033017 Le droit au service de la protection du Vivant

  • Dates des cours : 16oct-13nov-27nov-11déc-8janv-22janv
  • Heure de début du cours : 13:00
  • Heure de fin du cours : 15:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Élisabeth LAMBERT


COURS ANNULÉ - information du 8 septembre 2025, après l'impression de la plaquette

Élisabeth LAMBERT

Il s’agira de comprendre comment les outils juridiques peuvent mieux protéger le Vivant, selon différentes approches: le droit objectif//l’approche par les droits humains: le droit à un environnement sain, à une alimentation saine, etc…//les droits de la Nature//les droits bioculturels. Nous verrons quels avantages et inconvénients comporte chaque formule; nous insisterons sur la dimension culturelle et surtout sur les capacités imaginatrices (à l’infini) du droit, notamment lors de recours en justice.
Pas de pré-requis.

Élisabeth Lambert est directrice de recherche au CNRS, son approche est celle de la mobilisation du droit, notamment en Justice, au profit des individus pour la protection de leurs droits. Pour plus d’infos, cf ma page: https://dcs.univ-nantes.fr/fr/membres/elisabeth-lambert-3

 

 

033019 Image et hypertrucage à l’heure de l’intelligence artificielle

  • Dates des cours : 22janv-29janv-5févr-12févr-5mars-12mars-19mars-26mars
  • Heure de début du cours : 15:15
  • Heure de fin du cours : 16:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Laurent NEYSSENSAS


Laurent NEYSSENSAS

Dans nos sociétés contemporaines, les images occupent une place centrale : elles informent, séduisent, émeuvent, orientent nos choix… mais aussi, parfois, nous trompent.

Ce module propose de mieux comprendre le pouvoir des images et de développer un regard critique face à cette omniprésence visuelle. Apprendre à décoder, interroger et évaluer les images est une compétence essentielle pour naviguer dans un monde saturé de contenus visuels, d’autant plus aujourd’hui avec l’apparition massive d’images générées ou modifiées par intelligence artificielle.

I. Apprendre à lire les images : comprendre leur langage et leurs codes

•Introduction aux fondements de la lecture d’images : pourquoi faut-il un regard formé ?

•Décryptage du langage visuel : formes, couleurs, cadrages, symboles, composition…

•Initiation à la sémiologie de l’image : comment une image produit-elle du sens ?

•Exploration des codes visuels spécifiques aux médias : publicité, journalisme, réseaux sociaux.

Ateliers pratiques : analyse collective d’images, identification des codes récurrents.

II. Identifier les biais et les manipulations visuelles

•Atelier d’analyse d’images pour entraîner l’œil critique.

•Mise en lumière des biais de cadrage et de sélection : ce que l’image montre… et ce qu’elle omet.

•Introduction aux retouches numériques : effets, intentions et limites.

•Étude des images sorties de leur contexte : comment une image vraie peut devenir trompeuse.

Initiation à la détection d’images générées par IA : comprendre les signes distinctifs, les limites de perception humaine et les enjeux de vérification.

Études de cas : déconstruction d’images manipulées ou générées par IA, discussion sur les procédés et leur impact.

III. Vérifier, contextualiser et déconstruire les stéréotypes

•Méthodologie de vérification des sources : comment retracer l’origine et l’authenticité d’une image.

•Présentation d’outils et plateformes de fact-checking : apprendre à croiser les informations.

•Réflexion sur les stéréotypes visuels : genres, cultures, âges, classes sociales… quelles images renforcent quels clichés ?

•Exploration de l’usage de l’IA dans la création d’images stéréotypées ou biaisées : comment les modèles d’IA reproduisent ou amplifient les représentations sociales dominantes.

Ateliers pratiques : recherche d’information, mise en contexte d’images, évaluation de leur crédibilité.

À l’issue de cette formation, vous saurez mieux comprendre les images qui vous entoureront, en étant capables d’en repérer les codes, d’en questionner les intentions et d’éviter certains pièges.

Reconnaître les manipulations et vérifier l’origine des images vous aidera à rester attentifs aux stéréotypes qu’elles peuvent véhiculer.

Avec les outils numériques et l’intelligence artificielle, qui prendront une place croissante, il deviendra encore plus facile de produire des images trompeuses. Garder un regard critique sera donc plus important que jamais.

En développant cette vigilance, vous éviterez de vous laisser influencer trop facilement, saurez poser les bonnes questions, et exercer votre esprit critique pour faire face aux fausses informations et comprendre le monde en images.

