033020 Histoire de la culture pub

  • Dates des cours : 25nov-2déc-9déc-16déc-6janv-13janv-20janv-27janv
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 15:30
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Jean Olivier SAIZ


Jean Olivier SAIZ

Lorsque la publicité arrive à la télévision française en 1968, la plus grande crainte est que les téléspectateurs soient manipulés. Près de 60 ans plus tard, force est de constater que la bataille semble définitivement perdue : entre les affiches, les spots télé, la radio, internet, les avancées du neuro-marketing, sans oublier les produits insérés de façon quasi subliminale dans les films et séries, nous serions exposés en moyenne à plus de 300 messages publicitaires par jour ! Rien d’étonnant si l’on se souvient des propos de Patrick Le Lay, PDG de TF1, qui expliquait en 2004 que son travail était de rendre le cerveau du spectateur toujours plus réceptif : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible… » Et pourtant certaines pubs, par leur créativité et leur mise en scène cinématographique sont de petits bijoux d’émotion et d’humour, qui se prêtent particulièrement bien à l’analyse d’images. D’autres encore reflètent la mentalité des consommateurs et illustrent de façon pertinente l’évolution de nos sociétés. Enfin, pour les plus nostalgiques, les publicités agissent comme de véritables madeleines de Proust et font partie de notre imaginaire collectif. A travers l’analyse de nombreuses pubs télé anciennes et récentes, apprenez à aimer la pub, à mieux la décrypter… et à vous en méfier !

NB : Ce cours est une introduction aux concepts clés du marketing et présente les principaux repères chronologiques à connaître, en alternant l’histoire de la publicité et des analyses de campagnes récentes. Ce cours sera suivi d’un deuxième niveau intitulé « Décryptons les mensonges de la pub », plus approfondi et thématique. Nous vous conseillons de suivre ces cours dans l’ordre proposé, sur une année ou deux.

PRÉREQUIS: Aucune connaissance particulière n’est requise, si ce n’est un goût pour la sémiologie et la pensée critique. L’objectif de ces cours n’est pas de former des professionnels de la communication mais des citoyens éclairés, capables d’analyser, de comprendre et de questionner les images, afin de développer une lecture critique des discours médiatiques contemporains.

 

Jean Olivier SAIZ, 50 ans, est professeur agrégé d’espagnol et conférencier. Il est passionné par les civilisations précolombiennes depuis son plus jeune âge. Bibliophile amateur et collectionneur, il possède actuellement une trentaine de codex aztèques et mayas en édition fac-similé. C’est cette passion et son goût de la transmission qui l’ont amené à réaliser des conférences.

 

 

 

 

033021 Décryptons les mensonges de la pub

  • Dates des cours : 10févr-17févr-10mars-17mars-24mars-31mar-7avr-14avr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 15:30
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Jean Olivier SAIZ


Jean Olivier SAIZ

En 1939, Paul Valéry constatait déjà que ses contemporains vivaient sous le « régime perpétuel de la perturbation de leurs intelligences » et que « l’exagération de tous les moyens de communication soumettait les esprits à une nervosité généralisée ». On n’ose imaginer ce qu’il dirait s’il revenait parmi nous ! Dans notre monde gorgé d’écrans, rythmé par la musique des clics, les notifications incessantes et les publicités intrusives, que devient ce qu’il appelait « la vie de l’esprit » ? Car de nos jours, la publicité est partout et ne se contente pas de vendre des produits : elle fabrique aussi des récits, des mythes, des icônes, des valeurs. Ce second cycle de cours propose d’explorer les grands mécanismes de manipulation à l’œuvre dans la publicité contemporaine. À travers 8 thématiques, il s’agira de comprendre comment la pub détourne l’art, la politique, l’écologie, l’humour, la révolte ou les émotions pour mieux nous séduire et nous influencer. Une analyse critique de notre société de consommation pour questionner l’illusion d’un choix libre dans la fabrication de nos désirs.

NB : Ce cours est la suite de « Histoire de la Culture Pub », qui est plus chronologique. Nous vous conseillons de les suivre dans l’ordre indiqué, sur une année ou deux.

PRÉREQUIS: Aucune connaissance particulière n’est requise, si ce n’est un goût pour la sémiologie et la pensée critique. L’objectif de ces cours n’est pas de former des professionnels de la communication mais des citoyens éclairés, capables d’analyser, de comprendre et de questionner les images, afin de développer une lecture critique des discours médiatiques contemporains.

