021930 Au cœur des Balkans Histoire et Histoire des arts de la Macédoine d’Alexandre Le Grand aux guerres balkaniques IVe s. av. J.-C. – XXe s. ap. J.-C.

  • Dates des cours : 1oct-15oct-12nov-26nov-10déc-7janv-21janv-4févr-4mars-18mars-1avr-29avr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Thierry PIEL


Thierry PIEL

Situé aux confins du monde grec antique, le royaume de Macédoine gouverné par la dynastie des Argéades se tint longtemps à l’écart des grandes évolutions diplomatiques et militaires de l’aire méditerranéenne pâtissant en outre de l’inamicale pression de ses voisins septentrionaux thraces et illyriens. L’accession au trône de Philippe II en 359 av. J.-C. constitue un tournant historique capital pour le royaume amplifié par l’épopée conquérante de son fils Alexandre le Grand. L’exhumation en 1977 par l’archéologue Manolis Andrinokos de la riche tombe dite de Philippe II à Vergina vint confirmer le bond en avant que connaît alors la culture matérielle de la Macédoine.

Aux temps hellénistiques la Macédoine sur laquelle veille la dynastie des Antigonides se taille une place importante dans les affaires du bassin égéen et ce jusqu’à ce que Rome s’impose à l’issue de la Troisième guerre de Macédoine en 168 av. J.-C. Devenue une province romaine, les villes de Macédoine se couvrent de monuments publics prestigieux ce dont témoignent encore les imposants vestiges de Philippes.

Avec la conversion chrétienne de l’Empire romain, églises et monastères apparaissent en nombre sur le sol macédonien tout au long de son histoire byzantine. Le grand port de Thessalonique, seconde ville de l’Empire constitue un foyer artistique byzantin exceptionnel jusqu’à ce que les Turcs s’en emparent en 1430. Plus au nord les migrations slaves s’étaient conclues par la fondation d’un État bulgare dont les souverains passés au christianisme encouragèrent la fondation de monastères qui conservent de très belles fresques. Le site enchanteur d’Orhid promu capitale politique et religieuse par le tsar bulgare Samuel en 969 conserve ainsi un exceptionnel patrimoine religieux qui lui a valu un classement au patrimoine mondial par l’UNESCO.

À l’issue des Guerres balkaniques de 1912-1913, après une occupation turque pluriséculaire, l’antique Macédoine sera partagée lors du traité de Bucarest entre Grecs, Serbes et Bulgares.

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021940 Le conspirationnisme : des origines au 11 septembre 2001

  • Dates des cours : 12nov-26nov-10déc-7janv-21janv-4févr-4mars-18mars
  • Heure de début du cours : 10:30
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Lauric GUILLAUD


