012230 Simone Weil ( 1909-1943) Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale. Résister en des sombres temps.

  • Dates des cours : 10mars-17mars-24mars-31mars-7avr-14avr
  • Heure de début du cours : 17:00
  • Heure de fin du cours : 19:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Nadia TAIBI


Nadia TAïBI

Simone Weil ( 1909-1943) Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale. Résister en des sombres temps.

Nous reprendrons ce texte de Simone Weil qui de son propre aveu fût son « Grand Œuvre ». Nous reviendrons sur la pensée de cette philosophe qui, de manière précieuse, singulière et originale questionne son époque. Plus encore : elle demande comment résister à l’oppression. Comment tenir ensemble l’exigence de soulèvement et la lucidité qui invite à se défier des croyances révolutionnaires ?

Nadia Taïbi est agrégée et docteur en philosophie, rédactrice en chef de la revue Sens-Dessous. Elle est enseignante au lycée Jean De Lattre de Tassigny à la Roche sur Yon (85) depuis 2003.

012231 La honte est-elle vraiment « un sentiment révolutionnaire »? Honte de soi et honte pour soi. ( De Marx à Primo Levi)

  • Dates des cours : 4nov-18nov-25nov-2déc-9déc-16déc
  • Heure de début du cours : 17:00
  • Heure de fin du cours : 19:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Nadia TAIBI


Nadia TAÏBI

Nous reprenons ici la formule que le jeune Marx utilise dans une lettre qu’il écrit à son ami Ruge en mars 1843. Il définit la honte comme une « colère rentrée ». Lorsqu’elle s’exprime elle ne veut plus consentir à l’ordre du monde. Elle est soulèvement.

Nadia Taïbi est agrégée et docteur en philosophie, rédactrice en chef de la revue Sens-Dessous. Elle est enseignante au lycée Jean De Lattre de Tassigny à la Roche sur Yon ( 85) depuis 2003.

012235 Hannah Arendt : amitié et politique (thèmes et contenus actualisés)

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc
  • Heure de début du cours : 14:30
  • Heure de fin du cours : 16:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Vincent GRÉGOIRE


Vincent GRÉGOIRE

Ce cours aborde des thèmes variés et actuels liés à Hannah Arendt, avec un contenu entièrement repensé pour cette année. Les séances proposeront de nouvelles perspectives et approches, garantissant une expérience d’apprentissage enrichissante tant pour les nouveaux étudiants que pour ceux ayant déjà suivi le cours l’année précédente. Aucune connaissance préalable de l’année dernière n’est requise.

Revenant sur les mois qui suivirent la prise du pouvoir d’Hitler et qui précédèrent son exil, Hannah Arendt déclarait en 1964 : « Le problème n’était pas tant ce que faisaient nos ennemis que ce que faisaient nos amis ». En 1951, dans Les origines du totalitarisme, elle écrivait : « Les hommes solitaires ont toujours été en danger de tomber dans la désolation quand ils ne trouvent plus la grâce rédemptrice de l’amitié ». Ces deux assertions font bien ressortir que pour Arendt l’amitié est un lien qui ne relève pas de la seule sphère privée. Elle possède aussi une dimension politique dans la mesure où elle sauve la possibilité d’un monde commun alors même que la sphère publique est menacée ou détruite par les logiques tyranniques ou totalitaires ou encore par la médiocrité de l’époque. Ce cours propose dans un premier temps de resituer la notion arendtienne d’amitié dans la tradition de la philosophie politique (d’Aristote à Carl Schmitt), en relation avec les notions d’amour, de compassion, de fidélité, de fraternité, d’alliance. Il s’agira ensuite de bien faire ressortir que pour elle il ne s’agit pas seulement d’une notion mais bel et bien d’une expérience, réellement salutaire, qui accompagna sa propre vie politique et qu’elle vécut intensément aussi bien avec des vivants qu’avec des morts (Rahel Varnhagen, Rosa Luxemburg, Walter Benjamin, Gershom Scholem, Karl Jaspers…). Nous nous arrêterons sur quelques-unes de ces amitiés.