 

Jean Olivier SAIZ, 50 ans, est professeur agrégé d’espagnol et conférencier. Il est passionné par les civilisations précolombiennes depuis son plus jeune âge. Bibliophile amateur et collectionneur, il possède actuellement une trentaine de codex aztèques et mayas en édition fac-similé. C’est cette passion et son goût de la transmission qui l’ont amené à réaliser des conférences.

 

 

 

 

033202 La démocratie est-elle le moins pire des régimes ? De Socrate aux zadistes

  • Dates des cours : 4nov-18nov-25nov-2déc-9déc-16déc
  • Heure de début du cours : 9:00
  • Heure de fin du cours : 11:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Jean-Frederic DESAIX


Jean-Frédéric DESAIX

Churchill avait-il raison en définissant la démocratie comme le moins pire des régimes ?
Concertation, démocratie participative, empowerment… de nouvelles aspirations aux pratiques démocratiques pointent ici et là en Europe. La démocratie représentative est-elle à bout de souffle ? Est-ce possible de s’en passer ? Quelles ont été les tentatives en faveur d’une démocratie directe ?

  • Origine des débats sur la conception de la démocratie
  • Rousseau versus Locke
  • Les tentatives de démocratie directe au cours des siècles
  • La crise du système représentatif
  • Crise de la démocratie ou crise des démocraties ?
  • Les nouveaux espaces démocratiques
  • Imaginaire ou réalité ?

033204 Régime politique américain : un idéal démocratique ?

  • Dates des cours : 11déc-18déc-8janv-15janv-22janv-29janv
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Nicolas BRUNET


Nicolas BRUNET

Les récentes actualités amènent à s’interroger sur le rôle et le pouvoir de l’élément phare du régime politique américain, à savoir le président.

Ce cours abordera les fondamentaux des régimes démocratiques, comme la séparation des pouvoirs et son application aux États-Unis et ses différences avec le système européen.

A travers les précédents historiques, ce cours abordera le rôle des institutions politiques américaines, en allant de l’élection présidentielle américaine (en abordant les notions entendues dans les médias de « Super Tuesday », de grands électeurs …), en passant par la procédure de destitution propre au régime présidentiel et permettra d’aborder les pouvoirs réels du président et de l’administration dans cet état fédéral.

Pour compléter ce panorama, la constitution américaine, ses amendements, le rôle de la Cour Suprême et son influence récente seront abordées.

Nicolas Brunet est titulaire de deux Master 2 en droit, il intervient à la faculté de droit et de sciences politiques depuis 4 ans en droit constitutionnel.

 

033205 Les ultra-riches et le pouvoir dans l’Amérique de Trump

  • Dates des cours : 4févr-11févr-18févr-11mars-18mars-25mars-1avr-8avr
  • Heure de début du cours : 14:15
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Marion PINEAU


Marion PINEAU

Depuis l’investiture de Donald Trump pour sa seconde mandature à la présidence des Etats-Unis, tout s’est brutalement accéléré sur le plan politique, économique et géopolitique. La Maison Blanche est devenue l’épicentre d’un séisme venant secouer la planète. Tranchant avec le style politique de ses prédécesseurs, Donald Trump s’est rapidement entouré de visages jusque-là peu habitués à tirer les ficelles du pouvoir depuis l’intérieur. Composé essentiellement d’amis milliardaires et multimillionnaires, le gouvernement américain est, plus que jamais, soutenu par les ultras puissants du milieu de la tech. C’est désormais hors du cadre classiquement opérant qu’agissent aujourd’hui les ultra-riches et géants de l’économie américaine bien décidés à en découdre avec la démocratie.