Lauric GUILLAUD

Le conspirationnisme fait aujourd’hui des ravages dans le monde entier. Cette vision du monde affirme que le cours de l’histoire est en réalité provoqué par l’action secrète d’un groupe d’hommes désireux de réaliser un projet de contrôle et de domination des populations. Les tenants du « complotisme » – le terme date de la fin des années 2010 – opposent un scénario fantasmatique dont le motif narratif est toujours le même : il faut démasquer les coupables et les accuser publiquement afin de contrecarrer leurs projets liberticides.
En fait, ce phénomène n’est guère nouveau. Historiquement, nombre de rumeurs populaires ciblent des groupes minoritaires, tels les Juifs, accusés depuis le XIIe siècle, ou les Templiers au XIVe. Mais on assiste à un tournant au XVIIIe siècle quand le siècle des Lumières voit une explosion de la peur complotiste avec la Révolution. Au sein d’une « communauté émotionnelle » (B. Rosenwein) se développent la peur, le soupçon et la colère des masses qui feront le lit de la Terreur.
Outre la France révolutionnaire, nous nous intéresserons à un pays, les USA, qui, depuis ses commencements, a dû faire face à plusieurs vagues complotistes. Comme l’a montré Richard Hofstadter, l’Amérique est aux griffes d’un vaste complot, perçu comme la « force motrice de l’histoire », qui, dans l’ombre, travaille à sa destruction. La liste est longue, depuis l’affaire de Salem, le « complot » des Illuminés, celui des francs-maçons et des jésuites, celui des Rouges qui se seraient infiltrés dans les places-fortes de Washington, jusqu’à l’assassinat de John Kennedy le 22 novembre 1963. La crainte paranoïde du complot atteindra son paroxysme avec l’attaque terroriste du 11 septembre. L’Amérique serait-elle vouée à une « Culture de la conspiration » (Michael Barkun) ? C’est possible car on parle de « conspirocratie » aux XXe et XXIe siècles, quand les Américains découvrent que les complots sont bien réels : assassinats inexpliqués, Nixon et le Watergate, pseudo-armes de destruction massive sous Bush junior, etc. Peu à peu, on place la conspiration au centre du discours politique en recherchant des réponses à l’inexpliqué. Au bout du compte, il n’y a plus de systèmes clairs de catégorisation du réel. Les conspirations s’interpénètrent dans des nébuleuses hétérogènes où se mêlent culture populaire, science-fiction (ufologie), radicalisme politique, droite religieuse et racialisme. Il va de soi que le gouvernement américain cache la vérité à la population. La SF est devenue un révélateur de secrets d’Etat, et le « complotomane » est décidément voué à un décodage interminable.
La puissante imagerie apocalyptique des attentats du 11 septembre 2001 va permettre aux millénaristes de développer leurs thèses eschatologiques. Dorénavant, les conspirateurs ne sont plus seulement les jésuites ou les maçons mais les autorités mêmes, gouvernants invisibles et autres maîtres cachés. Assisterions-nous aujourd’hui à une « défaite des Lumières » (Taguieff) ? Qu’en sera-t-il demain ?
Plan du cours (12 heures): Les origines (Le XVIIIe siècle, la Révolution française). La paranoïa américaine (XVIIe-XVIIIe siècle, Salem, l’antimaçonnisme, les Illuminés). Les XIXe siècle (L’affaire Morgan, l’anticatholicisme). Les XXe et XXIe siècles (le maccarthisme, Kennedy, Nixon et le Watergate, le 11 septembre, l’ufologie). Conclusion.

Niveau de connaissance requis : culture générale

 

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021950 Histoire et chansons françaises

  • Dates des cours : 13oct-17nov-15déc-12janv-9févr-9mars
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Jean GUIFFAN


Jean GUIFFAN

La chanson française de 1967 à 1972

Bien que de plus en plus concurrencée par les importations anglo-américaines et quelque peu « chamboulée » par les événements de 1968, la chanson française reste toujours bien présente avec ses valeurs sûres comme Brassens, Aznavour, Bécaud, Gainsbourg, Ferrat… auxquels s’ajoutent de nouveaux venus comme Michel Fugain, Julien Clerc, Serge Lama et Michel Sardou.

Après une courte présentation des principaux événements chaque année étudiée, les participants sont appelés à interpréter les chansons dont le texte leur sera envoyé peu avant, l’historien les accompagnant alors au piano.

 

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021955 Blues et jazz : reflets de l’histoire sociale et politique des Africains américains

  • Dates des cours : 2oct-9oct-16oct-6nov-13nov-20nov-27nov-4déc-11déc-18déc-8janv-15janv
  • Heure de début du cours : 13:30
  • Heure de fin du cours : 15:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Marc BARTNIK


Jean-Marc BARTNIK

Connaitre les contextes historiques et géographiques dans lesquels se sont développés le blues et le jazz.
En arrivant en Amérique, les esclaves déportés d’Afrique, plongés dans une société puritaine et rationaliste, perdent leur identité culturelle. Peu à peu, ils réinventent un langage musical, qui les accompagne au quotidien ( travail, église, fêtes…). Rapidement le blues et le jazz se différencient en fonction des régions et de l’évolution de la communauté afro-américaine. Ces styles expriment leur colère, leur volonté d’assimilation et aussi leur désillusion.