Laurent Neyssensas, formé à la photographie, a exploré et pratiqué des genres aussi variés que la photographie scientifique (Université Paris VI), l’archéologie (Inrap), ou encore la prise de vue publicitaire. Sa curiosité pour la technologie l’a ensuite amené à se spécialiser dans les Technologies de l’Information et de la Communication, où il a abordé différentes spécialités, de la photographie et la retouche numérique à la programmation informatique, avant de se consacrer à l’enseignement. Parallèlement à son activité professionnelle, il développe une pratique artistique centrée sur la photographie plasticienne et, plus largement, sur des installations autour de l’image.

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033210 L’Union européenne : quelles institutions pour quelle action ?

  • Dates des cours : 2oct-9oct-16oct-6nov-13nov-20nov
  • Heure de début du cours : 13:30
  • Heure de fin du cours : 15:30
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Samuel SANCHEZ


Samuel SANCHEZ

L’Union européenne est présente dans le quotidien des habitants au sein des États membres. Cependant, demeure encore une sorte de mystère autour des institutions et de leurs compétences respectives. Quelle différence entre Conseil de l’UE et le Conseil européen ? Qui fait véritablement la « loi » pour l’UE ? La Commission européenne détient-elle un large pouvoir ?
Ce cours vise à éclaircir l’organisation institutionnelle de l’UE pour mieux présenter les champs d’action et les limites propres à l’existence de cette union d’États.

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033215 Comprendre l’action des pouvoirs publics et ses limites face aux défis économiques contemporains

  • Dates des cours : 22janv-29janv-5févr-12févr-5mars-12mars
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Léonard DELMAIRE


Léonard DELMAIRE

Ce cours s’adresse à des débutants souhaitant découvrir les fondements et les limites de l’action des pouvoirs publics face aux multiples défis économiques du XXIe siècle.

  • La régulation de l’économie par les pouvoirs publics et les bases de la macro-économie : les fondements de l’intervention des pouvoirs publics, l’évolution du rôle économique et social de l’Etat (de l’Etat « Gendarme » à l’Etat « Providence »), les fonctions économiques de l’Etat (allocation des ressources, redistribution et stabilisation de l’activité économique), les différents types de politiques économiques (structurelle ou conjoncturelle, budgétaire ou monétaire, de relance ou de rigueur), les grands déséquilibres macro-économiques.
  • Les défis de la croissance économique : le progrès technique et le phénomène de destruction créatrice, le progrès technique comme facteur de polarisation des emplois et la hausse des inégalités de revenus, les limites écologiques de la croissance (pollution et épuisement des ressources naturelles), les débats sur la possibilité d’un développement durable (soutenabilité faible Vs soutenabilité forte) et sur le rôle du progrès technique comme solution aux limites écologiques, l’action des pouvoirs publics en faveur de l’environnement et ses limites (limites de la réglementation, de la taxation, des marchés de quotas d’émission, dysfonctionnements de l’action publique à l’échelle nationale et internationale).
  • Les mutations du travail et de l’emploi : les mutations de l’emploi (salarisation, tertiarisation, hausse des qualifications, féminisation), chômage de masse et précarité de l’emploi, la segmentation du marché du travail, l’évolution des organisations du travail (taylorisme, fordisme, toyotisme, organisation apprenante…) et leurs effets sur les conditions de travail, les effets du numérique et de l’IA sur le travail et l’emploi (en particulier l’ubérisation de l’économie et les effets sur les qualifications et les revenus des salariés).
  • Les politiques de lutte contre le chômage : la difficile et imparfaite mesure du chômage, le halo du chômage et le sous-emploi, les analyses théoriques des causes du chômage (problèmes d’appariement, asymétries d’information et salaire d’efficience, effets négatifs des institutions, faiblesse de la demande effective), les politiques de l’emploi (politiques de relance, d’allègement du coût du travail, de flexibilisation du marché du travail, de formation et d’accompagnement des chômeurs) et leurs limites.
  • La gestion des risques sociaux et l’action des pouvoirs publics en faveur de la justice sociale : la notion de risque, les différents types de risques sociaux, la gestion individuelle et collective des risques, le rôle des pouvoirs publics dans la gestion collective des risques sociaux et en faveur de la justice sociale (types de fiscalité, protection sociale et prestations sociales d’assurance ou d’assistance, services collectifs, lutte contre les discriminations), les limites de l’intervention des pouvoirs publics en matière de justice sociale (contrainte de financement, débats sur l’efficacité de la redistribution, le recul du consentement à l’impôt et les désincitations).
  • Les enjeux actuels de la mondialisation : la compétitivité des firmes et des pays, l’internationalisation de la production et les choix stratégiques effectués par les firmes transnationales, les effets contrastés du commerce international et de l’internationalisation de la production, une brève histoire de l’essor du libre-échange, les avantages et les inconvénients du libre-échange, les justifications et limites du protectionnisme.