Dans ce cours, il sera aussi bien question de « ploutocratie » que de « broligarchie ». La ploutocratie à l’œuvre outre Atlantique témoigne des influences de milliardaires allant jusqu’à surpasser celle des Etats. Le critère d’accès au pouvoir est désormais l’argent ! Le cas américain retiendra notre attention pour appréhender les enjeux politiques et stratégiques à venir à l’échelle de la planète. De son côté, la Silicon Valley est devenue le terreau fertile d’une « broligarchie technologique » qui, après avoir prêté allégeance à Donald Trump, se soucie principalement de préserver ses intérêts stratégiques et financiers. Les valeurs portées par cette classe dirigeante de la tech, sont celles du masculinisme ou encore celles d’un eugénisme dépoussiéré, directement hérité de l’idéologie nazie. Porte-parole débridé, Elon Musk en incarne le principal visage public et politique. Mais nombreux sont celles et ceux qui ont rejoint ce mouvement. Préférant d’abord cultiver la discrétion, cette classe dirigeante n’hésite désormais plus à politiser les idées héritières d’un passé meurtri par les ravages du fascisme et du nazisme. L’occasion des saisir les événements actuels et à venir, à l’aune des dernières décennies.

Pour mieux appréhender ce qui se joue chez les hauts dirigeants et milliardaires, ce cours offrira plusieurs clefs de compréhension : Pourquoi l’eugénisme a-t-il le vent en poupe chez les hauts dirigeants de la Silicon Valley ? Comment expliquer le retour d’un mouvement politique se faisant directement l’héritier des idéologies nazies et fascistes ? Comment et sous quelles façons l’eugénisme est-il devenu, chez une partie des ultra-riches, le plan de sauvetage de la planète face aux risques de guerre et de dérèglements climatiques ? Autant de questions qui seront abordées dans ce cours pour mieux saisir les tumultes rencontrés par l’appareil d’Etat Américain et qui, par effet de ricochets, pèsent sur nos démocraties européennes. Autrement-dit, les perspectives à venir seront lues à l’aune de l’histoire collective et passée.

Dans ce cours, les sciences sociales seront mises au service d’esprits en alerte pour mieux saisir les transformations à l’œuvre et à venir. Science politique, sociologie, sciences économiques et sociales, géopolitique et droit seront nos principales boussoles pour décrypter les mutations contemporaines. C’est en zoomant sur les frontières de plus en plus poreuses entre pouvoirs politique et financier que ce cours offrira les clefs de compréhensions des mécanismes à l’œuvre, qu’il s’agisse des démocraties américaines ou européennes. De quelles magnitudes vont être les séismes orchestrés par une « ploutocratie », doublée d’une « broligarchie » américaine ? Devant de tels virages politiques et économiques, quels sont les scénarios Européens envisageables ?

Marion Pineau est docteure en science politique (Université de Droit et des Sciences Politiques de Nantes – DCS), enseignante à l’École Centrale de Nantes (ENSM), politiste et sociologue consultante.

 

033208 L’institution parlementaire : une clef de compréhension de la vie politique française

  • Dates des cours : 3nov-10nov-17nov-24nov-1déc-8déc
  • Heure de début du cours : 13:00
  • Heure de fin du cours : 15:00
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Samuel SANCHEZ


Samuel SANCHEZ

Nous entendons fréquemment parler d’institutions sans être en mesure de déterminer avec précision leur place et leur rôle aujourd’hui en France. Tel est le cas du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État, de la Cour des comptes, le Conseil économique, social et environnemental… Pourtant, ces institutions sont loin d’être secondaires ; pour certaines, elles assurent des missions essentielles dans le fonctionnement de l’État. L’ambition est de donner des clefs de compréhension sur qui composent ces institutions, comment sont-elles organisées, quelles sont leurs principales compétences.

033210 Le socialisme : une riche idée sociale et politique

  • Dates des cours : 10févr-17févr-10mars-17mars-24mars-31mars
  • Heure de début du cours : 13:00
  • Heure de fin du cours : 15:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Samuel SANCHEZ


Samuel SANCHEZ

Idée politique née au XIXe siècle, le Socialisme germe dans un contexte particulier, entre développement de l’industrialisme et du capitalisme. Face à ce contexte, des penseurs s’interrogent sur la réorganisation de la société et de l’État. Ce sont notamment Proudhon, Marx, puis Jaurès ou Lénine. Cependant, le Socialisme n’apparaît pas comme une construction intellectuelle uniforme : entre le socialisme réformiste et le socialisme révolutionnaire, entre le socialisme utopique et le socialisme scientifique, les différences sont notables, participant à la richesse d’une idée politique qui anime encore aujourd’hui des régimes sous lesquels vit un quart de la population mondiale. Les fondements et la spécificité du socialisme seront étudiés sous différents angles : socialisme utopique et socialisme scientifique ; socialisme et propriété ; socialisme et État ; socialisme, entre réformisme et révolution ; socialisme et violence.

