012021 Les « Essais » ou le théâtre de l’humaine condition

  • Dates des cours : 2oct-16oct-13nov-27nov-11déc-8janv-22janv-5févr-19févr-19mars-2avr-16avr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Marie-France BOUVRE


Marie-France BOUVRE

Rien de ce qui est humain n’est étranger à la pensée de Montaigne.  En quête de tout, il « s’essaye » à penser le monde et la condition humaine,  mais aussi les réalités les plus banales, voire les plus triviales qui sont, pour l’essentiel, le lot de notre quotidien.  Ce sont elles qui retiendront notre attention, et c’est avec une approche un peu vagabonde des Essais que nous pointerons des chapitres, des remarques ou des citations pour nous attarder sur ces petites « choses de la vie » que l’on pense si peu, alors qu’elles y occupent une place si grande.

Montaigne a su leur accorder l’importance qu’elles méritent. Attentif à nos humeurs et curieux de nos mœurs, il médite ainsi sur  le rire et les pleurs, la tristesse et la peur comme il s’intéresse au vêtement ou à l’éducation des enfants.

« L’actualité » de ses propos nous surprend toujours. Mais que  nous apprennent-ils encore, aujourd’hui ?

 

 

Marie-France BOUVRE est professeure des universités et intervenante à l’UP depuis de nombreuses années.

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012023 Éros philosophe

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv-21janv-28janv-4févr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Gerhardt STENGER


Gerhardt STENGER

Il est notoire qu’à côté de la littérature classique du Grand Siècle, des tendances épicuriennes se sont manifestées en France au cours du XVIIe siècle, à tel point que ce n’est pas sans cause que le mot « libertinage » a désigné alors et les mœurs relâchées et la hardiesse philosophique. Héritière de cette tradition libertine, la littérature du XVIIIe siècle explore volontiers les enjeux posés par les rapports amoureux et la sexualité : une forte mesure d’érotisme, se manifestant dans un champ assez restreint, a agi de façon créatrice à l’intérieur du mouvement des Lumières. Le triomphe de la philosophie sensualiste et le progrès des sciences naturelles battent en brèche la spiritualité de l’âme dont un des rôles les plus importants avait été d’appuyer la morale traditionnelle d’inspiration chrétienne qui condamne comme péché le désir sexuel. La « matérialisation » de l’âme a donc, par un procédé inverse, libéré la part de sexualité que sa « spiritualisation » avait longtemps réprimée.

Thérèse philosophe, d’attribution incertaine, raconte, sous forme de lettre-mémoires, l’initiation d’une jeune fille aux plaisirs de la chair et son émancipation concomitante du carcan philosophique et religieux imposé par sa mère et les autorités de l’Église.
Dans le triptyque Ceci n’est pas un conte, Madame de la Carlière et Supplément au Voyage de Bougainville, ainsi que dans l’Entretien d’un philosophe avec la maréchale de***, Diderot s’interroge sur les nombreuses raisons qui font obstacle à l’amour : la situation socio-économique, l’indissolubilité du mariage, la fidélité, la nature de l’homme, etc. À l’encontre de Rousseau, il montre que le malheur de l’homme moderne provient surtout du fait que la civilisation n’a pu s’accomplir qu’en assujettissant la femme à l’homme et en contrariant leurs besoins sexuels.

Textes au programme :

  • Thérèse philosophe, éd. F. Lotterie, GF-Flammarion, n° 1254
  • Diderot : Contes, éd. B. Didier, Le Livre de Poche, n° 3144
  • Diderot : Sur les femmes, Folio 2 €, n° 5637

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012025 Le conte philosophique de Voltaire

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv-21janv-28janv-4févr
  • Heure de début du cours : 15:45
  • Heure de fin du cours : 17:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Gerhardt STENGER


