- Dates des cours : 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
- Heure de début du cours : 16:00
- Heure de fin du cours : 18:00
- Jour du cours : Mardi
- Intervenant : Claire TOUPIN-GUYOT
Claire TOUPIN-GUYOT
Si l’effort urbaniste a toujours été présent dans la société européenne, les réflexions autour de l’amélioration des conditions de vie s’imposent surtout à l’ensemble des élites (politiques, intellectuelles et économiques) au XIXe siècle. La révolution industrielle, l’accroissement démographique ou encore la tertiarisation d’une partie de la société produisent un bouleversement qui fait éclater le tissu urbain souvent encore marqué par l’empreinte médiévale. Devant « le ventre malade », l’urbanisme esthétique se fait pratique. Un nécessaire aménagement s’impose autour de la notion de circulation des hommes, de l’air, de l’eau et des produits. Cette action réformatrice qui entend purifier la ville au nom de règles hygiénistes a ses acteurs, ses priorités et ses résultats inégaux. Dans l’histoire des villes le plus célèbre de ces moments reste sans doute l’œuvre édilitaire réalisée par Georges Haussmann. Ce préfet entre 1853 et 1869 met en place un nouveau réseau de voies dans le vieux tissu des quartiers du centre de Paris, amorce des futurs beaux quartiers à l’ouest, annexe à la ville toute une partie de sa banlieue en 1860 tout en équipant – eaux, égouts, éclairage – et en fournissant de nouveaux transports publics. Ces travaux aboutissent à un profond renouvellement de Paris.
Sans pouvoir brosser un tableau complet de la révolution urbaine au XIXe siècle, le cours permettra de saisir l’évolution du paysage parisien urbain en montrant le passage du pessimisme urbain à l’optimisme urbain, marqué par l’aménagement et l’intégration mais aussi par de nouvelles hiérarchies sociales. L’étude de cette période sera également l’occasion d’observer comment s’est mise en place la première politique publique urbaine et ses nécessaires révisions.
Claire Toupin-Guyot est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Rennes et chercheuse au laboratoire ARENES (UMR 6051).