033212 Monnaie et déficit public en Europe

  • Dates des cours : 9mars-16mars-23mars-30mars-6avr-13avr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Mehmet TUNCEL


Mehmet TUNCEL

Quel peut être le lien entre les taux d’intérêt fixés par la Banque centrale européenne (BCE) et les prix des produits alimentaires dans les rayons des grandes surfaces ? Pourquoi la dette publique serait-elle acceptable jusqu’à 60% du PIB et insupportable au-delà ? Qu’est-ce que la dette publique, et représente-t-elle réellement un fardeau pour les générations à venir ?

Pour ceux qui suivent l’actualité à travers les médias et les déclarations des responsables politiques, ce sont des questions profanes à ne pas poser car les réponses seraient évidentes : la stabilité des prix est le seul objectif des politiques économiques, la BCE doit relever les taux d’intérêt si les prix augmentent, les gouvernements doivent éviter des déficits et des dettes excessifs.

Ce cours propose d’aller aux origines de la conception des mécanismes économiques qui ont conditionné la définition des politiques budgétaires et monétaires dans les Traités européens pour s’interroger sur des issues hétérodoxes possibles. Il est destiné à un public qui se sent concerné par ces questions sans se sentir suffisamment informé sur les bien-fondés des critères quantitatifs qui se sont imposés depuis les années 1990 : pas plus de 2% d’inflation, pas plus de 3% du PIB de déficit public…

Dans un premier temps le cours prendra la forme d’une introduction générale à l’économie : la formation du PIB, son partage entre les facteurs de productions, les rôles des différentes catégories d’agents dans le circuit économique… Après un examen du rôle des banques dans la création de monnaies et du financement de l’économie, de l’intermédiation financière et la place qu’occupe une banque centrale dans le système monétaire, on s’intéressera à l’évolution du cadre théorique des politiques monétaires et budgétaires dans les années quatre-vingt. Ces années Thatcher – Reagan ont marqué la définition des critères de convergence pour la monnaie unique qui sont connus comme les « critères de Maastricht », repris dans la Partie VIII du Traité sur l’Union européenne (1992) et entérinés par le Pacte de stabilité et de croissance (1997).

On constatera que la BCE n’a pu appliquer une telle politique monétaire qu’entre 1999 et 2001, pendant les deux années qui sont suivi sa création. Les conséquences sur l’Europe de l’éclatement de la bulle spéculative des nouvelles technologies ont nécessité une redéfinition des indicateurs suivis pour la politique monétaire entre 2001 et 2007. La crise des subprimes de 2008 a conduit la BCE à appliquer des politiques « non conventionnelles » et à détourner le Traité européen qui interdit tout financement direct des gouvernements et des administrations pour financer les dépenses publiques accrues. Ces pratiques ont été présentées par un langage codifié (politiques monétaires non-conventionnelles, opérations monétaires sur titres, assouplissement quantitatif etc…) qui sera démystifié.

Le cours ne nécessite aucune formation préalable en économie, puisqu’il commencera comme une introduction à l’économie, mais un intérêt à l’actualité européenne et économique.

Programme à titre indicatif, susceptible d’évoluer en cours d’année :

  • Mécanismes de l’économie (formation et partage de la valeur, activité économique et emploi)
  • Monnaie, banques, banques centrales, marchés financiers
  • Politiques économiques des Trente Glorieuses
  • Années quatre – vingt : changement de paradigme
  • Émergence des critères de convergence, lancement de l’euro
  • La BCE : orthodoxie (1999 – 2001)
  • La BCE : tâtonnement (2001 – 2007)
  • La BCE : gestion de la crise des subprimes (2007 – 2012) et de la crise sanitaire (2020 – 2022)
  • La BCE : retour à l’orthodoxie ? (depuis été 2022)
  • Que faire de la dette publique ?

 

033215 Comprendre l’action des pouvoirs publics et ses limites face aux défis économiques contemporains

  • Dates des cours : 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Léonard DELMAIRE


Léonard DELMAIRE

Ce cours s’adresse à des débutants souhaitant découvrir les fondements et les limites de l’action des pouvoirs publics face aux multiples défis économiques du XXIe siècle. Il peut être complété par le module « Marché, croissance, finance, mondialisation… Une introduction aux fondements de l’économie » proposé au premier semestre, mais il n’est pas nécessaire d’avoir suivi le premier cycle de séances pour s’y inscrire.

