021530 Les dominations coloniales de 1830 à 1939

  • Dates des cours : 1oct-8oct-15oct-5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Pierre POISSON


Jean-Pierre POISSON

Affiche pour le jardin d’acclimatation  de Paris, 1890

La question de la colonisation revient régulièrement dans l’actualité. On l’a vu avec le débat sur les figures de l’histoire coloniale que certains voulaient faire disparaître du paysage. Les statues qu’il fallait déboulonner, les rues qu’il fallait débaptiser. On le voit encore avec les anciennes colonies qui réclament à leurs anciens colonisateurs les biens qui leur ont été subtilisés. Les questions mémorielles sur la colonisation restent brûlantes.

Vue de Saïgon en 1931

Ce cours entendra répondre à de multiples questions sur les dominations coloniales entre 1830 et 1939. Comment et pourquoi des pays d’Europe, mais aussi les Etats-Unis et le Japon, se sont approprié des territoires africains, américains et asiatiques ? Comment ces pays ont-ils exercé leur domination ? Et comment cette dernière a-t-elle durablement marqué les populations aussi bien dans les colonies que dans les métropoles ? Quelles furent les réactions des colonisés et des métropolitains à ces dominations coloniales ? Le cours insistera davantage sur l’empire colonial français mais évoquera aussi ce qui se passe dans les autres empires, dans une approche comparative. Ce cours qui intègre les recherches historiques récentes s’appuiera sur des cartes, des textes et des images d’époque. Des images de colonisés et de colonies ont été produites et diffusées en quantités considérables, elles seront analysées pendant le cours.

La mission civilisatrice sous le soleil équatorial du Congo, 1924.
Combat dans le Sud-Ouest africain allemand en 1904.
Séance de vaccination en Afrique Occidentale Française au début des années 1930.

Sources des images :  gallica.bnf.fr / Bibliothèque Nationale de France

0215xx Haussmann ou la révolution urbaine du XIXe siècle à Paris

  • Dates des cours : 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
  • Heure de début du cours : 16:00
  • Heure de fin du cours : 18:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Claire TOUPIN-GUYOT


Claire TOUPIN-GUYOT

Si l’effort urbaniste a toujours été présent dans la société européenne, les réflexions autour de l’amélioration des conditions de vie s’imposent surtout à l’ensemble des élites (politiques, intellectuelles et économiques) au XIXe siècle. La révolution industrielle, l’accroissement démographique ou encore la tertiarisation d’une partie de la société produisent un bouleversement qui fait éclater le tissu urbain souvent encore marqué par l’empreinte médiévale. Devant « le ventre malade », l’urbanisme esthétique se fait pratique. Un nécessaire aménagement s’impose autour de la notion de circulation des hommes, de l’air, de l’eau et des produits. Cette action réformatrice qui entend purifier la ville au nom de règles hygiénistes a ses acteurs, ses priorités et ses résultats inégaux. Dans l’histoire des villes le plus célèbre de ces moments reste sans doute l’œuvre édilitaire réalisée par Georges Haussmann. Ce préfet entre 1853 et 1869 met en place un  nouveau réseau de voies dans le vieux tissu des quartiers du centre de Paris, amorce des futurs beaux quartiers à l’ouest, annexe à la ville toute une partie de sa banlieue en 1860 tout en équipant  – eaux, égouts, éclairage – et en fournissant de nouveaux transports publics. Ces travaux aboutissent à un profond renouvellement de Paris.

Sans pouvoir brosser un tableau complet de la révolution urbaine au XIXe siècle, le cours permettra de saisir l’évolution du paysage parisien urbain en montrant le passage du pessimisme urbain à l’optimisme urbain, marqué par l’aménagement et l’intégration mais aussi par de nouvelles hiérarchies sociales. L’étude de cette période sera également l’occasion d’observer comment s’est mise en place la première politique publique urbaine et ses nécessaires révisions.

Claire Toupin-Guyot est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Rennes et chercheuse au laboratoire ARENES (UMR 6051).

021620 Généalogie

  • Dates des cours : 6nov-13nov-20nov-27nov-4déc-11déc-18déc-8janv-29janv-5févr-12févr-19févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Marie-Hélène LERAY


Marie-Hélène LERAY
Apprendre à rechercher ses ancêtres et découvrir l’histoire de sa famille.

