012025 Philosophie de la mémoire

  • Dates des cours : 3nov-10nov-17nov-24nov-1déc-8déc
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Jean-Luc NATIVELLE


Cours sur le site des ACN : Bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes
2 bis boulevard Léon Bureau 44200 NANTES 

Jean-Luc NATIVELLE

Nous en prenons conscience lorsque nous avons un « trou », quand un mot nous reste sur le bout de la langue, quand un visage « nous dit quelque chose » sauf le nom qui lui est lié… La mémoire nous est essentielle, surtout quand elle nous fait défaut !
De Platon à Ricœur en passant par Spinoza, Leibniz ou Bergson, toute l’histoire de la philosophie a considéré la mémoire comme un élément fondamental de l’expérience humaine.
Le cours commencera par questionner ce qui nous semble si familier qu’on ne s’y arrête pas : qu’est-ce qu’un souvenir ? Nous interrogerons le rôle de la mémoire dans notre identité et notre responsabilité, qu’elle soit morale ou juridique.
Nous évoquerons différents modèles scientifiques permettant d’entrer dans la mécanique du fonctionnement de la mémoire. Grâce à cette exploration, nous ferons aussi des exercices de mémorisation, en étudiant des techniques connues depuis l’Antiquité mais que notre monde toujours pressé néglige trop souvent. Nous découvrirons combien notre mémoire est souvent plus performante que nous ne le croyons généralement, faute d’en prendre soin.

Notre démarche philosophique visera à remettre en cause les idées toutes faites, et souvent négatives, que nous nous faisons sur la mémoire. Pour y prendre part, une seule condition : n’oubliez pas de vous inscrire !

Conseils de lecture, et autres :

Ouvrages génériques : 

Serge Nicolas, La Mémoire, édtions Dunod, collection Les topos.
Laurent Petit, La Mémoire, PUF, collection Que sais-je ?

Ouvrages classiques : 

Saint Augustin, Les Confessions, livre X, éditions GF Flammarion.
Henri Bergson, L’énergie spirituelle, parties IV et V, PUF, collection Quadrige.
Platon, Phèdre, GF Flammarion.
Paul Ricœur, Parcours de la reconnaissance, notamment 2e étude, chapitre III « La mémoire et la promesse », éditions Gallimard, collection Folio essais.

Romans :

Jaume Cabré, Confiteor, éditions Actes Sud, collection Babel.
Dennis Lehane, Mystic River, éd. Rivages Noir (adapté au cinéma par C. Eastwood).
Patrick Modiano, Dora Bruder, Rue des boutiques obscures, Gallimard collection Folio.
Marcel Proust, À la Recherche du temps perdu, éditions Gallimard, collection Folio.

Films :

Michel Gondry, Eternal sunshine of a spotless mind.
Alfred Hitchcock, La Maison du docteur Edwardes.
Christopher Nolan, Memento.

 

Jean-Luc Nativelle est agrégé de philosophie. Il enseigne en classes préparatoires à Angers et à Nantes Université. Il est l’auteur de plusieurs romans, dont Le Promeneur de la presqu’île, Prix des Lecteurs du Télégramme, et En toute bonne foi, publié en 2025 aux éditions Les Perséides. Il est intervenant à l’Université Permanente depuis 2015.

01202x Initiation à la philosophie de Nietzsche

  • Dates des cours : 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Luc NATIVELLE


Ce cours se déroulera dans un amphithéâtre. Vous trouverez le lieu exact de chacune des sessions sur le site, 
à l'emplacement : https://up.univ-nantes.fr/accueil/des-cours-pour-tous 
sous la rubrique : "Les cours qui ont lieu en amphi". 

Jean-Luc NATIVELLE

La philosophie de Nietzsche est l’objet de beaucoup d’idées reçues qu’il convient de remettre en cause, si l’on veut en comprendre toute la puissance et toute l’exigence.

 

 

Jean-Luc Nativelle est agrégé de philosophie. Il enseigne en classes préparatoires à Angers et à Nantes Université. Il est l’auteur de plusieurs romans, dont Le Promeneur de la presqu’île, Prix des Lecteurs du Télégramme, et En toute bonne foi, publié en 2025 aux éditions Les Perséides. Il est intervenant à l’Université Permanente depuis 2015.