  • Plantations et esclavage
  • La ségrégation dans le sud
  • Naissance du blues et diversification des styles
  • Le jazz d’avant guerre
  • La révolution bebop
  • Remarquable destin du blues du Delta
  • Free jazz et Black Power
  • Quelques musiciens remarquables : Duke Ellington, Charlie Parker, Miles Davis, Sun Ra

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021960 Femmes au travail : s’affirmer par la lutte

  • Dates des cours : 29sept-6oct-13oct
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

L’objectif de ces cours est de faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. Aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

Le mouvement ouvrier face au travail féminin. En septembre 1894, lors du 6e congrès national des syndicats de France, Charles Rossignol conclut par ses mots son rapport sur le travail salarié et les femmes  : « Nous concluons en demandant que dans notre société actuelle, à travail égal, la femme touche salaire égal, en attendant que la prochaine Révolution sociale la rende au foyer domestique d’où elle n’aurait jamais dû sortir. » Tout est dit en une phrase…De la fin du 19e siècle à nos jours, ce cours retrace plus d’un siècle de combats pour imposer la légitimité du travail féminin, contre vents et marées, y compris syndicaux.
Chantelle 1981 : la colère des petites mains. Chantelle est une société textile créée en 1876 par un ingénieur parisien, Auguste Gamichon. Il produit tout d’abord des bas à varices, ceintures et tricots, avant de diversifier sa production grâce à son neveu, Paul-Maurice Kretz, qui rejoint l’entreprise à la fin du 19e siècle. En 1949, la famille Kretz lance la marque « Chantelle » et se fait remarquer par une communication publicitaire audacieuse qui lui apporte de la notoriété. Le développement de la marque pousse la direction à créer deux nouvelles usines dont une, en 1966, à Saint-Herblain, dont le personnel se révèlera assez vite, fort indocile.
Les OS du clavier se rebiffent : la grève des dactylocodeuses de l’INSEE (1980-1981). L’INSEE les avait recrutées au début des années 1970 car elles offraient toutes les garanties : elles étaient femmes, jeunes, dociles et destinées à le rester grâce à un management autoritaire et paternaliste. En 1980, les « petites mains » se révoltent et font entendre pour la première fois leurs voix de travailleuses et de femmes.

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021961 Ouvriers, paysans et pêcheurs : les chemins de l’unité

  • Dates des cours : 24nov-1déc-8déc
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

Faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. A noter : les cycles sont indépendants les uns des autres et aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

Les vignerons et les « rouges » (1891-1914). Dans un courrier de décembre 1891, le socialiste Charles Brunellière écrit à son ami Augustin Hamon, intellectuel anarchiste parisien, les mots suivants : « Les syndicats de vignerons ont été organisés par des délégués de l’Union syndicale de Nantes et par moi. (…) Le Progrès, journal opportuniste, prétend que c’est l’organisation d’une nouvelle jacquerie. C’est ce qui arrivera si les propriétaires veulent voler leurs colons et leurs fermiers. » Deux ans plus tard, le 8 octobre 1893, dans les colonnes du journal Le Temps, on peut lire ceci : « C’est la semence socialiste qu’il faut se hâter de détruire à l’heure même où elle est répandue sur le sol. Quand elle aura levé et que la moisson sera prête, il sera trop tard. »
Passay, 1907 : les pêcheurs se rebellent. La grève de 1907 est un moment fort de l’histoire de Passay, le village de pêcheurs du Lac de Grandlieu. D’abord parce que ce combat souligne la volonté du syndicalisme et du socialisme de sortir des centres ouvriers urbains pour combattre les restes de féodalisme présents dans un univers aussi réactionnaire que la Loire-Inférieure rurale. Ensuite parce qu’elle permet la création de deux coopératives, la première de pêche et la seconde de consommation, qui survivront des décennies. Elle est menée par un homme devenu depuis figure locale, Arsène Corbeau. Un Arsène Corbeau dont on sait au demeurant peu de choses…
Nantes, 19 février 1964 : ouvriers et paysans au coude à coude. Le 19 février 1964, 70000 travailleurs se rassemblent autour d’un slogan : « Pour que vive la Loire-Atlantique ». Emploi, développement industriel et critique de la politique sociale gaulliste sont au cœur de leurs interrogations. Or rien ne les prédestinait à marteler ensemble le pavé nantais. Retour sur vingt ans de relations entre syndicalisme ouvrier et paysan…