  • Définition de la généalogie, techniques et méthodes, matériel
  • Sources : État civil, registres paroissiaux, archives notariales, archives judiciaires, recrutement militaire, enregistrements, lieux de recherches
  • Sites de Généalogie et recherches en ligne
  • Visite d’un dépôt d’archives.

021710 Égypte ancienne – Histoire générale

  • Dates des cours : 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Le cours relatif à l’Histoire Générale de l’Égypte Ancienne se déroule sur 3 ans. Le 1e cycle est intitulé Aux origines de l’Égypte pharaonique, le 2e cycle, Vers l’Âge d’or (de l’Ancien Empire à la fin du Moyen Empire) et le 3e cycle, Le crépuscule des rois dieux (des Origines du Nouvel Empire à la naissance de l’Égypte ptolémaïque). L’année 2025-2026, nous avions proposé le cycle 1 relatif aux origines, ce qui nous a permis d’explorer la période dite archaïque, durant laquelle nous avons étudié la gestation culturelle et politique de la civilisation pharaonique. Cette année 2026-2027 sera donc consacrée au cycle 2.

Cycle 2 – Vers l’âge d’or (2700-1700 av. J.C – Ancien et Moyen Empires)

Ce cycle de cours a pour objectif de comprendre comment l’Égypte dynastique est devenue tout à fait pharaonique, c’est-à-dire comment le roi, incarnation du divin, est devenu le dieu parfait, fils de Rê issu de ses reins et qui l’aime, qui caractérise cette période de l’Égypte ancienne, à savoir la théocratie solaire. Lors d’une première phase, les rois fondateurs de l’Ancien Empire en pensent et en instaurent tous les principes fondamentaux : légitimité de la royauté en exercice, légitimité de la succession, légitimité de la régence maternelle, ainsi que la Maât, soit l’ordre absolu de Rê, tant céleste, que terrestre et que chtonien. Pour autant, cette belle période de montée en puissance des rois égyptiens s’achève dans le drame. La fin de l’Ancien Empire est marquée par un affaiblissement politique qui va générer des crises économiques, sociales et morales. Le paroxysme s’exprime dans l’horreur d’une guerre civile dont les rois thébains sortiront vainqueurs, inaugurant une nouvelle période glorieuse, le Moyen Empire. Elle sera dominée par les longs et grands règnes des rois de la 12e dynastie. Ces rois civilisateurs profiteront des acquis structurels apportés par les fondateurs de l’Ancien Empire pour mener une politique d’expansion, en augmentant les capacités nourricières de la terre égyptienne tout en œuvrant pour l’afflux des richesses en matières premières. Ils organiseront l’administration territoriale en ouvrant les écoles de scribes au-delà du sérail courtisan, générant ainsi une classe moyenne désireuse de faire connaître sa valeur sociale, ce qui non seulement dynamisera l’artisanat, mais portera l’art de l’orfèvrerie à son plus haut niveau ; sans compter l’avènement d’un art nouveau, la littérature.

 

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

021715 Égypte ancienne – Le pouvoir au féminin en Égypte Ancienne

  • Dates des cours : 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr-12févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Cette année 2026-2027, le cours thématique d’égyptologie sera consacré aux femmes de pouvoir en Égypte ancienne. Au cours de ces 6 séances, nous étudierons quelques-uns de ces cas, ce depuis les origines jusqu’à la fin de l’histoire pharaonique – quoi qu’il serait dommage de ne pas envisager le rôle très important qu’a joué Cléopâtre 7 à la fin de la période ptolémaïque. Nous constaterons alors que, dès les origines dynastiques de la royauté, la femme était déjà impliquée dans les règles de l’exercice du pouvoir.

Dans un premier temps, nous analyserons la portée du rôle des fondatrices de dynasties ainsi que celui des Grandes Épouses Royales. De fait, dès les origines, elles sont particulièrement honorées. Qui sont-elles ? Quels sont leurs titres ? De quoi sont-elles révélatrices ? De grandes reines nous permettront d’illustrer ce propos : notamment, le cas de Neithhotep de la 1e dynastie, de Nymâathep mère de Djoser inaugurant la théocratie solaire (3e dynastie). Mais nous constaterons que les Grandes Épouses Royales du Moyen Empire sont nettement moins connues. Pourquoi ? D’autant que leur notoriété se réaffirme au Nouvel Empire, avec notamment Ahmès Nefertary, Nefertiti, ou encore Nefertary, Grande Épouse Royale de Ramsès 2, bien plus connue que celle qui lui succèdera dans cette fonction, Isisnofret, qui pourtant était la mère du roi successeur ! Était-elle réellement moins aimée ?