Gerhardt STENGER

Le genre du conte philosophique date du XVIIIe siècle. Il s’agit d’un récit fictif, court et plaisant, qui emprunte des traits aux contes et romans traditionnels, en y joignant les problématiques sérieuses de la philosophie. L’homme est-il libre ? De quoi est-il responsable ? Dieu a-t-il pu vouloir le mal ? Que peut-on espérer de l’ordre de l’univers et de la justice divine ? Comment supporter l’imperfection du monde ? Peut-on garder son innocence ? L’amour et la raison triompheront-ils, ou bien la définitive et angoissante bêtise des esprits faux ? Les héros des contes voltairiens se font l’écho de ces interrogations. Micromégas constate que tous les habitants des planètes qu’il a visitées souffrent de leurs imperfections ; Zadig ne comprend pas pourquoi les calamités s’acharnent sur lui malgré ses qualités morales et ses bonnes actions ; Candide rencontre des maux partout où il passe ; quant à l’Ingénu, il finit par conclure que malheur est bon à quelque chose. L’alliance entre philosophie et littérature telle que Voltaire la pratique dans ses fictions philosophiques s’avère une arme efficace dans son engagement pour promouvoir la raison critique et lutter contre les injustices de son temps.

Textes au programme :
– Voltaire : Micromégas, Zadig, Candide, L’Ingénu
Ces quatre contes de Voltaire peuvent être achetés dans n’importe quelle édition.

 

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012035 La honte est-elle vraiment « un sentiment révolutionnaire » ? Honte de soi et honte pour soi. (De Marx à Primo Levi)

  • Dates des cours : 4nov-18nov-25nov-2déc-9déc-16déc
  • Heure de début du cours : 17:00
  • Heure de fin du cours : 19:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Nadia TAIBI


Nadia TAÏBI

Nous reprenons ici la formule que le jeune Marx utilise dans une lettre qu’il écrit à son ami Ruge en mars 1843. Il définit la honte comme une « colère rentrée ». Lorsqu’elle s’exprime elle ne veut plus consentir à l’ordre du monde. Elle est soulèvement.

Nadia Taïbi est agrégée et docteur en philosophie, rédactrice en chef de la revue Sens-Dessous. Elle est enseignante au lycée Jean De Lattre de Tassigny à la Roche sur Yon ( 85) depuis 2003.

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012040 Simone Weil (1909-1943). Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale. Résister en des sombres temps.

  • Dates des cours : 10mars-17mars-24mars-31mars-7avr-14avr
  • Heure de début du cours : 17:00
  • Heure de fin du cours : 19:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Nadia TAIBI


Nadia TAïBI

Simone Weil ( 1909-1943) Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale. Résister en des sombres temps.

Nous reprendrons ce texte de Simone Weil qui de son propre aveu fût son « Grand Œuvre ». Nous reviendrons sur la pensée de cette philosophe qui, de manière précieuse, singulière et originale questionne son époque. Plus encore : elle demande comment résister à l’oppression. Comment tenir ensemble l’exigence de soulèvement et la lucidité qui invite à se défier des croyances révolutionnaires ?

Nadia Taïbi est agrégée et docteur en philosophie, rédactrice en chef de la revue Sens-Dessous. Elle est enseignante au lycée Jean De Lattre de Tassigny à la Roche sur Yon (85) depuis 2003.

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012045 Hannah Arendt : amitié et politique (thèmes et contenus actualisés)

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc
  • Heure de début du cours : 14:30
  • Heure de fin du cours : 16:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Vincent GRÉGOIRE


Vincent GRÉGOIRE

Ce cours aborde des thèmes variés et actuels liés à Hannah Arendt, avec un contenu entièrement repensé pour cette année. Les séances proposeront de nouvelles perspectives et approches, garantissant une expérience d’apprentissage enrichissante tant pour les nouveaux étudiants que pour ceux ayant déjà suivi le cours l’année précédente. Aucune connaissance préalable de l’année dernière n’est requise.