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033218 Marché, croissance, finance, mondialisation… Une introduction aux fondements de l’économie

  • Dates des cours : 2oct-9oct-16oct-6nov-13nov-4déc
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Léonard DELMAIRE


Léonard DELMAIRE

Ce cours s’adresse à des débutants souhaitant s’initier aux notions et aux mécanismes fondamentaux de l’économie.
Programme :

  • Les bases de la micro-économie : les multiples définitions du marché, l’essor de l’économie de marché, le modèle de concurrence pure et parfaite, le fonctionnement des marchés (comportements de l’offre et de la demande), les déterminants de l’offre (calculs des différents coûts, du chiffre d’affaires, de la valeur ajoutée, du bénéfice) et de la demande (choix de consommation en fonction de l’évolution des prix et des revenus), les chocs économiques (d’offre et de demande, positifs/négatifs).
  • Les atteintes à la concurrence et les défaillances des marchés : les marchés imparfaitement concurrentiels (monopoles/oligopoles, barrières à l’entrée, ententes, abus de position dominante…), la politique de la concurrence et ses limites, les principales défaillances des marchés (asymétries d’information, externalités et biens collectifs), l’intervention des pouvoirs publics pour pallier les défaillances de marché (réglementation, taxation, marché des droits à polluer, production de services collectifs).
  • Le processus de croissance économique : une brève histoire de la croissance économique (un phénomène récent, irrégulier et inégalement réparti dans le monde), la mesure de la croissance et les limites du PIB comme indicateur de richesses et de développement, les sources de la croissance (rôle des facteurs de production, du progrès technique, de l’intervention des pouvoirs publics).
  • Le financement de l’économie et la création monétaire : les fonctions et les formes de la monnaie, les différents types de financement des investissements des entreprises (autofinancement, financement par emprunt, financement sur les marchés financiers), le marché des capitaux (marchés monétaire et financier), le processus de création monétaire par les banques commerciales et le rôle des banques centrales.
  • Les crises financières : la formation et l’éclatement d’une bulle spéculative, les comportements mimétiques et les prophéties auto-réalisatrices, les paniques bancaires et faillites bancaires en chaîne, les canaux de transmission de la crise financière à l’économie réelle (contraction du crédit, effet de richesse négatif, ventes forcées et déflation par la dette), les conséquences d’une crise sur l’activité économique et l’épargne des ménages, comprendre la crise de 1929 et la Grande Dépression des années 1930, comprendre la crise des « subprimes » de 2008 et la récession des années 2010.
  • Comprendre la mondialisation : une brève histoire du commerce international, les différentes dimensions de la mondialisation (internationalisation du commerce, de la production, des flux financiers, des cultures et des institutions politiques), les principales théories économiques sur les avantages du commerce international et de la spécialisation (avantages absolus et comparatifs, dotations factorielles et technologiques, rôle de la demande représentative, différenciation des produits), les déterminants pratiques et politiques de l’essor du commerce international, l’évolution de la géographie des échanges internationaux et de la division internationale du travail.

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033275 Modernisation du système éducatif et transformation sociale (1945-1995)

  • Dates des cours : 5mars-12mars-19mars-26mars-2avr-9avr
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jérôme KROP


Jérôme KROP

Ce cours ne nécessite pas de pré-requis si ce n’est un intérêt pour l’histoire et les questions d’éducation. En étudiant la modernisation de l’école, que ce soit à travers l’essor de l’école maternelle dans les années 1960-1970, la création du collège unique ou la massification de l’accès au lycée à partir du milieu des années 1980, ce cours permettra de s’interroger sur la relation entre les politiques éducatives et les profondes transformations sociales et culturelles que la société française a connues depuis la fin de Seconde Guerre mondiale.

 

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033400 Rhétoriques et propagandes

  • Dates des cours : 16oct-6nov-13nov-20nov-27nov-4déc-11déc-18déc
  • Heure de début du cours : 16:30
  • Heure de fin du cours : 18:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Pierre BENOIT


Jean-Pierre BENOIT

Ce cours propose de mieux comprendre et de reconnaître les diverses formes de manipulations verbales — commerciales et politiques — pour mieux s’en prémunir. Il vise également à guider les participants dans un paysage d’informations de plus en plus vaste, sur papier, à l’écran ou en ligne.