Vincent Grégoire est agrégé et docteur en philosophie, il est aussi directeur de publication de la revue « Sens-Dessous »

012240 Walter Benjamin penseur de la catastrophe: résister au présent

  • Dates des cours : 11mars-18mars-25mars-1avr-8avr-15avr
  • Heure de début du cours : 14:30
  • Heure de fin du cours : 16:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Vincent GRÉGOIRE


Vincent GRÉGOIRE

Dans une lettre d’avril 1931 à son ami Gershom Scholem, Walter Benjamin (1892-1940) se décrivait comme « un naufragé qui dérive sur une épave, en grimpant à l’extrémité du mât qui est déjà fendu. Mais il a une chance de donner de là-haut un signal de détresse. » D’une certaine manière toute son œuvre peut être lue comme un grand signal de détresse lancé pendant que l’Europe sombre entre les deux guerres mondiales. Le naufragé lui même, Juif Allemand exilé en France, met fin à ses jours le 26 septembre 1940 stoppé dans sa fuite à la frontière espagnole. Il nous reste à recueillir le signal résonnant dans son œuvre inachevée. Ce cours propose d’esquisser ce travail en explorant les axes importants de sa pensée (la théologie, l’esthétique, la politique) à travers les étapes de sa vie, marquée par une forme de précarité perpétuelle mais aussi par ses amitiés intenses et conflictuelles avec des figures aussi fortes et diverses que Gershom Scholem (grand spécialiste de la pensée juive, installé en Palestine et souhaitant y faire venir son ami), Bertolt Brecht (le célèbre dramaturge rallié au communisme) ou encore Theodore Adorno (pilier de l’Ecole de Francfort).
Résister au présent signifie répondre dès à présent à l’urgence de l’époque (et chaque époque recèle une urgence), mais signifie aussi ne pas se laisser séduire par l’illusion d’un présent compris comme étape d’un progrès. Nous verrons comment la philosophie de l’histoire de Benjamin est radicalement opposée l’idée de progrès (qu’elle soit portée par le communisme, le sionisme, ou la démocratie libérale) et que c’est justement pour cela qu’elle permet de repenser l’utopie.

Vincent Grégoire est agrégé et docteur en philosophie, il est aussi directeur de publication de la revue « Sens-Dessous »

012310 Quelle éducation pour l’enfance et l’adolescence aujourd’hui ? (regard philosophique)

  • Dates des cours : 3nov-10nov-24nov
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean Pierre AUBRET


Jean Pierre AUBRET

Programme proposé pour trois rencontres consacrées à :
  • Un vingtième  siècle entre conservatisme et progressisme
  • Quel enfant du 21ème siècle ?
  • Quelle éducation ?

012xxx Éros philosophe

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv-21janv-28janv-4févr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Gerhardt STENGER


Gerhardt STENGER

Il est notoire qu’à côté de la littérature classique du Grand Siècle, des tendances épicuriennes se sont manifestées en France au cours du XVIIe siècle, à tel point que ce n’est pas sans cause que le mot « libertinage » a désigné alors et les mœurs relâchées et la hardiesse philosophique. Héritière de cette tradition libertine, la littérature du XVIIIe siècle explore volontiers les enjeux posés par les rapports amoureux et la sexualité : une forte mesure d’érotisme, se manifestant dans un champ assez restreint, a agi de façon créatrice à l’intérieur du mouvement des Lumières. Le triomphe de la philosophie sensualiste et le progrès des sciences naturelles battent en brèche la spiritualité de l’âme dont un des rôles les plus importants avait été d’appuyer la morale traditionnelle d’inspiration chrétienne qui condamne comme péché le désir sexuel. La « matérialisation » de l’âme a donc, par un procédé inverse, libéré la part de sexualité que sa « spiritualisation » avait longtemps réprimée.
Thérèse philosophe, d’attribution incertaine, raconte, sous forme de lettre-mémoires, l’initiation d’une jeune fille aux plaisirs de la chair et son émancipation concomitante du carcan philosophique et religieux imposé par sa mère et les autorités de l’Église.
Dans le triptyque Ceci n’est pas un conte, Madame de la Carlière et Supplément au Voyage de Bougainville, ainsi que dans l’Entretien d’un philosophe avec la maréchale de***, Diderot s’interroge sur les nombreuses raisons qui font obstacle à l’amour : la situation socio-économique, l’indissolubilité du mariage, la fidélité, la nature de l’homme, etc. À l’encontre de Rousseau, il montre que le malheur de l’homme moderne provient surtout du fait que la civilisation n’a pu s’accomplir qu’en assujettissant la femme à l’homme et en contrariant leurs besoins sexuels.

Textes au programme :

  • Thérèse philosophe, éd. F. Lotterie, GF-Flammarion, n° 1254
  • Diderot : Contes, éd. B. Didier, Le Livre de Poche, n° 3144
  • Diderot : Sur les femmes, Folio 2 €, n° 5637

012xxx Le conte philosophique de Voltaire

  • Dates des cours : 5nov-12nov-19nov-26nov-3déc-10déc-17déc-7janv-14janv-21janv-28janv-4févr
  • Heure de début du cours : 15:45
  • Heure de fin du cours : 17:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Gerhardt STENGER