Modalités : chaque séance se focalisera en priorité sur la bonne compréhension des savoirs les plus fondamentaux tout en proposant des développements plus ou moins poussés d’éléments mentionnés dans le programme ci-dessous en fonction des besoins et/ou envies des étudiants. Par ailleurs, des supports de cours pédagogiques seront transmis afin d’approfondir librement chaque thématique abordée.

Programme indicatif :

Séance n°1 : La régulation de l’économie par les pouvoirs publics et les bases de la macro-économie :

– Les fondements de l’intervention des pouvoirs publics : les raisons, moyens et limites de l’intervention de l’État, l’évolution du rôle économique et social de l’État (de l’État « Gendarme » à l’État « Providence ») et ses ressorts, les fonctions économiques de l’État, les grands déséquilibres macro-économiques, les différents types de politiques économiques (structurelles ou conjoncturelles).

– Les politiques conjoncturelles : les principes et effets des politiques budgétaires et monétaires (de relance ou de rigueur), les spécificités des politiques monétaires et budgétaires au sein de la zone euro, les limites de ces politiques dans le cadre européen (difficultés de coordination et existence de chocs asymétriques).

Séance n°2 : Les choix politiques face aux défis de la croissance économique :

– Les défis de la croissance économique : le progrès technique comme facteur de polarisation des emplois et de hausse des inégalités de revenus, les limites écologiques de la croissance, les débats sur la possibilité d’un développement durable et sur le rôle du progrès technique comme solution aux limites écologiques.

– L’action des pouvoirs publics en faveur de l’environnement et ses limites : principes, avantages et limites de la réglementation, de la taxation, des subventions à l’innovation verte, des marchés de quotas d’émission.

– Les obstacles à la mise en place d’une politique climatique : les dysfonctionnements de l’action publique à l’échelle nationale et internationale.

Séance n°3 : Les mutations du travail et de l’emploi :

– Les principales mutations de l’emploi : les principales évolutions de la structure des emplois, le développement du chômage (et les limites des indicateurs mesurant celui-ci), la précarisation de l’emploi salarié, la segmentation du marché du travail.

– L’évolution des organisations du travail (taylorisme, fordisme, toyotisme, organisation apprenante…) et leurs effets sur les conditions de travail.

– Les effets du numérique et de l’I.A. sur le travail et l’emploi (en particulier l’ubérisation de l’économie et les effets sur les qualifications et les revenus des salariés).

Séance n°4 : Les politiques de lutte contre le chômage :

– Les analyses théoriques des causes du chômage : les problèmes d’appariement, les asymétries d’information et le salaire d’efficience, les effets négatifs des institutions, la faiblesse de la demande effective.

– Les politiques de lutte contre le chômage : principes et limites des politiques de relance, d’allègement du coût du travail, de flexibilisation du marché du travail, ou de formation et d’accompagnement des chômeurs.

Séance n°5 : La gestion des risques sociaux et l’action des pouvoirs publics en faveur de la justice sociale :

– Les notions de risques et de risques sociaux : définitions, les analyses économiques de l’aversion pour le risque, les déterminants de l’exposition aux risques, les facteurs influençant la perception des risques, la gestion individuelle et collective des risques.

– Les inégalités face aux différentes conceptions de la justice sociale : définition et mesure des inégalités, les différentes conceptions de l’égalité et de la justice sociale.

– L’action des pouvoirs publics en faveur de la justice sociale : principes et limites de la redistribution, des services collectifs et de la lutte contre les discriminations.

– La triple crise de l’État-Providence : la crise de financement, les débats sur l’efficacité de la redistribution, le recul du consentement à l’impôt et les désincitations.

Séance n°6 : Les enjeux actuels de la mondialisation, du libre-échange et du protectionnisme :

– Les facteurs de compétitivité des firmes et des pays : définition et mesures de la compétitivité, les facteurs de compétitivité d’un pays, les déterminants de l’internationalisation de la chaîne de valeur par les firmes transnationales et ses conséquences.

– Les effets contrastés du commerce international et de l’internationalisation de la production : la baisse des prix, la réduction des inégalités internationales, l’accroissement des inégalités de revenus au sein de chaque pays.