012071 Petite histoire de la philosophie occidentale en citations, l’Antiquité

  • Dates des cours : 29sept-13oct-10nov-24nov-8déc-5janv-19janv-2févr-16févr-16mars-30mars-13avr
  • Heure de début du cours : 16:15
  • Heure de fin du cours : 18:15
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Guy BALOUP


Guy BALOUP

Des citations illustres ou moins connues mais qui ont traversé les âges constituent autant de jalons pour la philosophie occidentale. On en  présentera quelques unes qui nous paraissent  caractéristiques ; on indiquera le contexte de leur formulation ; on les expliquera en mettant en évidence leur portée , les controverses qu’elles ont suscitées, leur place dans la pensée d’aujourd’hui, les interprétations discutables auxquelles elles s’exposent.

Ce parcours d’initiation qui a été engagé les années précédentes  depuis la Grèce antique s’adresse à des non-spécialistes .

Citations proposées à la réflexion :

  • « Tout arrive selon le logos » Héraclite
  • « Le discours est un puissant souverain » Gorgias
  • « Connais-toi, toi-même » Socrate
  • « Nul n’est méchant volontairement » Platon
  • « La Cité est une communauté de vie heureuse » Aristote
  • « Le plaisir est le principe de la vie heureuse » Épicure// « Supporte et abstiens-toi » Devise stoïcienne
  • « Ne va pas au dehors, rentre en toi-même » Augustin d’Hippone

 

Guy Baloup, est professeur agrégé de philosophie retraité et titulaire d’un master de recherche en sciences de l’éducation, il est intervenant à l’UP depuis de nombreuses années.

 

 

012072 Petite histoire de la philosophie occidentale en citations, 20ème, 21ème siècles

  • Dates des cours : 6oct-3nov-17nov-1déc-15déc-12janv-26janv-9févr-9mars-23mars-6avr-4mai
  • Heure de début du cours : 16:15
  • Heure de fin du cours : 18:15
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Guy BALOUP


Guy BALOUP

Des citations illustres ou moins connues mais qui ont traversé les âges constituent autant de jalons pour la philosophie occidentale. On en  présentera quelques unes qui nous paraissent  caractéristiques ; on indiquera le contexte de leur formulation ; on les expliquera en mettant en évidence leur portée , les controverses qu’elles ont suscitées, leur place dans la pensée d’aujourd’hui, les interprétations discutables auxquelles elles s’exposent.

Ce parcours d’initiation qui a été engagé les années précédentes  depuis la Grèce antique s’adresse à des non-spécialistes .

Citations proposées à la réflexion :

  • « Nous sommes condamnés à être libres J.P. Sartre/ « Le monde a commencé sans l’homme et s’achèvera sans lui » C. Lévi-Strauss
  • « Il n’y a pas d’identité culturelle » François Jullien
  • « Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future de la vie. » Hans Jonas
  • « Sans la reconnaissance, l’individu ne peut se penser en sujet de sa propre vie » Axel Honneth
  • « La justice est la première des institutions sociales comme la vérité est celle des systèmes de pensée. »John  Rawls

Guy Baloup, est professeur agrégé de philosophie retraité et titulaire d’un master de recherche en sciences de l’éducation, il est intervenant à l’UP depuis de nombreuses années.

 

012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : « rêver »

  • Dates des cours : 14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 18:00
  • Heure de fin du cours : 19:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Michel VIENNE


Vous trouverez le lieu de chacune des sessions de ce cours : 012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : "rêver" avec Mr Vienne
sur le site, à l'emplacement :

https://up.univ-nantes.fr/accueil/des-cours-pour-tous
sous la rubrique : "Les cours qui ont lieu en amphi".

  • 012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : « les machines » – Jean-Michel VIENNE
    • Jeudi – 18h00/19h30          14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
N'hésitez pas à vérifier s'il n'y a pas eu de modification, avant vos déplacements. Les informations pour les cours de février seront renseignés en janvier.
 
Programme à venir
    Jean-Michel VIENNE, coordinateur du cours

012120 Philosophie des émotions

  • Dates des cours : 30sept-7oct-14oct-4nov-18nov-25nov
  • Heure de début du cours : 13:30
  • Heure de fin du cours : 15:30
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Bruno LANGLET


Bruno LANGLET

Contrairement à un préjugé tenace, la dimension de l’affectivité n’a pas été délaissée par les philosophes qui lui ont souvent consacré une large place dans leurs réflexions. Elle connaît un regain d’intérêt dans la philosophie contemporaine. À partir des analyses classiques ainsi que de celles qui émergent des débats récents, nous nous intéresserons aux aspects suivants de la philosophie de l’affectivité.

