011105 Visages d’Aragon

  • Dates des cours : 7oct-4nov-18nov-2déc-16déc-6janv-20janv-3févr-17févr-17mars-31mars-14avr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Yves FRAVALO


Yves FRAVALO

Lire Aragon aujourd’hui, c’est se mettre à l’écoute d’une voix qui s’est tue il y a près d’un demi-sècle : mort en 1982, le romancier-poète avait fait paraître sa dernière œuvre majeure (Théâtre/Roman) en 1974.

De l’immense écrivain qu’il a été, nous ne pourrons tenter de saisir que quelques images en procédant à une étude qui aura pour cœur la lecture attentive d’Aurélien, précédée d’une présentation plus sommaire du Paysan de Paris : deux récits qui, au sein de l’œuvre tout entière, ont fait l’objet de la prédilection de l’auteur et d’une majorité de lecteurs. D’un côté, l’errance dans le Paris des passages, de la surprise et des secrets, puis la plongée dans la magie d’un jardin nocturne (celui des Buttes-Chaumont) où le plus sombre du vertige se trouve conjuré par celle que le poète désigne comme la « faneuse de lumière » ; de l’autre, l’errance dans le décor « de Césarée » où une grise et fuyante Bérénice fait lever des rêves et des espoirs sans lendemain. Aurélien, le roman écrit dans les années quarante, ramène au seuil des années vingt, en ces jours où le revenant des tranchées peinait à croire en un « retour de l’aube » ; tandis que l’étincelant poème en prose, portant au plus haut le flambeau surréaliste – sens de la merveille et célébration du désir -, manifestait, près de vingt ans plus tôt (1926), dans l’explosion d’un mouvement naissant, la foi retrouvée en l’avenir. Temps et « envers du temps » : où le mirage et où la vérité de la vie ?

Images – de soi-même, de l’amour, de la vie – brouillées plus radicalement encore, on le verra rapidement à la clôture du cours, vingt ans après Aurélien, par le travail dont relève l’ultime trilogie romanesque (La Mise à mort, 1965, Blanche ou l’Oubli, 1967, et Théâtre/Roman). A travers des formes d’écriture inédites, le créateur inusable que demeure Aragon revient sur son passé et travaille à façonner autrement la fable de sa vie ; « une fois encore, une dernière fois », selon les mots de Philippe Forest, l’enchanteur vieillissant « remet tout en jeu et recommence ».

Durant la lecture de ces textes, il y aura, comme en contrepoint, un retour assez fréquent aux recueils qui ont fait la légende d’Aragon : occasion, toujours, de réveiller les sortilèges dont restent chargés des mots touchés un jour par un écrivain magicien.

Il serait bon de lire et d’avoir en mains Le Paysan de Paris et Aurélien, textes accessibles dans la collection Folio.

Yves Fravalo, professeur pendant 30 ans, a exercé dans les classes préparatoires littéraires du Lycée Guist’hau de Nantes, il assure actuellement des cours à l’Université permanente.

012020 Dans le pas de Montaigne

  • Dates des cours : 2oct-16oct-13nov-27nov-11déc-8janv-22janv-5févr-19févr-19mars-2avr-16avr
  • Heure de début du cours : 10:00
  • Heure de fin du cours : 12:00
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Marie-France BOUVRE


Marie-France BOUVRE

Plaisir de penser, la philosophie est aussi le travail de la pensée.
Plaisir qui se gagne, travail qu’on ne saurait éluder. Il faut apprendre à philosopher.
L’aide des grands maîtres est à cet égard irremplaçable car c’est grâce à elle qu’on y parvient le mieux.
Dans le cadre de cette initiation, ce sera avec Montaigne que nous apprendrons à philosopher : son œuvre est en effet un exemple parfait de cette inlassable quête de sens, de savoir et de sagesse que l’on dit être l’essence de la philosophie. Être « dans le pas de Montaigne », c’est s’efforcer de suivre « une allure si vagabonde que celle de notre esprit ».
Hormis le projet de se dire tout entier et sans réserve, le philosophe semble en effet n’imprimer aucune direction précise au cours de ses pensées. Il nous les livre, telles qu’elles se présentent, et sous leurs formes les plus « diverses et ondoyantes » : incertitudes et étonnements, sentiments et humeurs, gai scepticisme ou méditation mélancolique.
Chemin faisant, et bien qu’à « sauts et gambades », nous dégagerons au fil des Essais trois axes essentiels pour en saisir le propos : la vision de l’homme et du monde, marquée par l’inconstance de l’être ; la question du savoir et du vrai, oblitérée par l’incertitude et le doute ; et enfin la sagesse, dont l’éthique est à la portée de nos faiblesses.

Marie-France BOUVRE est professeure des universités et intervenante à l’UP depuis de nombreuses années.

031202 Transformations urbaines – la fabrique d’une ville – l’exemple de Nantes – XVIIIe-XXe siècle

  • Dates des cours : 9janv-16janv-23janv-30janv-6févr-13févr-6mars-13mars-20mars-27mars-3avr-10avr
  • Heure de début du cours : 13:45
  • Heure de fin du cours : 15:45
  • Jour du cours : Vendredi
  • Intervenant : Gilles BIENVENU


Gilles BIENVENU

La ville contemporaine résulte d’une longue suite de transformations d’initiative privée ou d’initiative publique. Au cours des siècles, sous le regard de l’État, les autorités municipales ont travaillé à se doter des outils nécessaires à une maîtrise de ces transformations, des « embellissements » du XVIIIe siècle à l’urbanisme du XXe siècle, mettant en œuvre des procédures de contrôle et de planification et constituant des services dédiés.
Le cours propose d’explorer ces processus sur trois siècles, en inscrivant le cas de la ville de Nantes dans un contexte national. Il s’attache aux rapports entre autorités locales et centrales, intérêts privés et publics, ainsi qu’aux divers statuts des personnels techniques impliqués, architectes, ingénieurs, géomètres, urbanistes, et à la hiérarchie des rôles et métiers au cours du temps.

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