– Libre-échange Vs protectionnisme : définition et histoire, les avantages et les inconvénients du libre-échange, les justifications et limites du protectionnisme.

 

 

033218 Marché, croissance, finance, mondialisation… Une introduction aux fondements de l’économie

  • Dates des cours : 1oct-8oct-15oct-5nov-12nov-19nov
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Léonard DELMAIRE


Léonard DELMAIRE

Ce cours s’adresse à des débutants souhaitant s’initier aux notions et aux mécanismes fondamentaux de l’économie afin de mieux appréhender l’actualité. Il peut être complété par un deuxième module au second semestre intitulé « Comprendre l’action des pouvoirs publics et ses limites face aux défis économiques contemporains ».

Modalités : chaque séance se focalisera en priorité sur la bonne compréhension des savoirs les plus fondamentaux tout en proposant des développements plus ou moins poussés d’éléments mentionnés dans le programme ci-dessous en fonction des besoins et/ou envies des étudiants. Par ailleurs, des supports de cours pédagogiques seront transmis afin d’approfondir librement chaque thématique abordée.

Programme indicatif :

Séance 1 : Les bases de la micro-économie :

– Le marché : les multiples définitions du marché, l’essor de l’économie de marché, le modèle de concurrence pure et parfaite.

– Le fonctionnement des marchés : la rencontre de l’offre et de la demande, les déterminants de l’offre et de la demande, les chocs économiques (d’offre et de demande, positifs/négatifs).

Séance 2 : Les atteintes à la concurrence et les défaillances des marchés :

– Les marchés imparfaitement concurrentiels : les différents types de monopoles, les oligopoles et les risques d’entente, les barrières à l’entrée, les abus de position dominante, la concurrence monopolistique.

– L’action des pouvoirs publics pour lutter contre les atteintes à la concurrence : les modalités de la politique européenne de la concurrence et ses limites.

– Les principales défaillances des marchés : les externalités, les biens communs et collectifs, les asymétries d’information.

– L’intervention des pouvoirs publics pour pallier les défaillances de marché : réglementation, taxation, marché des droits à polluer, production de services collectifs.

Séance 3 : Le processus de croissance économique :

– La croissance économique : définition et mesures, les limites du PIB comme indicateur de richesses et de développement, une brève histoire de la croissance économique (un phénomène récent, irrégulier et inégalement réparti dans le monde).

– Les sources de la croissance : le rôle des facteurs de production, du progrès technique, et de l’intervention des pouvoirs publics.

Séance 4 : Le financement de l’économie et la création monétaire :

– Les fonctions et les formes de la monnaie : les fonctions économiques / sociales / politiques de la monnaie, les formes de la monnaie et leur histoire.

– Les circuits de financement : analyse des capacités et des besoins de financements des différents agents économiques, les types de financement des investissements des entreprises (autofinancement, financement par emprunt, financement sur les marchés financiers) et leur évolution.

– La création monétaire : le principe de création monétaire par les banques commerciales, le rôle des banques centrales et les limites de la création monétaire.

Séance 5 : Les crises financières :

– Les causes et le déroulement d’une crise financière : la formation et l’éclatement d’une bulle spéculative, les comportements mimétiques et les prophéties auto-réalisatrices, les paniques bancaires et faillites bancaires en chaîne, les canaux de transmission de la crise financière à l’économie réelle, les conséquences d’une crise sur l’activité économique et l’épargne des ménages,

– Comprendre les crises financières de 1929 et 2008 : la crise de 1929 et la Grande Dépression des années 1930, la crise des « subprimes » de 2008 et la récession des années 2010.

– La régulation du système bancaire et financier : l’aléa moral et le risque systémique, les principaux instruments de régulation et leurs limites.

Séance 6 : Comprendre la mondialisation :

– La mondialisation, un phénomène multidimensionnel : l’internationalisation du commerce et de la production, la globalisation financière, la mondialisation culturelle et politique.

– Les déterminants matériels et politiques de l’essor du commerce international : le rôle du progrès technique, une brève histoire du développement du libre-échange, le développement du commerce intra-firme, l’évolution des régimes de change.

– Les déterminants théoriques des échanges internationaux : les principales théories économiques sur les avantages du commerce international et de la spécialisation (avantages absolus et comparatifs, dotations factorielles et technologiques, rôle de la demande représentative, différenciation des produits).