans un champ assez restreint, a agi de façon créatrice à l’intérieur du mouvement des Lumières. Le triomphe de la philosophie sensualiste et le progrès des sciences naturelles battent en brèche la spiritualité de l’âme dont un des rôles les plus importants avait été d’appuyer la morale traditionnelle d’inspiration chrétienne qui condamne comme péché le désir sexuel. La « matérialisation » de l’âme a donc, par un procédé inverse, libéré la part de sexualité que sa « spiritualisation » avait longtemps réprimée.
Thérèse philosophe, d’attribution incertaine, raconte, sous forme de lettre-mémoires, l’initiation d’une jeune fille aux plaisirs de la chair et son émancipation concomitante du carcan philosophique et religieux imposé par sa mère et les autorités de l’Église.
Dans le triptyque Ceci n’est pas un conte, Madame de la Carlière et Supplément au Voyage de Bougainville, ainsi que dans l’Entretien d’un philosophe avec la maréchale de***, Diderot s’interroge sur les nombreuses raisons qui font obstacle à l’amour : la situation socio-économique, l’indissolubilité du mariage, la fidélité, la nature de l’homme, etc. À l’encontre de Rousseau, il montre que le malheur de l’homme moderne provient surtout du fait que la civilisation n’a pu s’accomplir qu’en assujettissant la femme à l’homme et en contrariant leurs besoins sexuels.
Textes au programme :
– Thérèse philosophe, éd. F. Lotterie, GF-Flammarion, n° 1254
– Diderot : Contes, éd. B. Didier, Le Livre de Poche, n° 3144
– Diderot : Sur les femmes, Folio 2 €, n° 5637

 

012xxx Le conte philosophique de Voltaire

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv-21janv-28janv-4févr
  • Heure de début du cours : 15:45
  • Heure de fin du cours : 17:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Gerhardt STENGER


Gerhardt STENGER

Le genre du conte philosophique date du XVIIIe siècle. Il s’agit d’un récit fictif, court et plaisant, qui emprunte des traits aux contes et romans traditionnels, en y joignant les problématiques sérieuses de la philosophie. L’homme est-il libre ? De quoi est-il responsable ? Dieu a-t-il pu vouloir le mal ? Que peut-on espérer de l’ordre de l’univers et de la justice divine ? Comment supporter l’imperfection du monde ? Peut-on garder son innocence ? L’amour et la raison triompheront-ils, ou bien la définitive et angoissante bêtise des esprits faux ? Les héros des contes voltairiens se font l’écho de ces interrogations. Micromégas constate que tous les habitants des planètes qu’il a visitées souffrent de leurs imperfections ; Zadig ne comprend pas pourquoi les calamités s’acharnent sur lui malgré ses qualités morales et ses bonnes actions ; Candide rencontre des maux partout où il passe ; quant à l’Ingénu, il finit par conclure que malheur est bon à quelque chose. L’alliance entre philosophie et littérature telle que Voltaire la pratique dans ses fictions philosophiques s’avère une arme efficace dans son engagement pour promouvoir la raison critique et lutter contre les injustices de son temps.

Textes au programme :
– Voltaire : Micromégas, Zadig, Candide, L’Ingénu
Ces quatre contes de Voltaire peuvent être achetés dans n’importe quelle édition.

 

014020 Initiation à l’anthropologie

  • Dates des cours : 8oct-5nov-19nov-3déc-17déc-14janv-28janv-11févr-11mars-25mars-8avr-13mai
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Philippe ALONZO


Philippe ALONZO

Appréhension de la diversité et du relativisme culturels.

En mettant nos pas dans ceux des anthropologues d’hier et d’aujourd’hui, par une présentation théorique et des exemples ethnographiques classiques et contemporains, ce cours d’initiation offre un aperçu des concepts, approches et pratiques en anthropologie sociale et culturelle.

Philippe Alonzo est docteur en sociologie, maître de conférences à Nantes Université et chercheur au Centre Nantais de Sociologie (le CENS).

014021 Socio-anthropologie de la famille et de la parenté

  • Dates des cours : 1oct-15oct-12nov-26nov-10déc-7janv-21janv-4févr-18févr-18mars-1avr-15avr
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Philippe ALONZO


Philippe ALONZO

Prendre conscience de la pluralité des modèles familiaux à travers le monde et les sociétés humaines.