Dans un deuxième temps, nous nous attacherons à commenter la légitimité de l’exercice du pouvoir royal de grandes reines de l’histoire pharaonique : certaines l’ont exercé au titre de régente (et là encore depuis les origines dynastiques), d’autres au titre de roi de Haute et de Basse Égypte. Si la plus connue est sans nul doute Hatshepsout Maâtkarê, curieusement, elle n’en n’est pas la plus emblématique puisqu’elle n’exerce pas ce pouvoir au titre de roi, mais à celui de « co-roi ». Il nous faudra donc en revanche commenter le cas très controversé de Nitocris de la fin de l’Ancien Empire, celui au contraire bien documenté de Neferousobek du Moyen Empire, et celui, plus obscur, de Tausert de la fin de la 19e dynastie (dynastie de Ramsès 2). Enfin, il faudra encore aborder le rôle très particulier des Divines Adoratrices d’Amon, dont le pouvoir à Thèbes est incontestable et qui ne font leur apparition qu’à la Troisième Période Intermédiaire (vers le 8e av. J.C).

Puis, nous achèverons notre étude par la présentation de femmes de pouvoir en dehors du cadre stricte de la royauté, en évoquant notamment le cas d’une femme vizir à l’Ancien Empire, ou encore du rôle des femmes de l’élite administrative.

Enfin, nous conclurons par une recherche sur le statut de la femme au sein de la société égyptienne, question qui est en fait au cœur de notre réflexion.

 

 

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

 

021720 Égypte ancienne – Iconographie thébaine, ce que disent les temples, ce que racontent les tombes

  • Dates des cours : 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr-12févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

Le cycle de cours relatif à l’Iconographie thébaine nous permet d’aborder de nombreux aspects des croyances et concepts des Anciens Égyptiens connus au Nouvel Empire. De fait, cette période faste s’exprime intensément, et plus particulièrement à Thèbes (aujourd’hui Louxor), devenue une capitale théocratique : c’est là que l’on rend un culte aux rois « dieux parfaits » ainsi qu’à Amon-Rê « père des rois ».

Ce cours comporte bien sûr des aspects théoriques, mais il se veut surtout interactif : il s’agit pour les participants de s’approprier les scènes iconographiques en apprenant à en décrypter les codes et les symboles. Aussi, mais uniquement pour ceux qui le souhaitent, nous proposons quelques exercices. Ils seront corrigés en cours et destinés à éveiller le regard. Il s’agit d’engranger des connaissances visuelles, expression d’aspects fondamentaux de la civilisation égyptienne.

L’année dernière, ce cours a été consacré à l’étude des scènes funéraires royales, exprimant la vision égyptienne des mondes inférieurs et des obstacles à dépasser pour une renaissance solaire éternelle. Le sujet, fort intéressant mais également très complexe, est certes inépuisable. Pour autant, il est extrêmement pointu.

Cette année, je vous propose au contraire d’élargir notre étude à des scènes relevant de contextes différents. Nous observerons ensemble des représentations théocratiques, mettant en scène rois et divinités, gravées sur les murs des temples thébains, qu’il s’agisse de temples divins de la rive Est (les temples de Karnak d’Amon, de Mout, de Khonsou, …, et du temple de Louxor), ou des temples mémoriels royaux de la rive Ouest (temples de Medinet Habou, le Ramesseum, de Deir el-Bahari …). Mais nous aurons également l’occasion d’analyser des scènes funéraires, élaborées dans des tombes royales de la vallée des rois ou de la vallée des reines, autant que dans des tombes privées, celles destinées aux élites creusées dans la vallée des Nobles, ou celles des artisans de Deir el-Medineh. Il s’agira en effet d’apprendre à reconnaître les figures impliquées dans ces scènes par leurs attributs, et d’en comprendre la gestuelle souvent accompagnée d’éléments iconographiques connexes. Nous constaterons alors que cette iconographie thébaine présente une grande cohérence, permettant alors d’aborder la décoration d’autres sites tels que celles d’Abou Simbel au sud, ou encore des scènes funéraires memphites au nord.