Le parcours s’ouvre sur un survol chronologique des grandes étapes qui ont façonné l’art de persuader en Occident. On y découvre les fondations gréco-romaines : les sophistes, les philosophes comme Platon et Aristote, les orateurs et les rhéteurs, jusqu’à la transmission de la rhétorique dans les propagandes religieuses et politiques explicites du XIXe siècle.

Le XXe siècle, qualifié de « siècle de la propagande », est abordé à travers des exemples marquants : le « bourrage de crâne » de la Grande Guerre, les propagandes des régimes totalitaires, notamment en Allemagne nazie (la Lingua Tertii Imperii de Klemperer puis en RDA). On s’intéresse aux spécificités, aux effets et aux traces laissées par ces pratiques.

Le cours explore ensuite les techniques de relations publiques, de publicité et de communication dans les sociétés où l’on croit pouvoir choisir librement ses dirigeants et ses achats, ainsi que le rôle des praticiens, théoriciens et agences. Sont également abordées les propagandes noires, grises et blanches qui accompagnent guerres chaudes, froides, tièdes ou hybrides. Enfin, il s’agira de comprendre la montée du complotisme à l’Ouest, les stratégies de « zombification » à l’Est, et l’omniprésence des imaginaires dystopiques.

Ce parcours mobilise des disciplines variées : philologie, philosophie (Aristote, Cicéron, Schopenhauer, École de Francfort…), histoire, sciences politiques et sciences de l’information et de la communication.

Les séances sont conçues pour offrir un socle commun avant d’aller plus loin selon les centres d’intérêt de chacun ; des notes seront communiquées après les séances pour accompagner ces approfondissements. Aucun prérequis n’est nécessaire.

Jean-Pierre Benoît est agrégé de lettres classiques, docteur, maître de conférences à l’université de Rennes et titulaire d’une habilitation à diriger des recherches, il est enseignant-chercheur émérite à Nantes Université.

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033405 Argumentation et manipulations verbales contemporaines

  • Dates des cours : 15janv-22janv-29janv-5févr-12févr-5mars-12mars-26mars
  • Heure de début du cours : 16:30
  • Heure de fin du cours : 18:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jean-Pierre BENOIT


Le 26 mars remplace le 8 janvier (information du 12 janvier 2026)

Jean-Pierre BENOIT

Parcours synthétique analysant des procédés contemporains :

  • L’argumentation, un retour de la rhétorique et de la sophistique ?
  • Argumenter directement ou non : ironies, modalisations …
  • Argumenter par le récit : du story telling aux narratifs
  • Choisir ses mots : langue de bois et LQR
  • Manipulations langagières et figures associées
  • Ciseler des « petites phrases », éléments de logométrie politique
  • Déformer la perception des échanges : spin et « art d’avoir toujours raison » : Shopenhauer et ses actualisations
  • Tromper le public : fakes news, « postvérité », bullshit et deepfakes éventuellement produits par intelligence artificielle, et individualisés en bulles informatives par algorithmes et big data …
  • Des ressources pour une auto-défense intellectuelle

Disciplines : philologie (linguistique et littérature), philosophie, histoire, sciences politiques, info-com.

Modalités : les séances préparent la lecture des notes, communiquées ensuite, pour permettre d’être pleinement disponible avant d’approfondir ce qu’on souhaite. Pas de prérequis.

NB : ce cours est lié à celui du semestre 1 , « rhétoriques et propagandes », plus chronologique. Ils bouclent et leurs objectifs sont communs, aider à identifier les manipulations commerciales et surtout politiques pour mieux y résister et orienter dans des ressources sur papier, audiovisuel et internet.
On peut les suivre en un an ou deux, dans l’ordre que l’on préfère mais ce qui aura été défini au premier semestre ne pourra l’être à nouveau au second semestre …

Labellisable 50 ans de l’UP : regarde les 50 dernières années et envisage la suite

Jean-Pierre Benoît est agrégé de lettres classiques, docteur, maître de conférences à l’université de Rennes et titulaire d’une habilitation à diriger des recherches, il est enseignant-chercheur émérite à Nantes Université.

 

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033410 Criminologie : étude du phénomène criminel

  • Dates des cours : 2oct-9oct-16oct-6nov-13nov-20nov-4déc-11déc-18déc-15janv-22janv-29janv
  • Heure de début du cours : 10:15
  • Heure de fin du cours : 12:15
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Anne-Lise BESSE


Anne-Lise BESSE

Qu’est-ce qu’un criminel ? Qu’est-ce qu’un crime ? Comment le prévenir ? De quoi sommes-nous responsables ? La criminologie tente de répondre à ces questions en étudiant le crime et le criminel à travers de nombreuses disciplines, telles que la sociologie, la psychologie, la biologie, le droit ou la philosophie. Il ne s’agit alors plus de juger le crime, mais de le comprendre. Pour cela, nous nous intéresserons notamment aux déterminismes bio-psycho-sociaux pouvant conduire au passage à l’acte. Des sujets comme le trafic et l’usage de stupéfiants, la prostitution ou encore la pédocriminalité seront étudiés, afin de se départir des croyances qui les entourent.