1/ Bien qu’elles entretiennent un rapport spécial au corps, les émotions, comme la plupart des états mentaux, semblent faire l’objet d’une expérience caractéristique et être dirigées vers certains traits du monde, de nous-même ou d’autrui. Dans quelle mesure ces aspects (phénoménalité et intentionnalité) permettent-ils de comprendre émotions, sentiments, humeurs, affects, désirs et autres états du même type ? La tonalité hédonique (l’expérience plaisante ou pénible) qui les accompagne permet-elle de les caractériser correctement ?

2/ L’étude des états affectifs semble inséparable de celle des relations qu’ils entretiennent avec la raison et les autres activités ou états caractéristiques de l’esprit et de la conscience. Les relations qui existent entre les divers états affectifs sont aussi importantes : à ce titre, nous étudierons quelques approches classiques de philosophes comme Thomas d’Aquin, Descartes, Malebranche ou Spinoza qui, à partir d’un petit nombre d’émotions dites primitives, ont proposé des systèmes des passions assez développés et pertinents.

3/ Les émotions semblent fonder des connaissances, par exemple à propos de nous-mêmes, du monde et d’autrui, mais elles sont aussi un élément capital de la détermination de ce qui importe, et donc participent à nos évaluations morales et à notre rapport aux normes. En quoi peuvent-elles être considérées comme un mode d’accès privilégiés aux valeurs (quelles qu’elles soient et quel que soit leur mode d’être) et comme un moyen d’évaluer adéquatement certaines situations ?

4/ Nous nous pencherons enfin sur la dimension conative et motivante de certains aspects de l’affectivité et donc sur le rôle essentiel que celle-ci peut jouer dans l’explication de l’action.

Des textes clés seront distribués, lus et discutés en cours.

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012123 Ce que nous sommes. La question de la nature de la personne

  • Dates des cours : 8janv-22janv-5févr-5mars-19mars-2avr
  • Heure de début du cours : 11:00
  • Heure de fin du cours : 13:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Bruno LANGLET


Bruno LANGLET

Savoir ce que nous sommes n’est pas chose aisée. Nous nous considérons à la fois comme des êtres ayant une certaine nature mentale, laquelle ferait de nous ce que nous sommes essentiellement, mais aussi comme des organismes biologiques (des animaux humains en ce sens), et surtout comme des personnes.

Or faut-il identifier la personne avec l’esprit ? Si oui, est-elle alors identique à une substance pensante, jointe à un corps duquel elle reste aussi fondamentalement distincte ?N’avons-nous pas en réalité affaire à des faisceaux de perceptions, des successions d’états mentaux se présentant en grappes, comme le soutenait Hume? Ou bien consiste-t-elle uniquement dans une conscience caractérisée par des traits rationnels, par la capacité de former des perspectives sur elle-même, ou encore par la capacité de se penser comme identique dans le temps ?

Ce sont quelques-unes des perspectives classiques qui, aujourd’hui, sont remises sur le travail.

Elles doivent répondre à des conceptions réductionnistes, comme celle de Derek Parfit, qui repense la notion de personne et de son identité à nouveaux frais, ou comme celles qui vont jusqu’à identifier ce que nous sommes avec notre cerveau (ou quelque partie de notre cerveau).

En outre, la cohabitation de la personne avec notre être biologique, lorsqu’il s’agit de déterminer ce que nous sommes essentiellement, n’est pas chose évidente. Pour E. Olson, nous serions essentiellement des animaux humains (des organismes dotés d’une continuité biologique) qui ont la propriété (non essentielle) d’être des personnes. Lynne Rudder Baker soutenait au contraire que nous sommes essentiellement des personnes caractérisées par des perspectives mentales spécifiques et qui sont constituées par des animaux humains – des animaux que nous ne sommes pas de façon essentielle, mais desquels émerge la personne.

Autant de positions que nous présenterons et discuterons, ainsi que celle mettant en avant la théorie de la personne conçue à partir de ses parties temporelles (ce qui appelle ici une forme de quadridimensionnalisme), celle affirmant qu’il n’y a que des personnes vides (c’est le nihilisme de la personne), ou encore celle faisant de la personne une entité d’abord caractérisée comme un type d’agent spécifique (être une personne, ce serait disposer de certains pouvoir causaux).