L’objectif du cours de cette année est donc de proposer à tout un chacun une méthode d’observation de l’iconographie égyptienne, afin d’en comprendre la portée culturelle (qui fait quoi et pourquoi), mais également d’en apprécier toute la finesse et la profondeur par la connaissance des origines et de la portée des éléments iconographiques.

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

 

021730 L’Égypte du nord au sud, toute une histoire !

  • Dates des cours : 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Laurence RETOURNE


Laurence RETOURNÉ

L’Égypte ancienne est d’autant plus fascinante que ses vestiges nous impressionnent encore. Qu’il s’agisse des monuments toujours en élévation, pyramides et temples, ou conservés dans les profondeurs de la terre, tombes royales ou privées, ou qu’il s’agisse des objets mis au jour par des siècles d’archéologie et présentés dans les musées, l’Égypte pharaonique nous parle encore. Grâce à ses nombreux textes de toutes les époques, soutenus par une iconographie signifiante, elle nous livre ses secrets. L’objectif de ce cycle de cours est de se familiariser avec l’histoire et la culture pharaonique afin de s’approprier le discours des guides de voyage et de profiter aux mieux des visites, sur place ou en musée.
Nous aurons donc l’occasion de visiter les pyramides et mastabas du secteur memphite, secteur initié aux origines des rois égyptiens « fils de Rê », les tombes à Saff de la Moyenne Égypte révélant la provincialisation de la société du Moyen Empire, de déambuler dans le joyau archéologique thébain, capitale politique des rois du Nouvel Empire, et de pousser l’exploration jusqu’aux portes de la Nubie, d’Assouan à Abou Simbel. Sans compter les temples ptolémaïques, vestiges de la pensée égyptienne à l’époque gréco-romaine. Un beau voyage …

Laurence Retourné, d’abord conférencière, a mis en avant ses compétences d’historienne et rédigé deux ouvrages. Ensuite, elle a développé ses connaissances à travers des cours, formations et séminaires, ainsi que dans l’accompagnement de voyages culturels en Égypte.

021804 Histoire mythique des USA

  • Dates des cours : 18nov-2déc-16déc-13janv-27janv-10févr-10mars-24mars
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Lauric GUILLAUD


Lauric GUILLAUD

Pourquoi un président sans religion est-il aujourd’hui soutenu par 80 % des églises évangéliques ? Alors que continue de déferler aux USA une vague conservatrice, politique et religieuse, et que l’Europe regarde, sidérée, le « triomphe » de Donald Trump, une constante se fait jour dans la civilisation américaine : l’omniprésence du mythe ou de la croyance, qu’elle soit celle du mainstream (majoritaire) ou celle des groupes sectaires ou utopiques. Croyant ou incroyant — c’est beaucoup plus rare —, l’Américain trouve naturel de croire à la « destinée » supposée « manifeste » du peuple américain (l’exceptionnalisme) et de se situer par rapport à Dieu, à l’Église, à la religion. Les hommes politiques le savent bien, qui font constamment référence au Créateur par-delà les dénominations religieuses. En dépit du phénomène de sécularisation, les États-Unis restent la nation la plus religieuse du monde occidental. D’où vient cette imprégnation religieuse dans un pays où plus de neuf personnes sur dix proclament leur foi en Dieu, où quatre Américains sur dix affirment avoir communiqué avec les morts, tandis qu’entre 5 à 6 % de la population prétend avoir été enlevée par des extraterrestres ? Cette foi plurielle relève-t-elle du délire, ou présente-t-elle une cohérence au fil des siècles ? Où va l’Amérique, au moment où son ‘image traditionnelle — l’espoir du monde, la nation élue, le nouvel Israël — est fracassée, dans une atmosphère d’apocalypse (L’Amérique qui tombe, la fin du mythe de l’unité nationale, l’avenir à reculons). « Cette nation qui n’en finit pas de naître » (D. Lacorne) et qui est « vouée à se réinventer » (S. Marche) pourra-t-elle poursuivre sa mission mythique, telle « une ville de lumière au sommet d’une colline ». Ces questions imposent un retour en arrière qui couvrira plus de 300 ans d’histoire en insistant plus particulièrement sur quatre points : « L’invention du Nouveau Monde », « L’Amérique maçonnique », « L’Amérique sectaire et utopique » et la « Destinée Manifeste ».