Gerhardt STENGER

Le genre du conte philosophique date du XVIIIe siècle. Il s’agit d’un récit fictif, court et plaisant, qui emprunte des traits aux contes et romans traditionnels, en y joignant les problématiques sérieuses de la philosophie. L’homme est-il libre ? De quoi est-il responsable ? Dieu a-t-il pu vouloir le mal ? Que peut-on espérer de l’ordre de l’univers et de la justice divine ? Comment supporter l’imperfection du monde ? Peut-on garder son innocence ? L’amour et la raison triompheront-ils, ou bien la définitive et angoissante bêtise des esprits faux ? Les héros des contes voltairiens se font l’écho de ces interrogations. Micromégas constate que tous les habitants des planètes qu’il a visitées souffrent de leurs imperfections ; Zadig ne comprend pas pourquoi les calamités s’acharnent sur lui malgré ses qualités morales et ses bonnes actions ; Candide rencontre des maux partout où il passe ; quant à l’Ingénu, il finit par conclure que malheur est bon à quelque chose. L’alliance entre philosophie et littérature telle que Voltaire la pratique dans ses fictions philosophiques s’avère une arme efficace dans son engagement pour promouvoir la raison critique et lutter contre les injustices de son temps.

Textes au programme :
– Voltaire : Micromégas, Zadig, Candide, L’Ingénu
Ces quatre contes de Voltaire peuvent être achetés dans n’importe quelle édition.

 

012xxx Penser la musique : débats philosophiques de Platon à nos jours

  • Dates des cours : 5févr-12févr-19févr-12mars-19mars-26mars
  • Heure de début du cours : 10:15
  • Heure de fin du cours : 12:15
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Robert MULLER


Robert MULLER

La plupart des grands noms de notre tradition philosophique se sont intéressés à la musique, bien plus que ce que nos habitudes de lecture et notre culture le laissent entendre ; certains philosophes ont même été compositeurs (Rousseau, Nietzsche, Adorno). Une des principales questions qui les a occupés est celle de l’objet de la musique : tout le monde admet qu’elle exprime quelque chose, mais la nature de ce qu’elle exprime (des sentiments ? des histoires ? des objets du monde ? l’au-delà du monde ?) et les moyens appropriés à cette fin (par quelles techniques imiter ou restituer ce qu’on veut exprimer ?) ont suscité de vifs débats, auxquels ont pris part à la fois philosophes et théoriciens de la musique. Ce sont ces débats qu’on essaiera de comprendre à travers quelques textes emblématiques, de Platon au compositeur F.B. Mâche.

En raison du petit nombre de séances prévu, on utilisera principalement les extraits parus dans le petit volume Philosophie de la musique (R. M. et F. Fabre, Paris, Vrin, 2013), qui traite du même objet.

Professeur émérite depuis Septembre 2009, Robert Muller est ancien élève de l’E.N.S.-Ulm, Agrégé de Philosophie. Il est Docteur de IIIe cycle (thèse sur les Mégariques) et Docteur d’Etat (thèse sur Platon).

014020 Initiation à l’anthropologie

  • Dates des cours : 8oct-5nov-19nov-3déc-17déc-14janv-28janv-11févr-11mars-25mars-8avr-13mai
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Philippe ALONZO


Philippe ALONZO

Appréhension de la diversité et du relativisme culturels.

En mettant nos pas dans ceux des anthropologues d’hier et d’aujourd’hui, par une présentation théorique et des exemples ethnographiques classiques et contemporains, ce cours d’initiation offre un aperçu des concepts, approches et pratiques en anthropologie sociale et culturelle.

Philippe Alonzo est docteur en sociologie, maître de conférences à Nantes Université et chercheur au Centre Nantais de Sociologie (le CENS).

014021 Socio-anthropologie de la famille et de la parenté

  • Dates des cours : 1oct-15oct-12nov-26nov-10déc-7janv-21janv-4févr-18févr-18mars-1avr-15avr
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Philippe ALONZO


Philippe ALONZO

Prendre conscience de la pluralité des modèles familiaux à travers le monde et les sociétés humaines.

La famille est dans tous ses états ! Structure incontournable de notre société, on la dit malmenée, bouleversée, réduite à sa forme nucléaire alors même que ce noyau est décrit comme de plus en plus instable ! Les dernières évolutions juridiques sur le mariage réinterrogent nos conceptions occidentales modernes du couple, de la parenté et de la parentalité.
Ce cours est une invitation à croiser le regard à la fois sociologique et anthropologique sur les structures de la parenté dans les sociétés traditionnelles et sur les évolutions du couple et de la famille dans notre société occidentale. Cette double approche permet de relativiser les évolutions que nous vivons actuellement et montre que des sociétés que l’on qualifie de primitives ont trouvé, il y a déjà longtemps, des réponses aux questions que nous considérons aujourd’hui comme insurmontables.

Philippe Alonzo est docteur en sociologie, maître de conférences à Nantes Université et chercheur au Centre Nantais de Sociologie (le CENS).