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021962 Le syndicat, voilà l’ennemi : résistances patronales

  • Dates des cours : 5janv-12janv-19janv
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

Faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. A noter : les cycles sont indépendants les uns des autres et aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

La « Liberté libre » et les « trublions téléguidés » : ERAM et le syndicalisme (1962-1972). Chez ERAM, on ne supporte les syndicats que s’ils sont dociles, et gare aux travailleurs qui tenteraient de s’émanciper de la férule patronale ! Les syndicalistes chrétiens de la CFTC-CFDT l’apprennent à leurs dépens lors de deux conflits sociaux, en 1962 et 1972.
Une décennie pour rien ? L’UD CFDT 53 et le défi de l’implantation syndicale (1969-1981). « Il y a plus de têtes de vaches qu’il y a d’habitants, et encore quand je parle de vaches, je parle bien des bovins, et je ne compte pas les patrons. » Nous sommes en novembre 1981, dans le cadre du 8e congrès de l’Union régionale CFDT des Pays-de-la-Loire. En quelques mots, un syndicaliste a mis en avant les caractéristiques d’un territoire peu accueillant pour le mouvement ouvrier : la Mayenne demeure une terre agricole et les patrons mayennais ne sont guère portés au dialogue social…
La délocalisation, une arme antisyndicale : le cas d’UGECO. « C’est la première fois à Nantes que l’on voit une usine fermer ses portes, pratiquement après une grève, et aller s’installer ailleurs. » Ces mots sont issus d’un long article que L’Eclair consacre le 22 septembre 1972 à cette entreprise nantaise de confection. En effet, après une très longue grève, la direction décide de se « restructurer » abandonnant le cœur de Nantes pour la campagne verdoyante (Sainte-Pazanne) et le bord de mer (Guérande).

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021963 Moments forts de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique

  • Dates des cours : 26janv-2févr-9févr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Lundi
  • Intervenant : Christophe PATILLON


Christophe PATILLON

L’objectif de ces cours est de faire connaître la richesse de l’histoire sociale de la Loire-Atlantique et de l’Ouest en partant de luttes et d’événements marquants. Aucune connaissance en histoire sociale n’est requise !

1833, les typographes nantais et la défense du métier. En mai 1833, soixante-quinze ouvriers typographes apposent leurs signatures au bas du contrat constitutif de l’Association philanthropique qu’ils viennent de créer et pour laquelle ils sollicitent la bienveillance des employeurs. Mais, faisant fi de la loi qui interdit les syndicats, cette association entend soutenir les ouvriers aux prises avec les imprimeurs nantais indélicats.
« Ils ont tué Rigollet ! » : 1955, une révolte ouvrière en basse-Loire. Le conflit de 1955 occupe une place à part dans l’histoire sociale de la Loire-Atlantique par sa durée et sa dureté. Durée : il s’écoule sur huit mois. Dureté : à Saint-Nazaire, on se bat autour des chantiers le 23 juin et on dresse des barricades le 1er août ; à Nantes, cette dureté s’illustre notamment par les moyens techniques utilisés par les manifestants (pavés, boulons, engins explosifs, sabotages). Même le vieux leader CGT Gaston Monmousseau fait revivre le temps d’un discours une ancienne pratique syndicaliste-révolutionnaire : le boycott.
Mai 1968, Nantes s’embrase. « La Commune de Nantes », tel est le titre du livre que Yannick Guin consacre au mouvement de mai-juin 1968 à Nantes. La référence au mouvement parisien de 1871 est hautement symbolique même si le « Mai nantais » fut exceptionnel, autrement dit singulier, fruit d’une histoire sociale dont les caractéristiques essentielles ne se retrouvèrent nulle part ailleurs.