Revenant sur les mois qui suivirent la prise du pouvoir d’Hitler et qui précédèrent son exil, Hannah Arendt déclarait en 1964 : « Le problème n’était pas tant ce que faisaient nos ennemis que ce que faisaient nos amis ». En 1951, dans Les origines du totalitarisme, elle écrivait : « Les hommes solitaires ont toujours été en danger de tomber dans la désolation quand ils ne trouvent plus la grâce rédemptrice de l’amitié ». Ces deux assertions font bien ressortir que pour Arendt l’amitié est un lien qui ne relève pas de la seule sphère privée. Elle possède aussi une dimension politique dans la mesure où elle sauve la possibilité d’un monde commun alors même que la sphère publique est menacée ou détruite par les logiques tyranniques ou totalitaires ou encore par la médiocrité de l’époque. Ce cours propose dans un premier temps de resituer la notion arendtienne d’amitié dans la tradition de la philosophie politique (d’Aristote à Carl Schmitt), en relation avec les notions d’amour, de compassion, de fidélité, de fraternité, d’alliance. Il s’agira ensuite de bien faire ressortir que pour elle il ne s’agit pas seulement d’une notion mais bel et bien d’une expérience, réellement salutaire, qui accompagna sa propre vie politique et qu’elle vécut intensément aussi bien avec des vivants qu’avec des morts (Rahel Varnhagen, Rosa Luxemburg, Walter Benjamin, Gershom Scholem, Karl Jaspers…). Nous nous arrêterons sur quelques-unes de ces amitiés.

Vincent Grégoire est agrégé et docteur en philosophie, il est aussi directeur de publication de la revue « Sens-Dessous »

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012050 Walter Benjamin penseur de la catastrophe : résister au présent

  • Dates des cours : 11mars-18mars-25mars-1avr-8avr-15avr
  • Heure de début du cours : 14:30
  • Heure de fin du cours : 16:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Vincent GRÉGOIRE


Vincent GRÉGOIRE

Dans une lettre d’avril 1931 à son ami Gershom Scholem, Walter Benjamin (1892-1940) se décrivait comme « un naufragé qui dérive sur une épave, en grimpant à l’extrémité du mât qui est déjà fendu. Mais il a une chance de donner de là-haut un signal de détresse. » D’une certaine manière toute son œuvre peut être lue comme un grand signal de détresse lancé pendant que l’Europe sombre entre les deux guerres mondiales. Le naufragé lui même, Juif Allemand exilé en France, met fin à ses jours le 26 septembre 1940 stoppé dans sa fuite à la frontière espagnole. Il nous reste à recueillir le signal résonnant dans son œuvre inachevée. Ce cours propose d’esquisser ce travail en explorant les axes importants de sa pensée (la théologie, l’esthétique, la politique) à travers les étapes de sa vie, marquée par une forme de précarité perpétuelle mais aussi par ses amitiés intenses et conflictuelles avec des figures aussi fortes et diverses que Gershom Scholem (grand spécialiste de la pensée juive, installé en Palestine et souhaitant y faire venir son ami), Bertolt Brecht (le célèbre dramaturge rallié au communisme) ou encore Theodore Adorno (pilier de l’Ecole de Francfort).
Résister au présent signifie répondre dès à présent à l’urgence de l’époque (et chaque époque recèle une urgence), mais signifie aussi ne pas se laisser séduire par l’illusion d’un présent compris comme étape d’un progrès. Nous verrons comment la philosophie de l’histoire de Benjamin est radicalement opposée l’idée de progrès (qu’elle soit portée par le communisme, le sionisme, ou la démocratie libérale) et que c’est justement pour cela qu’elle permet de repenser l’utopie.

Vincent Grégoire est agrégé et docteur en philosophie, il est aussi directeur de publication de la revue « Sens-Dessous »

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012071 Petite histoire de la philosophie occidentale en citations, l’Antiquité

  • Dates des cours : 29sept-13oct-10nov-24nov-8déc-5janv-19janv-2févr-16févr-16mars-30mars-13avr
  • Heure de début du cours : 16:15
  • Heure de fin du cours : 18:15
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Guy BALOUP


Guy BALOUP

Des citations illustres ou moins connues mais qui ont traversé les âges constituent autant de jalons pour la philosophie occidentale. On en présentera quelques unes qui nous paraissent caractéristiques ; on indiquera le contexte de leur formulation ; on les expliquera en mettant en évidence leur portée, les controverses qu’elles ont suscitées, leur place dans la pensée d’aujourd’hui, les interprétations discutables auxquelles elles s’exposent.