Niveau de connaissance : culture générale

PLAN DU COURS

1 – Introduction : les origines mythiques de l’Amérique du Nord. Comment peut-on parler d’une histoire « cachée » de l’Amérique du Nord ? Qui a réellement découvert l’Amérique ? Les racines de l’exceptionnalisme américain.
2 – L’invention du Nouveau Monde. L’imaginaire américain et le mythe du « Nouveau Monde ». Le mythe de la Cité sur la Colline. La colonie de Jamestown  : du paradis à l’enfer. La véritable histoire de Pocahontas .
3 – L’Amérique maçonnique. Sectes et sociétés secrètes. Le rôle de la franc-maçonnerie durant la Révolution américaine. Le Hell Fire Club (XVIII e et XIXe siècles).
4 – L’Amérique sectaire et utopique. Les racines utopiques de l’Amérique du Nord (XVIIe siècle) de Thomas More aux communautés religieuses et socialistes. La chute de la maison puritaine.
5 – La conquête de l’Ouest et le mythe de la « Destinée Manifeste » du peuple américain. Le sursaut spirituel des Amérindiens (XIXe siècle).
6 – Où va l’Amérique ? Conspirationnisme et paranoïa (XXe et XXIe siècles).

Ouvrage de base :

    1. Guillaud, Histoire mythique de l’Amérique, Cadillon, Le Visage vert, 2023

021809 Histoire du Japon

  • Dates des cours : 30sept-7oct-14oct-4nov-18nov-25nov-2déc-9déc-16déc-6janv-13janv-20janv
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Catherine POMEYROLS


Catherine POMEYROLS

Ce cours étudie le Japon de la période Edo (à partir de 1603), puis la période Meiji (1868-1912) période fondatrice du « Japon moderne », jusqu’à la Seconde Guerre mondiale ; toutes les thématiques seront abordées : histoire politique, relations internationales, histoire culturelle, économique et sociale.
Les grands traits de la civilisation et de l’histoire des périodes plus anciennes, utiles pour comprendre la période, seront présentés également sous forme de flash-back clairement identifiés.
Ce cours abordera autant que nécessaire l’histoire du Japon dans son aire régionale (Chine notamment) ; une attention particulière sera prêtée aux relations avec la France et aussi avec les pays européens, notamment à travers l’étude des arts et du japonisme.

Vous pouvez déjà consulter l’ouvrage de SOUYRI Pierre-François, Samuraï. 1000 ans d’histoire du Japon, Nantes, Château des ducs-PUR, 2014 [+ présentation de l’Exposition 28 juin – 29 novembre 2014, sur le site internet du Château] pour commencer.

021825 Vie et déclin des Empires dans le monde islamique VII-XX° siècle

  • Dates des cours : 30sept-7oct-14oct-4nov-18nov-25nov-2déc-9déc-16déc-6janv-13janv-20janv
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Alain MIOSSEC


Alain MIOSSEC

Comment naît un Empire, en combien de temps décline – t-il jusqu’à disparaître ? Empire Omméyade qui cependant n’est pas né de rien et qui mit plus de temps qu’on ne croit à être dit « islamique ». Empire Abbasside et tout autant Empire arabe, Empire Mongol puis Empire Ottoman ; Empire mongol. Empire turc – dont Mustafa Kémal proclama la fin en 1922. Empire Mongol pour un temps maître d’un très vaste espace. Un Empire est un agglomérat de territoires que l’on assemble et qui se dispersent avant que de se recomposer, sous d’autre formes et avec d’autres dirigeants. Un Empire est un vaste espace, hétérogène dans ses composantes (la terre et les hommes), inscrit dans un temps long qu’il faut comprendre en évitant les jugements souvent anachroniques portés aujourd’hui. Ce cours, en partie inspiré de la lecture du grand historien et sociologue Ibn Kaldoun (une théorie de l’Histoire en son temps) est une réflexion sur l’Espace et le Temps et… sur la place de l’Islam, en fil rouge…