N’hésitez pas à visiter la bibliothèque du Centre d’histoire du travail (RDC du bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). L’emprunt d’ouvrages y est possible gratuitement.

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021964 Luttes sociales, luttes des femmes, chansons, durant le début de la 3ème République, 1871-1914

  • Dates des cours : 6janv-13janv-20janv-27janv-3févr-10févr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Dominique LOISEAU


Dominique LOISEAU

Le mouvement ouvrier, après les massacres commis par la toute jeune 3ème république, lors de « La semaine sanglante » de 1871, se reconstitue peu à peu, dans la violence des grèves et de la répression, tiraillé entre la construction d’un syndicalisme indépendant et les courants anarchistes et marxistes. Des ouvrières y participent, mais syndicalisme naissant et partis tardent à reconnaître leur légitimité, et la jonction est difficile avec les mouvements féministes, d’origine plus bourgeoise, mais qui, pourtant, luttent aussi pour une forme d’émancipation. Omniprésente, la chanson constitue un élément crucial de ces dynamiques et de ces mouvements populaires, et nous fait ressentir la puissance de ces émotions collectives.

 

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021970 Histoire des techniques et patrimoine industriel en Loire-Atlantique

  • Dates des cours : 9janv-16janv-23janv-30janv-6févr-13févr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Laure OREFICI


Laure OREFICI

A la croisée de plusieurs domaines de connaissances (histoire des techniques, patrimoine industriel et patrimoine culturel immatériel), ce cours traitera de l’évolution des techniques, des savoir-faire et leur transmission, et du développement artisanal et industriel au travers d’exemples locaux.

Le cours se répartit en six séances de deux heures.

  • Cours n°1 : Introduction à l’histoire des techniques et au patrimoine industriel
  • Cours n°2 : La fabrication du verre et les verreries forestières de Loire-Atlantique ; vers l’industrialisation (Couëron, Vertou)
  • Cours n°3 : La fabrication artisanale des matériaux de construction en terre cuite (Arthon) ; le développement des briqueteries industrielles de Loire-Atlantique (Couëron, Ancenis…)
  • Cours n°4 : La métallurgie du fer : les forges du Pays de Châteaubriant ; les forges de Basse-Indre et de Trignac
  • Cours n°5 : La métallurgie des métaux non-ferreux (Nantes, la fonderie de plomb de Couëron)
  • Cours n°6 : La production de sucre aux Antilles et le raffinage

Laure Orefici est une archiviste et historienne spécialisée dans le patrimoine culturel, industriel et immatériel. Elle mène des recherches sur l’histoire des techniques et le patrimoine industriel régional, notamment la fabrication du verre, la métallurgie, la production des terres cuites architecturales et l’aménagement de la Loire, en mettant l’accent sur l’évolution des savoir-faire et leur transmission. Elle occupe un poste de responsable du patrimoine culturel, où elle pilote des projets de restauration du patrimoine, conçoit des expositions et mène des actions de médiation culturelle. Elle partage aussi son expérience en matière de médiation participative et de valorisation de la mémoire ouvrière et du patrimoine industriel. Son travail se situe à l’intersection de la recherche historique, de la conservation du patrimoine et de l’engagement citoyen, contribuant ainsi à la transmission et à la valorisation du patrimoine.

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