Des textes clés seront distribués, lus et discutés en cours.

 

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0121xx Variété, pouvoirs et résistance de l’imagination

  • Dates des cours : 8janv-22janv-5févr-5mars-19mars-2avr
  • Heure de début du cours : 11:00
  • Heure de fin du cours : 13:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Bruno LANGLET


Bruno LANGLET

Que fait-on exactement lorsque l’on imagine ? Comment un tel acte se rapporte-t-il aux actes de concevoir, juger, percevoir, supposer, considérer, contempler, penser rationnellement et logiquement ? L’imagination est classiquement considérée comme une faculté mentale, mais elle peut aussi être appréhendée comme un ensemble d’attitudes mentales : la variété de cas où elle est à l’œuvre est si vaste que nous ne savons pas de prime abord si nous disposons d’un concept unifié à son propos.
Nous en faisons assurément un usage multiple : par exemple, en formant des représentations qui s’associent librement les unes aux autres comme dans une sorte de rêve éveillé, en combinant à volonté des représentations issues de données sensibles, en nous figurant des situations possibles, en l’associant à notre rationalité, en lui faisant combler les lacunes de la perception et des objets que celle-ci esquisse, en nous représentant ce que nous ne pouvons pas percevoir, en étendant de manière simulée notre vie perceptive (« voir » mentalement la pièce de l’autre côté du mur), en anticipant très précisément des évènements imminents ou nos propres actions, en lisant des romans ou en écoutant des récits et des contes, en appréciant des œuvres ou des performances artistiques, en offrant une face sensible aux concepts abstraits, en nous figurant des courbes traduisant des équations mathématiques, peut-être même en conversant de manière ordinaire avec autrui, en formant des expériences de pensée, en voyant quelque chose « comme » quelque chose, ou encore dans des situations d’empathie – cette liste n’est pas exhaustive. En quoi ces activités peuvent-elles être ramenées à une approche unifiée de l’imagination ? Savons-nous finalement ce qu’elle est exactement ? Ce sont des questions que la philosophie contemporaine renouvelle.
L’imagination, d’autre part, propose le vrai comme le faux, indifféremment ; elle invente certes, mais apporterait aussi largement son aide lors des quêtes de la connaissance. En quel sens ? Comment une faculté qui a parfois été dite « maîtresse d’erreur et de fausseté, d’autant plus fourbe qu’elle ne l’est pas toujours » (Pascal), peut-elle avoir un usage épistémique, servant à acquérir des connaissances, comme c’est le cas en science ? Par exemple, lorsqu’il s’agit d’envisager des possibilités vers lesquelles la raison rechigne d’abord à se tourner, mais aussi de forger certains types de modèles afin de rendre plus palpables des phénomènes qui, sans cela, resteraient irreprésentables ? Elle semble à la fois associable à des normes cognitives et épistémiques tout en tendant à les dépasser par ailleurs.
L’imagination passe enfin pour être la faculté la plus libre mais elle rencontre bien des limites : ainsi, mon imagination subit une résistance cognitive alors que je tente de former l’image, par exemple, d’une bouteille à la fois vide et pleine, ou d’une poire invisible, c’est-à-dire lorsque mes visées mentales requièrent d’articuler des propriétés logiquement incompatibles ou des impossibilités d’un certain ordre. De même lorsque je suis sujet à une résistance morale qui apparait à l’occasion de représentations de situations imaginées ou fictives contredisant fortement mes valeurs : je ne peux pas les « normaliser » en imagination ni atténuer la charge émotionnelle qui leur fait cortège. Cette incapacité à adapter mes pensées et croyances à des contenus pourtant fictionnels révèlerait la dépendance des pouvoirs conceptuels envers un ensemble de normes logiques, éthiques, esthétiques peut-être, et mon attachement à certaines valeurs.
Nous étudierons les conceptions classiques et contemporaines de cette faculté à la fois formidable et suspectée qu’est l’imagination, aussi bien relativement à des contextes ordinaires que scientifiques.
Des textes de référence seront distribués, lus et discutés en cours.