Programme :

  • Criminologie : comprendre le phénomène criminel. Présentation de cet objet d’étude à travers les différentes disciplines qui le composent (droit pénal, histoire, psychologie, psychiatrie, biologie, sociologie, médecine légale, balistique, victimologie) et les questions qui guident cette étude : Qui ? Comment ? Pourquoi le crime ?
  • Déterminisme, libre arbitre et responsabilité. Question centrale en criminologie : sommes-nous libres d’agir et donc responsables de nos actes ? Ou sommes-nous déterminés à agir ? Et dans ce cas, comment appréhender la question de la responsabilité pénale ?
  • Les statistiques criminelles. Que nous apprennent réellement les statistiques criminelles ?
  • Les tentatives de typologie du délinquant. Qu’est-ce qu’un « délinquant » ?
  • Les déterminismes biologiques, psychologiques et sociologiques. Étude des différents déterminismes biologiques, psychologiques et sociologiques.
  • Victimologie : comprendre la victime. Étude de la manière dont la victime est perçue et imaginée par la société, de son lien avec le délinquant. Analyse des pathologies (état de stress post-traumatique, amnésie traumatique). La question des victimes mineures.
  • Introduction au droit pénal. Pour comprendre ce qu’est le crime et son traitement, il faut comprendre le droit pénal.
  • La question des stupéfiants. Encadrement, répression et compréhension du trafic et de l’usage de stupéfiants. Exercice : discussion autour d’une étude de cas.
  • La question de la pédocriminalité. Encadrement, répression et compréhension de la pédocriminalité. Exercice : discussion autour d’une étude de cas.
  • La prison, à quoi ça sert ? Présentation du système carcéral français. Étude des différentes fonctions de la prison (répression, prévention) et discussion autour de la pertinence de cet outil.

 

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042101 Les médicaments de l’antiquité à nos jours

  • Dates des cours : 27nov-4déc-11déc
  • Heure de début du cours : 10:15
  • Heure de fin du cours : 12:15
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Jacques LEBRETON


Jacques LEBRETON

Aucune connaissance scientifique particulière n’est requise pour ce cours.

Depuis la nuit des temps, les hommes ont cherché à soigner de façon empirique leurs maladies. L’histoire du médicament débute bien avant l’apparition de l’écriture. L’automédication chez les animaux suggère que l’usage des plantes médicinales précède l’intervention humaine. Avec le Néolithique, les sociétés sédentaires développent des pratiques médicales empiriques, liées à l’observation de la nature.
Les premières traces écrites de médicaments apparaissent sur les tablettes sumériennes en Mésopotamie, décrivant des remèdes à base de plantes et de minéraux. Dans l’Égypte ancienne, le Papyrus d’Ebers, datant d’environ 1550 av. J.-C., est un des plus anciens traités médicaux connus, recensant des centaines de recettes et de plantes médicinales. À cette époque, le traitement de la maladie est fortement influencé par un contexte magico-mystique, associant soins physiques, incantations et formules magiques.

Durant l’Antiquité gréco-romaine, des figures majeures marquent un tournant. Hippocrate, considéré comme le père de la médecine, propose une approche « rationnelle » basée sur la théorie des humeurs, qui dominera la médecine occidentale pendant des siècles. Dioscoride, médecin grec du Ier siècle, rédige De Materia Medica, un ouvrage de référence sur les plantes médicinales utilisé jusqu’à la Renaissance. Mithridate, célèbre pour avoir expérimenté des antidotes contre les poisons, donnant naissance au concept de mithridatisation et à la célèbre thériaque, un remède universel très complexe, composé censé guérir toutes les maladies.
Au Moyen Âge, les savoirs médicinaux se perpétuent grâce aux érudits arabes comme Avicenne, dont Le Canon de la médecine intègre et enrichit les connaissances antiques. À la Renaissance, des figures comme Paracelse remettent en cause la théorie des humeurs et posent les bases de la pharmacologie moderne, en affirmant que  » Tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison « .
Ce n’est qu’à partir du XIXe siècle, avec l’industrialisation du médicament, que la production devient standardisée, marquant le début de la pharmacie moderne et du médicament tel que nous le connaissons aujourd’hui.

 

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