La famille est dans tous ses états ! Structure incontournable de notre société, on la dit malmenée, bouleversée, réduite à sa forme nucléaire alors même que ce noyau est décrit comme de plus en plus instable ! Les dernières évolutions juridiques sur le mariage réinterrogent nos conceptions occidentales modernes du couple, de la parenté et de la parentalité.
Ce cours est une invitation à croiser le regard à la fois sociologique et anthropologique sur les structures de la parenté dans les sociétés traditionnelles et sur les évolutions du couple et de la famille dans notre société occidentale. Cette double approche permet de relativiser les évolutions que nous vivons actuellement et montre que des sociétés que l’on qualifie de primitives ont trouvé, il y a déjà longtemps, des réponses aux questions que nous considérons aujourd’hui comme insurmontables.

Philippe Alonzo est docteur en sociologie, maître de conférences à Nantes Université et chercheur au Centre Nantais de Sociologie (le CENS).

014022 Anthropologie de la mort

  • Dates des cours : 29sept-13oct-3nov-17nov-1déc-15déc
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Philippe ALONZO


Philippe ALONZO

Pour toutes les sociétés humaines, la mort n’est pas la fin de la vie. La vie continue après la mort. Cela a une conséquence directe : la mort ne s’oppose pas à la vie, mais à la naissance. Ainsi lorsqu’une personne meurt, il y a un reste et ce reste est une ou plusieurs âmes qui survivent. Toutes les sociétés ont donc mis en place des pratiques, des rites et des symboles face à un mourant et face à un mort pour faire exister ces croyances, tout comme elles ont inventé des représentations des lieux de l’au-delà. Enfin, dans toutes les sociétés humaines, des règles prescrivent des attitudes et des périodes de deuil.
Ces 6 séances d’anthropologie de la mort présentent les conceptions de l’au-delà dans les sociétés autochtones des Amériques, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. Souvent qualifiées d’ « animistes », ces sociétés présentent différentes représentations de la mort et de ses au-delà qui entremêlent traditions cosmologiques et religions dominantes.

Philippe Alonzo est docteur en sociologie, maître de conférences à Nantes Université et chercheur au Centre Nantais de Sociologie (le CENS).

014023 Sociologie politique

  • Dates des cours : 29sept-6oct-13oct-17nov-24nov-1déc-8déc-15déc-5janv-12janv-19janv-26janv
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Philippe MASSON


Philippe MASSON

Cycle 2 : Organisations et mouvements politiques

Il n’est pas nécessaire, pour s’y inscrire, d’avoir suivi le premier cycle de séances.

Après avoir examiné, au cours de l’année universitaire 2024-25, les questions relatives à l’opinion
politique, au vote en France et aux lignes de clivage (en particulier celle gauche/droite, ou celle
femmes/hommes) qui structurent le régime politique, le cours de cette année 2025-26 examinera de
nouvelles questions qui n’ont pas été jusqu’à présent abordées.

La problématique du cours reste la même : il s’agit de proposer une analyse sociologique et
historique du régime politique français en ce début de XXIe siècle. Les analyses relatives au vote ne
suffisent pas à caractériser et à comprendre notre régime politique. D’autres questions se posent : les
partis politiques continuent-ils à structurer le monde politique français ou sont-ils en déclin ?
L’instauration de « primaires », les débats relatifs au cumul des mandats, les luttes pour la direction
des partis et pour l’incarnation de leur représentation aux élections (en particulier l’élection
présidentielle) interrogent aussi sur la professionnalisation du politique, la division du travail en
politique, la place du charisme dans la représentation. Des élus décident finalement de ne pas se
représenter et de quitter le monde politique, esquissant ainsi une évolution qui semble s’opposer à la
professionnalisation du politique. Des mouvements sociaux jugés « imprévisibles » ont aussi émergé
et animé la vie politique ces dernières années. L’action de certains d’entre eux a été qualifiée de
« violente » interrogeant alors la place et l’usage de la violence dans l’action politique. Ce sont ces
questions et ces sujets qui seront au cœur du cours de l’année universitaire 2025-2026.