Ce parcours d’initiation s’adresse à des non-spécialistes.

Citations proposées à la réflexion :

  • « Tout arrive selon le logos » Héraclite
  • « Le discours est un puissant souverain » Gorgias
  • « Connais-toi, toi-même » Socrate
  • « Nul n’est méchant volontairement » Platon
  • « La Cité est une communauté de vie heureuse » Aristote
  • « Le plaisir est le principe de la vie heureuse » Épicure
  • « Supporte et abstiens-toi » Devise stoïcienne
  • « Ne va pas au dehors, rentre en toi-même » Augustin d’Hippone

 

Guy Baloup, est professeur agrégé de philosophie retraité et titulaire d’un master de recherche en sciences de l’éducation, il est intervenant à l’UP depuis de nombreuses années.

 

 

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012072 Petite histoire de la philosophie occidentale en citations, 20ème, 21ème siècles

  • Dates des cours : 6oct-3nov-17nov-1déc-15déc-12janv-26janv-9févr-9mars-23mars-6avr-4mai
  • Heure de début du cours : 16:15
  • Heure de fin du cours : 18:15
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Guy BALOUP


Guy BALOUP

Des citations illustres ou moins connues mais qui ont traversé les âges constituent autant de jalons pour la philosophie occidentale. On en présentera quelques unes qui nous paraissent caractéristiques ; on indiquera le contexte de leur formulation ; on les expliquera en mettant en évidence leur portée, les controverses qu’elles ont suscitées, leur place dans la pensée d’aujourd’hui, les interprétations discutables auxquelles elles s’exposent.

Ce parcours d’initiation qui a été engagé les années précédentes depuis la Grèce antique s’adresse à des non-spécialistes .

Citations proposées à la réflexion :

  • « Nous sommes condamnés à être libres » J.P. Sartre
  • « Le monde a commencé sans l’homme et s’achèvera sans lui » C. Lévi-Strauss
  • « Il n’y a pas d’identité culturelle » François Jullien
  • « Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future de la vie. » Hans Jonas
  • « Sans la reconnaissance, l’individu ne peut se penser en sujet de sa propre vie » Axel Honneth
  • « La justice est la première des institutions sociales comme la vérité est celle des systèmes de pensée. » John Rawls

Guy Baloup, est professeur agrégé de philosophie retraité et titulaire d’un master de recherche en sciences de l’éducation, il est intervenant à l’UP depuis de nombreuses années.

 

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012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : « Rêver »

  • Dates des cours : 14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 18:00
  • Heure de fin du cours : 19:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Michel VIENNE


Vous trouverez le lieu de chacune des sessions de ce cours : 012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : "rêver" avec Mr Vienne
sur le site, à l'emplacement :

https://up.univ-nantes.fr/accueil/des-cours-pour-tous
sous la rubrique : "Les cours qui ont lieu en amphi".

Jean-Michel VIENNE, coordinateur du cours – 14 janvier : Jean-Claude Pinson, philosophe : « Peut-on encore rêver ? ». – 21 janvier : Léo Lemaistre, philosophe : « Rêver en politique ? ». – 28 janvier : Julie Cloarec-Michaud, philosophe et artiste : « Rêve et art ». – 4 février : Samuel Sadaune, écrivain vernien : « Les rêves de Jules Verne ». – 11 février : Tangui Robert, architecte, enseignant à l’ESAN et auteur de fiction graphique : « Les rêves de l’architecte ».  
N'hésitez pas à vérifier s'il n'y a pas eu de modification, avant vos déplacements. Les informations pour les cours de février seront renseignés en janvier.
   

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