 

012220 « Éloge de la philosophie » – ou comment penser à la première personne –

  • Dates des cours : 7oct-14oct-4nov-18nov-25nov-2déc
  • Heure de début du cours : 15:45
  • Heure de fin du cours : 17:45
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Julie CLOAREC MICHAUD


Julie CLOAREC MICHAUD

Si Merleau-Ponty affirme au début de son Éloge de la philosophie : « Ce qui fait le philosophe, c’est le mouvement qui reconduit sans cesse du savoir à l’ignorance, de l’ignorance au savoir », alors être philosophe ce n’est pas tant être un homme de savoirs accumulés le long d’une vie qui mènerait peut-être à la sagesse, mais cela semble bien plutôt être un homme capable de mouvement, qui peut se mouvoir dans un va-et-vient qui ne délaisse jamais l’étonnement face au monde et qui, surtout, n’a pas peur de ne pas savoir. Philosopher c’est retrouver sans cesse son humilité face aux phénomènes qui se présentent à moi et reconnaître que la connaissance que je peux en avoir sera celle d’une expérience à la première personne. Car Merleau-Ponty l’affirme : « Philosopher, c’est chercher, c’est impliquer qu’il y a des choses à voir et à dire ».

Ce cours propose d’explorer de manière large la philosophie dans ce qu’elle propose comme perception du monde, mais également certains thèmes tels que l’art, le langage, la chair et le corps, au travers de certains écrits de Merleau-Ponty.

Rentrer en philosophie par les textes de Merleau-Ponty c’est se garantir de beaux paysages tout au long du voyage, être accompagné de poésie durant l’exercice et avoir l’assurance de philosopher soi-même, bien plutôt que de suivre une leçon.

QUELQUES THÈMES ABORDÉS

  • L’étonnement ainsi que le rapport au savoir et à l’ignorance en philosophie.
  • L’expérience comme premier rapport au monde.
  • La peinture et l’art du visible et de l’invisible.
  • La philosophie du langage et la question du sens de la parole.
  • La philosophie de Bergson.

BIBLIOGRAPHIE  

  • MERLEAU-PONTY, Maurice, Éloge de la philosophie et autres essais, Gallimard, Folio-essais, Paris, 1953.
  • MERLEAU-PONTY Maurice, Le visi­ble et l’invi­si­ble, Gallimard, Tel, Paris, 1996.
  • MERLEAU-PONTY, Maurice, L’œil et l’esprit, Gallimard, Folio/Essais, Paris, 2002.
  • MERLEAU-PONTY, Maurice, La Phénoménologie de la perception, Tel-Gallimard, Paris, 1976.
  • MERLEAU-PONTY, Maurice, Signes, NRF, Gallimard, Paris, 1960.

Julie Cloarec-Michaud mène une carrière à la fois dans le domaine artistique et philosophique. Danseuse professionnelle et assistante chorégraphe, elle est également docteur en philosophie (Paris I Panthéon-Sorbonne. Thèse soutenue en 2023 sous la direction de Michel Bitbol intitulée : « fiction et connaissance : du théâtre à la physique, l’esthétique et les sciences du point de vue de l’acteur. Vers une philosophie de l’absurde »). Elle donne des cours et conférences à Nantes, à l’Université ainsi qu’à l’École Normale Supérieure d’Architecture.

012227 Simone de Beauvoir, existentialisme, féminisme et débats contemporains

  • Dates des cours : 4févr-11févr-4mars-11mars-18mars-25mars
  • Heure de début du cours : 16:30
  • Heure de fin du cours : 18:30
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Céline BELLOQ


Les dates et horaires ci dessus sont confirmés. Information du 22 septembre 2025

Céline BELLOQ

Nous partirons de la figure intellectuelle de Simone de Beauvoir et nous nous demanderons ce que doit sa conception du féminisme à la philosophie existentialiste, et comment elle rentre en discussion avec la conception existentialiste de l’humain. Ce sera l’occasion d’une exploration tant du féminisme que de l’existentialisme.
Nous verrons aussi l’importance de l’héritage de Simone de Beauvoir dans les questionnements actuels sur les formes invisibilisées d’oppression dans le champ politique : la question de la déconstruction de l’identité de genre, les débats contemporains autour du consentement, de la soumission et de l’émancipation, et enfin l’oubli de la place de la nature.
Ce cours se construira à partir d’apports doctrinaux fondamentaux sur les questions traitées ainsi qu’autour d’un problème à résoudre, ce, afin d’engager le plus possible la réflexion et la participation à la discussion de ses participants.

Aucune connaissance philosophique préalable n’est requise, car ce sera l’opportunité de s’initier.

Céline Belloq est professeure agrégée de philosophie, toujours en activité. Elle est formatrice académique, et a écrit trois essais philosophiques.

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