Les 12 séances traiteront des thèmes suivants :

  • les partis qualifiés de « droite » semblent dominants sur l’échiquier politique français et dans les
    organisations délibératives du régime politique (collectivités locales, sénat, voire assemblée
    nationale), on se demandera « qu’est-ce qu’être de droite » pour un citoyen ordinaire? On examinera
    cette question dans une perspective historique. On fera ainsi le lien avec le cours de l’année
    précédente centré principalement sur le vote.
  • comment la politique est venue au « peuple » ? Ce thème fera écho aux thèmes de l’année passée sur
    la participation politique et l’opinion politique. On présentera les débats historiographiques sur cette
    question.
  • l’analyse comparative des notions de « champ politique » et de « monde politique ». On présentera plus
    en détail ici l’analyse proposée par Pierre Bourdieu et la critique que l’on peut en faire.
  • les partis politiques : on examinera, autour de ce thème, la professionnalisation du personnel
    politique, l’évolution de son recrutement social, les transformations de la légitimité partisane (avec
    l’instauration de « primaires »), la division du travail politique ainsi que l’analyse de certains partis
    comme des institutions totales (au sens du sociologue Erving Goffman). Les partis sont généralement
    dirigés par un chef et ils proposent un candidat (pas nécessairement leur chef) pour les représenter
    aux élections. Cela conduit donc à s’interroger sur le charisme en politique.
  • le politique prend aussi parfois la forme de mouvements sociaux, comme les « Gilets jaunes » ou « la
    ZAD » qui nécessiteront donc une analyse.
  • et dont on dit, parfois, qu’ils font preuve de violence. On examinera alors la question du lien entre
    violence et politique. Ces mouvements sociaux disent souvent s’opposer aux élites. Que sont donc les
    élites dans le monde politique ? Quelle analyse peut-on faire du « champ du pouvoir » ?

Philippe Masson est enseignant-chercheur à Nantes Université, il est titulaire d’un doctorat de sociologie de l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris)

 

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015001 Psychologie et performance après la retraite

  • Dates des cours : 1juin-2juin-3juin
  • Jour du cours : Voir dates ci-dessus
  • Intervenant : Fatou DIOP
  • Horaires spécifiques : 9:45 à 12:15 et 13:30 à 15:00


ATTENTION, les dates ont été remplacées le 31 mars 2026 : les nouvelles dates 1er juin,2 juin et 3 juin remplacent les 13avr-14avr-15avr

Fatou DIOP

Initialement, partir à la retraite semble être une échappatoire à une vie routinière qui ne laissait que peu de place aux activités qui procurent un grand plaisir.
L’âge de la retraite devient donc un moment où tous les rêves et toutes les envies semblent pouvoir prendre forme : se reposer, passer plus de temps avec la famille et les amis, voyager, lancer une entreprise ou encore pouvoir accomplir toutes les choses que l’on à toujours voulu faire sans jamais avoir le temps pour.

Pourtant, malgré cette description idyllique de l’avenir, beaucoup de nouveaux retraités semblent souffrir de stress, d’anxiété, de difficultés à trouver sa place ou son équilibre dans la structuration de ce nouveau cycle de vie.

Ce cours est donc l’occasion d’explorer les sources de ces problématiques à travers les sujets suivants :
> Comment la société vit et accompagne ses retraités.
> Les implications psychologiques du passage à la retraite.
> Comment et pourquoi le stress et l’anxiété peuvent s’infiltrer dans le quotidien des retraités
> Qu’est-ce que la performance après la retraite
> Comment continuer à être performant et heureux après la retraite.

Ce cours est ouvert aux personnes retraitées, pré retraitées, aux personnes qui s’intéressent à la question de la performance à la retraite, mais aussi à toutes les personnes qui souhaitent travailler autour du bien-être, de la santé mentale, de la performance au quotidien et de la définition de nouveaux objectifs de vie.

Ce programme est également ouvert à toute personne en recherche d’emploi ou en recherche d’une activité significative.

Fatou Diop est psychologue clinicienne, psychothérapeute, consultante en psychologie de la performance, enseignante à Nantes Université et conférencière

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